du 21 novembre 2017
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Le département américain de la Justice (DoJ) a déposé une plainte cette nuit afin de bloquer le rapprochement entre l'opérateur AT&T et le groupe de médias Time Warner. Une opération à 108 milliards de dollars que le régulateur ne voit pas d'un très bon œil, parce qu'elle provoquerait la formation d'un acteur bien trop gros à l'échelle actuelle du marché.

« AT&T/DirecTV voudrait gêner ses rivaux en les forçant à payer plusieurs centaines de millions de dollars supplémentaires par an pour qu'ils accèdent au réseau de Time Warner, et utiliserait son pouvoir accru pour ralentir la transition de l'industrie vers de nouveaux modèles de distribution apportant davantage de choix aux consommateurs. La fusion ainsi proposée apporterait des offres moins innovantes et des factures plus élevées pour les familles américaines », estime ainsi le régulateur.  

En octobre dernier, Trump lui-même s'était dressé contre cette fusion, estimant qu'elle formerait « une concentration trop importante de pouvoirs dans les mains de trop peu de personnes ».

La justice américaine bloque la fusion entre AT&T et Time Warner
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À découvrir dans #LeBrief
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Le studio américain derrière Fortnite a lancé ses promotions qui dureront jusqu'au 13 juin. Pour cette occasion, il propose jusqu'à 75 % de remise et un jeu offert chaque semaine.

De son côté, Steam se prépare aussi à lancer « ses soldes ». Selon le généralement bien informé Steam Database, elles commenceraient le 25 juin à 19h.

Pour rappel, et n'en déplaise à Epic et Valve, les soldes sont des périodes réglementés en France. Elles sont au nombre de deux et les prochaines débuteront le mercredi 26 juin à partir de 8h, aussi bien dans les boutiques physiques qu'en ligne.

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Jamais à court d'idées lorsqu'il s'agit d'ajouter des réclames sur ses services, le géant du Net propose deux nouveaux outils à ses partenaires.

Le premier, Discovery ads, permet de mettre de la publicité sur le flux d'accueil de YouTube sans avoir besoin d'une vidéo, une image suffit pour la mettre en avant sur la page d'accueil de la plateforme de streaming. Elle peut aussi prendre place dans Gmail et Discover, le flux d'actualité sur mobile.

Les Bumpers ads sont des vidéos publicitaires de six secondes, avant la lecture du contenu et impossibles à passer. Alors que les réclames sont généralement plus longues, Google propose sa Bumper Machine pour les réduire à six secondes seulement.

Elle utilise le machine learning pour identifier les passages les plus intéressants à mettre en avant. Bien sûr, vous avez la possibilité d'apporter de petites modifications au rendu final si vous le souhaitez.

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La CNIL a dévoilé le jeu de données relatif aux notifications de violations de données.

Sur Data.gouv.fr, le fichier contient 1 652 entrées. Données d’État civil, pièces d’identité, données d’accès ou d’identification comme des mots de passe, condamnations, mesures de sûreté… le tableau des fuites d'informations personnelles est vertigineux.

Une majorité concerne des actes externes malveillants (piratage, etc.). D'autres sont simplement accidentels. Plus de 200 entrées ont par exemple frappé une population de « plus de 5 000 personnes ». La plupart frappe donc de plus petites structures.

Les origines sont multiples : piratages, rançongiciels et/ou hameçonnage, courriers perdus ou ouverts avant d’être retournés à l’envoyeur, « données de la mauvaise personne affichées sur le portail du client », équipements perdus ou volés, ou documents laissés accessibles dans un endroit non sécurisé.

Signalons aussi quelques cas de « mises au rebut d’appareils numériques contenant des données personnelles sans effacement sécurisé ». Consultez les données Open Data de la CNIL.

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Qwant va migrer sur Microsoft Azure. À l’occasion du salon VivaTech, révèlent nos confrères Les Échos, le moteur européen va confier le travail d’indexation au géant américain. Eric Léandri, fondateur de Qwant, se justifie : « J'ai des millions de nouveaux utilisateurs et la même quantité de serveurs pour traiter les recherches, les transcrire en requêtes informatiques et indexer les pages, la solution pour passer à l'échelle est de confier le travail d'indexation à Microsoft qui connaît déjà ce métier avec son service Bing. »

Ce passage litigieux a toutefois été corrigé par les Echos en fin de matinée : « J'ai des millions de nouveaux utilisateurs et la même quantité de serveurs pour traiter les recherches, les transcrire en requêtes informatiques et indexer les pagesla solution pour passer à l'échelle est de recourir à la puissance des serveurs en ligne Microsoft Azure tout en conservant notre technologie d'indexation souveraine. »

L’idée de s’associer à un acteur français plutôt que Microsoft, est en tout cas repoussée par Léandri : « OVH n'a pas la puissance pour un moteur de recherche ».

Qwant restera maître de son « front » et promet qu’elle continuera « d'indexer par nous-mêmes les pages web les plus sensibles, celles issues des sites internes de nos clients professionnels ». Tout en assurant que son partenaire ne pourra remonter à l’historique des recherches de ses clients.

Le moteur européen utilise de longue date les solutions Microsoft pour aiguiser ses crawlers, en particulier pour la recherche d’images. Redmond est également partenaire pour la partie publicitaire. (notre actualité).

« Je pense que Qwant apportera des précisions pour lever toute ambiguité qui laisserait à penser que cela signifierait un abandon de souveraineté et de son modèle. Le reniement n’étant pas le vocabulaire d’E.Leandri, j’ai confiance. Plus de puissance n’est pas outsourcer » commente à chaud sur Twitter, Éric Bothorel, député LREM et membre de la commission des affaires économiques.

Comme déjà annoncé, Qwant va également s’associer avec la SACEM pour mettre en place une plateforme où chaque créateur pourra déposer ses oeuvres, en prévision de la transposition de la directive sur le droit d’auteur.

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Au salon Vivatech, Emmanuel Macron indique que la France ne s’opposera pas à Huawei. « Notre perspective n’est pas de bloquer Huawei ou toute autre entreprise, c’est de préserver notre sécurité nationale et la souveraineté européenne. Je pense que déclencher maintenant une guerre technologique ou une guerre commerciale vis-à-vis d’un autre pays n’est pas judicieux ».

Alors que Donald Trump a signé le décret plaçant l’équipementier sur liste noire, le gouvernement français soutient toutefois la proposition de loi « visant à préserver les intérêts de la défense et de la sécurité nationale de la France dans le cadre de l'exploitation des réseaux radioélectriques mobiles ».

Si Paris ne veut pas bloquer Huawei, cette future loi va soumettre à autorisation du Premier ministre, les équipements télécoms de nouvelle génération, notamment en cœur de réseau. Il pourra ainsi opposer son véto « dans le but de préserver les intérêts de la défense et de la sécurité nationale » en cas de menace.

Le Premier ministre pourra prendre en considération « les modalités de déploiement et d’exploitation mises en place par l’opérateur et le fait que l’opérateur ou ses prestataires, y compris par sous-traitance, est sous le contrôle ou soumis à des actes d’ingérence d’un État non membre de l’Union européenne ».

Le texte déjà voté à l’Assemblée nationale sera examiné au Sénat le 26 juin.