du 07 mai 2018
Date

Choisir une autre édition

L'université d'Idaho a perdu… un gramme de plutonium de qualité militaire

Suite à une inspection début février, l'Autorité de sûreté nucléaire américaine donne une amende de 8 500 dollars à l'établissement pour avoir « échoué à maintenir le contrôle et la surveillance d'un gramme de matière radioactive ». La Nuclear Regulatory Commission (NRC) reproche également de ne pas avoir fourni « de renseignements exacts et complets sur ses inventaires », sans amende puisque des actions correctives ont été entreprises.

Selon Associated Press, s'appuyant sur les déclarations d'un responsable de l'établissement, « la faute incomberait à des documents partiellement remplis datant d'il y a 15 ans alors que l'école tentait de se débarrasser du plutonium ».

« Malheureusement, en raison de l'absence de documents historiques suffisants pour démontrer la filière d'élimination utilisée en 2003, la source en question devait être déclarée manquante » explique le professeur Cornelis Van der Schyf, vice-président de la recherche à l'université.

Des recherches ont évidemment été effectuées, aussi bien dans les archives que sur le campus, mais sans succès : le gramme de plutonium ou le document attestant de son départ de l'université n'a pas été trouvé. Dans tous les cas, « la source radioactive en question ne pose aucun problème de santé direct ou de risque pour la sécurité publique » affirme-t-il ensuite.

Si un gramme n'est pas suffisant pour construire une arme atomique, il peut néanmoins servir à la réalisation d'une « bombe sale ».

chargement Chargement des commentaires...

À découvrir dans #LeBrief
Copié dans le presse-papier !

Dans un communiqué, Giovanni Buttarelli tente de mettre les points sur les « i » concernant le projet de règlement ePrivacy, censé combler les lacunes du Règlement général sur la protection des données (RGPD).

Le prémisse : le RGPD, appliqué depuis mai, protège les données des Européens mais ne garantit pas la confidentialité de leurs communications, notamment des métadonnées. Ce sera le rôle d'ePrivacy, d'abord censé arriver en mai dernier avec le RGPD, puis repoussé. Certains l'espèrent encore en novembre.

Surtout, selon Buttarelli, le RGPD ne suffit pas pour modifier le modèle économique dominant, celui de la surveillance.

« Un vaste écosystème s'est développé ces dernières années, financé par la publicité, pour exploiter [les métadonnées de conversations] sans réel consentement » estime le spécialiste. Ces entreprises seraient dans une zone grise qu'il s'agit d'éclaircir.

D'autant que « les fonctions utilisées illégalement par les attaquants [derrière les énormes fuites de données de ces dernières années] étaient souvent fournies pour des usages présumés légaux à des brokers et agrégateurs de données ».

ePrivacy doit aussi éviter que les services de communication (comme les réseaux sociaux) ne puissent esquiver le consentement explicite à l'exploitation des données.

« Si les règles d'ePrivacy ne s'appliquent pas à tous les fournisseurs de communications électroniques, ces fournisseurs peuvent arguer qu'ils n'ont pas besoin de demander la permission des individus pour utiliser leurs informations les plus intimes » écrit Buttarelli.

Il craint d'ailleurs qu'ePrivacy ne soit utilisé pour abaisser le niveau de protection fourni par le RGPD.

Il combat aussi l'argument selon lequel le règlement renforcerait la position dominante des géants de la publicité (comprendre Facebook et Google), fondée sur les données personnelles. Pour le contrôleur, un consentement ciblé pour chaque utilisation de données est nécessaire, ce qui ne fournirait pas d'avantage aux plus gros acteurs. Tout consentement global au traitement n'a pas de valeur, martèle-t-il.

Copié dans le presse-papier !

La désinformation se déverse sur les réseaux sociaux, à l'approche du second tour de l'élection présidentielle au Brésil, le 28 octobre, selon le New York Times et Reuters. Des millions de messages seraient diffusés, et la lutte difficile.

Le NYT prend l'exemple d'une photo diffusée sur WhatsApp, donnant les mauvais numéros de candidat. Elle associait le numéro 17 au candidat Luiz Inácio Lula da Silva. En fait, ce numéro est celui du candidat d'extrême-droite Jair Bolsonaro. Da Silva n'était même plus dans la course à ce moment.

