du 12 février 2018
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L'importante fuite de données d'Equifax pourrait être encore pire que prévu

En septembre de l'année dernière, la société américaine (dont la mission est de rassembler un grand nombre d’informations plus ou moins personnelles sur les personnes souscrivant des crédits) annonçait avoir été piratée. Des données personnelles de plus de 145 millions de personnes étaient alors potentiellement dans la nature.

En plus des noms, prénoms, numéros de sécurité sociale, adresses et données bancaires, on apprenait mi-octobre que des permis de conduire étaient finalement dans le lot. La fuite ne s'arrêterait pas là puisque l'État de délivrance et la date d'émission de ces derniers auraient également fuité selon CNNMoney.

Reprenant une information du Wall Street Journal, nos confrères évoquent une lettre envoyée par la sénatrice Elizabeth Warren au PDG d'Equifax Paulino do Rego Barros Jr. : « Comme votre société continue de publier des déclarations incomplètes, confuses et contradictoires et de cacher des informations au Congrès et au public, il est clair que cinq mois après l'annonce publique de la violation, Equifax n'a pas encore répondu à cette question simple: quelle était l'étendue exacte de la fuite ? » .

Dans sa réponse Equifax expliquerait « que les informations n'étaient "pas exhaustives", mais représentaient des données personnelles que les pirates recherchent habituellement » indique CNNMoney.

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Dans un communiqué, la plateforme affirme que le nombre de chaines à plus d'un million d'abonnés a grimpé de 75 % (sans donner de volume). Plus d'un milliard d'internautes y écouteraient de la musique chaque mois.

Surtout, la société attaque frontalement l'article 13 de la directive sur le droit d'auteur, adoptée au Parlement européen le mois dernier. Elle doit encore être négociée avec la Commission et le Conseil.

Le texte instituerait un filtre à la mise en ligne sur les grandes plateformes, bloquant les contenus correspondant à des empreintes fournies par les ayants droit.

« La version actuelle de l'Article 13 menace d'empêcher des millions de personnes (des créateurs aux utilisateurs) de mettre en ligne leurs contenus sur des plateformes comme YouTube. Elle menace aussi d'empêcher les utilisateurs européens de voir des contenus déjà en ligne, venant de créateurs partout dans le monde » plaide le groupe, qui défend aussi ici ses intérêts.

Comme le note TechCrunch, son système de reconnaissance actuel (ContentID) ne serait pas suffisant, selon la société. Elle réclame la mobilisation des internautes, via une campagne #SaveYourInternet, calquée sur les mobilisations citoyennes déjà apparues sur la neutralité du Net.

Selon sa directrice générale, Susan Wojcicki, la directive menacerait des centaines de milliers d'emplois. Elle encouragerait le verrouillage des plateformes, qui n'accepteraient plus les contenus que de quelques grandes entreprises.

En parallèle, l'entreprise a ouvert YouTube Studio, pour centraliser les informations sur les chaines de chaque créateur et sur le service. La monétisation est d'ailleurs un sujet sensible pour eux, tant les règles peuvent être obscures et les recours peu efficaces. Le service annonce une mise à jour ce trimestre, qui améliorerait de 10 % la précision de ces évaluations.

Elle revient sur le pilote d'un nouveau tunnel d'envoi de vidéo, qui permet de décrire le contenu, donc sa correspondance aux lignes directrices publicitaires. Elle compte fournir l'auto-certification à la majorité des vidéastes d'ici la fin d'année.

Les abonnements payants à des chaines, directement via YouTube, sont étendus à celles recensant 50 000 abonnés, et non plus seulement 100 000.

Les Premieres (avant-premières), soit la diffusion « en direct » d'une nouvelle vidéo, sont ouvertes à tous. Un alignement sur Facebook et Twitch, qui ont aussi lancé la fonction ces derniers mois.

Dans lutte contre la désinformation, l'entreprise rappelle l'ouverture d'un groupe de travail YouTube News il y a quelques mois.

Enfin, la société investit 20 millions de dollars dans YouTube Learning, un programme pour encourager les chaines éducatives. Une partie de l'argent ira à un fonds destiné à ces créateurs.

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La version 4.19 du noyau Linux est désormais disponible. Comme toujours, les utilisateurs attendront que leur distribution leur propose la mise à jour, qui souvent n’arrive qu’avec la version majeure suivante.

