du 06 décembre 2018
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La France recule sur son projet de taxe pour les géants du Net, circonscrite à la publicité

La France et l’Allemagne ont atteint un compromis dans la nuit de lundi à mardi sur ce projet, rapporte l’AFP. Ce blanc-seing allemand est une étape importante, nos voisins craignant encore récemment des représailles américaines si cette ponction était instituée. La France est sûrement le pays le plus actif en faveur de cette taxe.

Cette nouvelle version prévoit donc une ponction de 3 % sur le chiffre d’affaires européen des géants du Net, comme le proposait initialement la Commission européenne, à un détail près : seuls les revenus publicitaires sont concernés, ciblant donc en priorité Facebook et Google. Cette concession doit convaincre les États-membres encore réticents, comme l’Irlande.

Les deux alliés veulent voir les signatures apposées pour mars 2019, avant la nouvelle mandature, pour une application en 2021… sauf si l’OCDE trouve un accord pour une taxe mondiale.

Selon le Financial Times, cette taxe rétrécie rapporterait « seulement » la moitié des 5 milliards d’euros annuels initialement prévus, au mieux.

Par ailleurs, selon Contexte, la gauche du Parlement (GUE, Socialistes & Démocrates et Verts) travailleraient sur des amendements pour relever la taxe de 3 à 5 %, dans le but de les présenter en plénière le 13 décembre. Nos confrères rappellent que l’avis des parlementaires n’est pas contraignant.

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À découvrir dans #LeBrief
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Elon Musk l'avait annoncée pour lundi prochain, elle est finalement décalée au mardi 18. Le dirigeant de la société promet cette fois « plus que l'ouverture d'un tunnel », avec des « véhicules de transport autonomes modifiés » et des ascenseurs pour relier le tunnel à la surface.

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Damien Collins, le parlementaire en charge de l’enquête sur les « fake news » et l’affaire Cambridge Analytica outre-Manche, a tiré un boulet de canon. Le 5 décembre, il a mis en ligne un document compilant des communications internes à Facebook.

Face au refus de Mark Zuckerberg d’être auditionné, le Parlement a sauté sur une occasion fin novembre, la visite du patron de Six4Three, une société en conflit ouvert avec le réseau social. Une visite à son hôtel a permis de récupérer une masse de documents internes à Facebook versées au procès.

Facebook a immédiatement demandé aux parlementaires de lui restituer ces messages, sans les diffuser, estimant qu’ils sont protégés par une décision de la Cour supérieure de San Mateo, responsable du procès. Une demande ignorée ici.

Damien Collins relève six points principaux :

  • Après le siphonage abusif de données d’amis par des sociétés (en premier lieu Cambridge Analytica), Facebook avait restreint cet accès pour les applications… sauf une liste blanche de partenaires qui aurait encore pu se passer du consentement des internautes concernés, ce qui resterait à confirmer.
  • L’accès aux données des amis aurait été une motivation importante dans la « Platform 3.0 » de Facebook, qui l’aurait valorisé. « L’idée de lier l’accès aux données d’amis à la valeur financière des relations avec les développeurs est une constante de ces documents. »
  • Les échanges de données avec les développeurs auraient aussi été importants dans la « Platform 3.0 » de Facebook.
  • Sur Android, face au tollé causé par l’accès possible aux métadonnées d’appels et de SMS, le réseau social aurait voulu cacher cet accès à la mise à jour de son application.
  • Facebook aurait exploité son réseau privé virtuel (VPN) Onavo pour obtenir des statistiques d’utilisation des mobinautes, sans qu’ils ne le sachent forcément.
  • Facebook aurait refusé l’accès à des données à des applications concurrentes, contribuant à leur échec, selon Damien Collins.

Nous aurons sûrement l’occasion de revenir plus en détail sur ces documents.

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Microsoft a confirmé hier soir l’abandon de son propre moteur EdgeHTML et la bascule vers Chromium, qui faisait l'objet d'une forte rumeur depuis quelques jours.

La prochaine évolution majeure d’Edge fera donc du navigateur de Redmond une nouvelle variante de Chrome. À l’instar cependant d’Opera et Vivaldi, il y a de fortes chances que Microsoft se choisisse une direction bien particulière. La mise à jour pourrait même être « transparente » puisque l’interface et les fonctions peuvent rester théoriquement en l’état.

L’éditeur liste plusieurs conséquences intéressantes. Il participera ainsi de manière active au projet Chromium, ne faisant que confirmer l’implication récente sur la version ARM64. En outre, ce futur Edge – dont la date d’arrivée n’est pas connue – pourra être utilisé sur Windows 7 et 8.1, une version macOS étant même prévue.

Microsoft promet également des mises à jour plus régulières de son navigateur. Ce qui pourrait traduire une vieille promesse finalement jamais accomplie. Edge a du mal à lutter sur ce terrain avec des versions majeures dépendantes des évolutions semestrielles de Windows 10, là où les concurrents publient de nouvelles moutures toutes les six semaines en moyenne. À voir si Microsoft compte se servir de son Windows Store.

La première préversion de ce nouvel Edge sera proposée début 2019. Il est probable que la version finale sortira au printemps.

Notez que nous reviendrons sur cette annonce plus tard dans la journée, car ses conséquences sont multiples.

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Depuis qu'Apple a lancé son application fin septembre, plusieurs applications ont sauté le pas des raccourcis d'iOS 12 (avec Siri). Aujourd'hui, c'est au tour de Deezer de sauter le pas.

Trois instructions sont pour le moment annoncées : « Dis Siri, joue mon Flow », « Dis Siri, joue mes Coups de cœur » et « Dis Siri, joue ma musique en aléatoire ». D'autres commandes seront disponibles au début de l'année 2019.

Les raccourcis Siri sont disponibles de manière globale, sur iOS et watchOS. Ils seront prochainement disponibles sur CarPlay, HomePod et AirPods. Pour en profiter, il faut disposer de la dernière version de l'application (7.0.0 actuellement).

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Kamoulox ! Comment lutter face à l'ogre Fortnite quand on a dans son catalogue l'un des FPS parmi les plus populaires au monde ? Valve pense qu'il faut s'adapter, et c'est ce que la firme de Gabe Newell tente de faire en basculant Counter-Strike : Global Offensive vers un modèle free-to-play.

Désormais, n'importe qui peut jouer gratuitement à CS:GO, qui se dote pour l'occasion d'un mode battle royale baptisé Danger Zone. Les joueurs ayant acheté le jeu auparavant bénéficient quant à eux directement du statut « Prime » qui leur permet d'obtenir des caisses d'armes, des drops d'objets et des souvenirs exclusifs.

De plus, les joueurs Prime ne sont pas mélangés à la « plèbe » lors de la recherche de partie. Ce statut peut être obtenu de deux façons, soit en payant 13,25 euros, soit en atteignant le rang 21 en jeu et en ajoutant un numéro de téléphone à son compte Steam. Le farming peut commencer.