La messagerie instantanée, propriété de Facebook, poserait deux problèmes : la diffusion de messages dans des groupes d'au plus 256 personnes (donnant un sentiment d'intimité) et le chiffrement de bout en bout des discussions, empêchant tout contrôle automatique.

44 % des électeurs brésiliens seraient utilisateurs de WhatsApp, en partie grâce à des forfaits téléphoniques dédiés à Facebook et au service. Son impact serait le plus important de tous les réseaux sociaux dans le pays.

Les autorités préviennent depuis des mois de tentatives de manipulation. Il y a quelques jours, le journal Folha de São Paulo a révélé le plan d'entreprises d'investir des millions de dollars pour envoyer des messages texte, qui seraient destinés à tromper les électeurs. WhatsApp assure que la manoeuvre est illégale et qu'il compte attaquer et bannir les entreprises responsables.

Le Brésil fait figure de test pour le dispositif anti-désinformation électoral de Facebook, attendu de pied ferme pour l'élection américaine de mi-mandat, début novembre.

La société a fait de sa war room une véritable attraction touristique pour journalistes. Elle est devenue le symbole de ses efforts contre les « fake news », inexistants lors de l'élection présidentielle fin 2016.

Toutes les semaines, elle annonce une nouvelle brique à sa lutte contre ces messages, dernièrement en visant ceux trompant les internautes sur les méthodes de vote.

Facebook assure que ses efforts paient, en brandissant plusieurs études récentes qui montrent un recul de la diffusion de « fake news ». Cela comprend un article des Décodeurs du Monde, qui note un recul de sites marqués comme peu fiables.

La société a aussi étudié le cas d'une vidéo détournée, accompagnée d'un message islamophobe sur des réseaux sociaux

Enfin, le Journalism Project de Facebook s'associe à Storiful pour entraîner des journalistes à distinguer les vrais messages d'internautes de ceux contrefaits.

Copié dans le presse-papier !

Ce week-end, un policier de la ville qui ne dort jamais a remarqué une fumée sortant de sa caméra-pétion Vievu LE-5 ; il l'a alors immédiatement enlevée. « Après l'avoir retiré en toute sécurité, l'appareil a explosé » explique le NYPD, qui ajoute qu'aucun blessé n'est à déplorer.

Les soupçons se portent vers la batterie, mais une enquête est en cours pour les déterminer avec précision. Par précaution, tous les officiers équipés d'une caméra-piéton Vievu LE-5 ont eu pour instruction de l'enlever et de la ramener à leur poste afin qu'elles puissent être analysées.

Le NYP précise que les Vievu LE-4 ne sont pas concernées et sont toujours utilisées par les forces de l'ordre.

Copié dans le presse-papier !

Le 20 octobre 2008, l'opérateur devenait aussi fournisseur d'accès à Internet et lançait sa première Bbox.

Arrivée après ses trois principaux concurrents Orange, Free et SFR (qui a racheté Neuf Cegetel en avril 2008), la Bbox est toujours dans l'ombre de ses concurrents (lire notre analyse de 10 ans de recrutements). Fin juin, le FAI revendiquait 3,5 millions de clients sur le fixe.

Copié dans le presse-papier !

Le ministère américain de la Justice a inculpé Elena Khousainova et n'y va pas avec le dos de la cuillère, comme le rapporte Les Echos : « L'objectif stratégique de ce complot présumé, qui se poursuit encore aujourd'hui, est de semer la discorde dans le système politique américain et de saper la confiance en nos institutions démocratiques ».

Dans la plainte, la ressortissante russe est présentée comme la directrice comptable du « projet Lakhta » financé par le russe Evgueni Viktorovitch Prigojine, qui serait proche de Poutine.

But de la manœuvre : créer « des milliers de comptes qui semblaient être gérés par des Américains, et les ont utilisés pour créer et amplifier un contenu destiné à un public américain ». « Entre 2016 et juin 2018, le budget de fonctionnement du projet Lakhta était de plus de 35 millions de dollars, même si une partie seulement de ces fonds était destinée aux États-Unis » affirme le département de la justice. Entre janvier et juin 2018, le budget aurait été de 10 millions de dollars, laissant planer des inquiétudes pour les élections de mi-mandat du mois prochain.

« Nous prenons très au sérieux toutes les menaces qui pèsent sur notre démocratie et nous nous engageons à travailler avec nos partenaires pour identifier et mettre un terme à ces opérations d'influence illégales » affirme Christopher Wray, directeur du FBI.