La particularité principale de cette mouture est qu’elle a été développée sans la supervision de Linus Torvalds. Il est pour rappel « en repos », à méditer sur ses interactions avec les autres. Connu pour sa brutalité dans les rapports humains, les remous ont fini par le rattraper. Il est temporairement remplacé par Greg Kroah-Hartman, qui s’est donc chargé de l’annonce.

Comme souvent, la plupart des améliorations concernent le support du matériel et donc les pilotes. On note par exemple une première prise en charge de l’Adreno 600 de Qualcomm, une progression pour les GPU Icelake « Gen 11 » d’Intel, de nombreuses améliorations pour les GPU Zen et GFX9 d’AMD ou encore une surveillance désormais précise de la température pour les Threadripper 2.

Notez que cette version continue d’intégrer des mesures d’atténuation pour les failles Spectre, puisqu’elles touchent de nombreuses architectures et possèdent plusieurs variantes. Les processeurs IBM POWER et x86 reçoivent ainsi des protections supplémentaires, et même jusqu’aux IBM s390.

Maintenant que le noyau 4.19 est terminé, la gestion de son développement doit normalement revenir à Torvalds. Il devrait être aux commandes du kernel 4.20, qui pourrait être renommé en Linux 5.0, de la même manière que le noyau 3.19 était devenu le 4.0. Phoronix a pour information réalisé une compilation des nouveautés attendues.

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Brendan Iribe, co-fondateur et ex-PDG d'Oculus, a annoncé son départ de l'entreprise, suite à une récente réorganisation.

Selon TechCrunch, son départ serait lié à l'arrêt du développement de la prochaine génération du casque de réalité virtuelle Rift, dédié au monde PC. Facebook préfèrerait selon nos confrères se focaliser sur la réalité virtuelle mobile, représentée par l'Oculus Go et le futur casque Quest dans la gamme de l'entreprise.

De son côté, le réseau social assure que le Rift 2 fait toujours partie de la feuille de route d'Oculus.

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Ce n'est pas un secret, le fondeur rencontre de nombreux soucis avec cette technologie attendue au départ pour 2015/2016. Et malgré les annonces régulières de son précédent PDG qui indiquait que tout allait bien, rien ne va plus.

Au point que la production en 14 nm s'en trouve lourdement perturbée et impacte négativement les lancements de cette fin d'année. Selon SemiAccurate, la société aurait donc simplement décidé d'abandonner cette étape.

Un choix étonnant, puisque des puces comme le Core i3-8121U (Cannon Lake, 10 nm) ont déjà été annoncée et intégrées par des partenaires comme Lenovo. Intel a bien entendu rapidement démenti, précisant que l'amélioration de la production suit les annonces effectuées lors de ses précédents résultats financiers.

Il faut dire que le timing est particulièrement bien choisi, le bilan du troisième trimestre étant attendu jeudi. Le sujet est central pour l'avenir d'Intel et sera forcément sur la table. D'autant que la concurrence continue d'avancer.

AMD devrait ainsi rapidement dévoiler ses premières solutions exploitant le 7 nm de TSMC, alors que des SoC pour smartphones utilisent déjà cette finesse de gravure. Même si ces dénominations marketing ne représentent pas fidèlement l'avance technique qu'ont les uns par rapport aux autres, le temps où Intel était irrattrapable est clairement terminé.

Ce sera l'un des enjeux du prochain PDG qui devra, dès son arrivée, mettre les choses au clair et apporter un nouveau souffle aux équipes… ainsi qu'aux gammes de produits.

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Déjà très présent dans les solutions réseau grand public, avec ou sans fil, le constructeur cherche continuellement de nouvelles opportunités. Notamment auprès des professionnels.

Il vient pour cela d'annoncer un contrôleur 10G PON disposant d'un processeur à deux cœurs, qui doit trouver sa place dans les infrastructures des réseaux fibre de demain... mais pas seulement.

Ainsi, cette solution basse consommation serait tout autant adaptée à des points intermédiaires de distribution fibre, à des stations de base 5G, aux ONT (Points de terminaison optique) ou même à des appareils domestiques.

Il intègre pour cela une couche physique pour des réseaux ethernet 2.5G permettant de jouer un rôle d'intermédiaire « cost-effective », promet Intel. Bref, il s'agit d'une puce à tout faire que le constructeur compte placer un peu partout dans les années à venir.

Elle sera exposée à l'occasion du Broadband World Forum (BBWF) de Berlin qui se tiendra du 23 au 25 octobre. Ce sera sans doute l'occasion d'en apprendre un peu plus sur ce contrôleur, qui n'a pas encore de référence, et ses différentes intégrations.