du 13 mars 2018
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L'exécuteur, confessions d'un DRH : l'identité d'employés dévoilée par mégarde par Envoyé Spécial ?

La semaine dernière, l'émission s'intéressait à Didier Bille, dans une vidéo intitulée « L'exécuteur : confessions d'un DRH ». Nos confrères expliquent sa méthode : « le ranking forcé, une pratique en vogue dans de nombreuses entreprises selon lui. Elle consiste à mal noter des salariés pourtant irréprochables afin d'avoir un prétexte pour les licencier ».

Durant le reportage, des documents apparaissent à l'écran, avec le nom des employés masqué... mais pas suffisamment, comme l'explique Rupert Schiessl dans une publication diffusée sur LinkedIn. « Il s'agit en effet d'un simple changement de police dans Microsoft Excel, qui propose depuis la sortie de Windows 3.1 une série de polices composées de pictogrammes. Dans notre cas, M Bille a substitué la police Wingdings 2 à la police d'origine. Or, avec une simple table de transcription cette police devient aussi facilement lisible qu'Arial ».

Une fois les prénoms récupérés, Rupert Schiessl s'est lancé dans une enquête afin de trouver une correspondance entre les prénoms et les anciens employeurs de Didier Bille. « Seulement quelques minutes plus tard j'ai à nouveau eu du succès : tous les prénoms de ma liste pouvaient être associés à la société Nortel Network ».

Cette affaire soulève de nombreuses questions : pourquoi un artifice aussi basique a-t-il été utilisé ? Comment se fait-il que l'ancien DRH était encore en possession de telles données confidentielles ? Les personnes exposées ont-elles été prévenues ?

France 2 ne semble pas avoir réagi, mais nous tâcherons d'en savoir plus.

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À découvrir dans #LeBrief
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À l’aune notamment de l’entrée en application du RGPD, la Commission nationale de l’informatique et des libertés a signé la semaine dernière avec Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, une convention « relative à la protection des données personnelles dans les usages numériques de l’Éducation nationale ».

Les deux institutions s’engagent à « collaborer » et à « mener des actions communes », par exemple en matière de « formation des membres de la communauté éducative ». Un accompagnement dans la mise en conformité au RGPD est également prévue.

Un comité de pilotage se réunira deux fois par an. Cette sorte de partenariat est pour l’instant conclu pour trois ans (vraisemblablement en lieu et place de la « charte de confiance » attendue depuis 2016 suite aux promesses de Najat Vallaud-Belkacem). Il a toutefois vocation à être renouvelé, d’ici à décembre 2021.

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Le 6 juillet 2017,  le tribunal de grande instance de Paris avait ordonné le blocage et le déréférencement de Libertyland.tv, LibertyLand.co, StreamComplet.com, VoirFilms.org et VoirFilms.co.

Les professionnels du cinéma, dont l’Union des producteurs de films, le Syndicat de l’édition vidéo numérique et la Fédération nationale des distributeurs de films, avaient interjeté appel, mécontents du volet financier que le jugement mettait à leur charge.   

Il faut dire que le même jour, la Cour de cassation avait posé que les acteurs d’Internet doivent « contribuer à la lutte contre les contenus illicites » dès lors « qu’ils sont les mieux à même de mettre fin à ces atteintes », sauf mesure disproportionnée. Une jurisprudence elle-même inspirée de la Cour de justice de l’Union européenne et son arrêt Telekabel du 27 mars 2014.

La cour d’appel n’a pas eu d’autres choix que de renverser le jugement du premier degré. Le 4 décembre dernier, comme révélé par Doctrine.fr, elle a jugé que le blocage des trois sites n'entrainait aucun « sacrifice insupportable » ou de mise en péril des intermédiaires. Google, Free, Bouygues, Numericable et Orange se doivent donc de supporter l’intégralité des coûts sans possibilité de remboursement auprès des organismes de défense professionnelle.

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L’onglet Pour vous était prévu depuis quelques mois et fait maintenant son apparition, progressivement selon les marchés. Le déploiement ne fait que commencer et les utilisateurs ne l’auront pas tous immédiatement (comme toujours).

Le fonctionnement est connu : l’onglet regroupe des conseils, guides et informations sur ce qui entoure l’utilisateur, selon ses goûts et habitudes. Une « expérience personnalisée » de Google Maps avec, par exemple, le signalement d’un nouveau plat dans un restaurant que l’on apprécie.

La fonction est en déploiement dans 40 pays sur iOS, et 130 sur Android. Dans les deux cas, la France fait partie du lot.

Google voit son onglet comme un excellent moyen de planifier des activités pour un voyage, selon ses goûts. L’onglet se concentre en effet pour l’instant sur la seule restauration, mais il est évident que Google ne va pas se contenter d’un seul domaine.

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En septembre 2013, la NASA annonçait fièrement que la sonde Voyager 1 était le « premier objet fabriqué par l'homme » à s'y aventurer. Le passage de cette frontière théorique aurait eu lieu en août 2012.

Cette année au début du mois d'octobre, l'agence spatiale mesurait « une augmentation d’environ 5 % du taux de rayons cosmiques » arrivant sur Voyager 2, des données similaires à celles de Voyager 1 avant son passage de l'héliopause.

Pour la NASA, c'est désormais officiel : Voyager 2 se trouve à plus de 18 milliards de kilomètres et a « pénétré dans l'espace interstellaire ». Détail intéressant : « Voyager 2 est doté d'un instrument fonctionnel qui fournira des observations inédites sur la nature de cette porte vers l'espace interstellaire ». À l’heure actuelle, ces données mettent environ 16h40 à nous parvenir.

Cette fois encore, l'annonce de l'agence spatiale ne devrait pas faire l'unanimité. Pour rappel, certains spécialistes affirmaient en 2013 que la sonde Voyager 1 n'était pas sortie « du champ d'influence du soleil » et qu'il faudrait encore attendre 30 000 ou 40 000 ans.

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Le studio explique sa décision par les coûts trop élevés d’entretien et de support autour de la franchise, qui a maintenant de l’âge. Le premier titre est en effet sorti en 2011. Il avait marqué les esprits en faisant faire un bond dans ce que l’on pouvait attendre d’un jeu sur mobile.

Les trois Infinity Blade ont donc été retirés de l’App Store. On ne peut plus les acheter, et les achats in-app sont également impossibles. Bien entendu, les jeux peuvent être réinstallés par ceux qui les avaient déjà obtenus.

Infinity Blade III sera en outre supporté encore activement pendant quelques semaines. Epic Games promet des Clash Mobs mis à jour et quelques surprises, qu’il faudra donc prendre comme un chant du cygne de la franchise.

Comme pour faire passer la pilule, le studio rappelle son excitation sur sa nouvelle franchise Spyjinx en préparation et publie le trailer de la saison 7 de Fortnite.