du 05 décembre 2018
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Présentée pour la première fois lors de la conférence Google I/O de 2017, la bibliothèque Flutter est enfin disponible en version 1.0 finale.

Ce qui n’a pas empêché de nombreux éditeurs de l’utiliser dans leurs applications depuis des mois, la bêta (lancée en mars) ayant eu du succès. Groupon, Philips Hue, Tencent, Alibaba et Capital One s’en servent par exemple sur Android et iOS. Et ce, même s’il fallait jusqu’à présent utiliser le langage Dart.

Flutter est pour rappel une bibliothèque permettant de développer des interfaces natives rapidement pour des applications Android et iOS. Elle permet donc de gagner du temps en évitant aux développeurs d’avoir à appendre les spécificités de chaque SDK.

Le projet est par définition un concurrent direct de React Native de Facebook, mais qui lui utilise du JavaScript. Le code pour Flutter est natif (compilé pour ARM) et se veut donc plus performant, en plus d’un moteur d’affichage accéléré matériellement pour la 2D. Selon Google, les développeurs ont également une maitrise complète de l’affichage.

Maintenant que la version 1.0 est là, Google lui ajoute en outre des facilités. Il fallait jusqu’à présent initier les projets Flutter depuis une page blanche. La fonction Add to App permet au contraire d’ajouter progressivement du code Flutter dans des projets existants, pour moderniser l’interface petit à petit. Platform Views fait l’inverse, autorisant l’intégration de contrôles Android/iOS dans un code purement Flutter.

La bibliothèque d'interface Flutter 1.0 de Google disponible en version finale
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À découvrir dans #LeBrief
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Damien Collins, le parlementaire en charge de l’enquête sur les « fake news » et l’affaire Cambridge Analytica outre-Manche, a tiré un boulet de canon. Le 5 décembre, il a mis en ligne un document compilant des communications internes à Facebook.

Face au refus de Mark Zuckerberg d’être auditionné, le Parlement a sauté sur une occasion fin novembre, la visite du patron de Six4Three, une société en conflit ouvert avec le réseau social. Une visite à son hôtel a permis de récupérer une masse de documents internes à Facebook versées au procès.

Facebook a immédiatement demandé aux parlementaires de lui restituer ces messages, sans les diffuser, estimant qu’ils sont protégés par une décision de la Cour supérieure de San Mateo, responsable du procès. Une demande ignorée ici.

Damien Collins relève six points principaux :

  • Après le siphonage abusif de données d’amis par des sociétés (en premier lieu Cambridge Analytica), Facebook avait restreint cet accès pour les applications… sauf une liste blanche de partenaires qui aurait encore pu se passer du consentement des internautes concernés, ce qui resterait à confirmer.
  • L’accès aux données des amis aurait été une motivation importante dans la « Platform 3.0 » de Facebook, qui l’aurait valorisé. « L’idée de lier l’accès aux données d’amis à la valeur financière des relations avec les développeurs est une constante de ces documents. »
  • Les échanges de données avec les développeurs auraient aussi été importants dans la « Platform 3.0 » de Facebook.
  • Sur Android, face au tollé causé par l’accès possible aux métadonnées d’appels et de SMS, le réseau social aurait voulu cacher cet accès à la mise à jour de son application.
  • Facebook aurait exploité son réseau privé virtuel (VPN) Onavo pour obtenir des statistiques d’utilisation des mobinautes, sans qu’ils ne le sachent forcément.
  • Facebook aurait refusé l’accès à des données à des applications concurrentes, contribuant à leur échec, selon Damien Collins.

Nous aurons sûrement l’occasion de revenir plus en détail sur ces documents.

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Le but est toujours le même : vous proposer un tour d'horizon des actualités les plus importantes de la journée en fonction de vos centres d'intérêt.

Le géant du Net explique avoir travaillé avec The Associated Press, Hollywood Reporter, Universo Online et South China Morning Post (entre autres) pour adapter l'intelligence artificielle de Google Actualités au service de son assistant vocal.

La présentation commence par un résumé sur des sujets qui vous tiennent à cœur, puis continue avec un plus long format. Vous pouvez évidemment contrôler le déroulé des informations à la voix (suivant, précédent, stop).

Google précise avoir développé un format ouvert afin de laisser d'autres organismes proposer leurs actualités. Pour le moment, les actualités audio ne sont disponibles qu'en anglais et aux États-Unis.

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Apple vient de publier une nouvelle version de test de la prochaine évolution de son navigateur qui apporte quelques améliorations.

Parmi elles, le support préliminaire de l'API Web Authentication (WebAuthn). Mais seuls les appareils compatibles avec CTAPv2, comme les clés de sécurité FIDO2, sont supportées pour le moment.

Pour rappel, WebAuthn permet une connexion à plusieurs facteurs ou sans mot de passe à travers divers dispositifs de sécurité : clé USB, appareil biométrique, etc. Il est notamment utilisé pour la connexion aux comptes Microsoft sur Edge depuis deux semaines.

Apple ne précise pas s'il compte utiliser plus largement ce standard ou même FIDO2 au sein de ses appareils. On pense par exemple à FaceID/TouchID dans un environnement web ou des mécaniques de connexion simplifiées à macOS.

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Microsoft a confirmé hier soir l’abandon de son propre moteur EdgeHTML et la bascule vers Chromium, qui faisait l'objet d'une forte rumeur depuis quelques jours.

La prochaine évolution majeure d’Edge fera donc du navigateur de Redmond une nouvelle variante de Chrome. À l’instar cependant d’Opera et Vivaldi, il y a de fortes chances que Microsoft se choisisse une direction bien particulière. La mise à jour pourrait même être « transparente » puisque l’interface et les fonctions peuvent rester théoriquement en l’état.

L’éditeur liste plusieurs conséquences intéressantes. Il participera ainsi de manière active au projet Chromium, ne faisant que confirmer l’implication récente sur la version ARM64. En outre, ce futur Edge – dont la date d’arrivée n’est pas connue – pourra être utilisé sur Windows 7 et 8.1, une version macOS étant même prévue.

Microsoft promet également des mises à jour plus régulières de son navigateur. Ce qui pourrait traduire une vieille promesse finalement jamais accomplie. Edge a du mal à lutter sur ce terrain avec des versions majeures dépendantes des évolutions semestrielles de Windows 10, là où les concurrents publient de nouvelles moutures toutes les six semaines en moyenne. À voir si Microsoft compte se servir de son Windows Store.

La première préversion de ce nouvel Edge sera proposée début 2019. Il est probable que la version finale sortira au printemps.

Notez que nous reviendrons sur cette annonce plus tard dans la journée, car ses conséquences sont multiples.

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Kamoulox ! Comment lutter face à l'ogre Fortnite quand on a dans son catalogue l'un des FPS parmi les plus populaires au monde ? Valve pense qu'il faut s'adapter, et c'est ce que la firme de Gabe Newell tente de faire en basculant Counter-Strike : Global Offensive vers un modèle free-to-play.

Désormais, n'importe qui peut jouer gratuitement à CS:GO, qui se dote pour l'occasion d'un mode battle royale baptisé Danger Zone. Les joueurs ayant acheté le jeu auparavant bénéficient quant à eux directement du statut « Prime » qui leur permet d'obtenir des caisses d'armes, des drops d'objets et des souvenirs exclusifs.

De plus, les joueurs Prime ne sont pas mélangés à la « plèbe » lors de la recherche de partie. Ce statut peut être obtenu de deux façons, soit en payant 13,25 euros, soit en atteignant le rang 21 en jeu et en ajoutant un numéro de téléphone à son compte Steam. Le farming peut commencer.