du 12 décembre 2019
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Au moins 10 forces de police européennes utilisent la reconnaissance faciale, et 50 prévoient de le faire. Si les cas d'usage varient, presque tous ont pour point commun un manque de transparence, écrit Nicolas Kayser-Bril dans AlgorithmWatch.

Plusieurs pays l'utilisent autour des stades de foot, pour identifier les supporters violents. L'Irlande l'utilise régulièrement pour vérifier les demandes d'aide sociale. En Belgique et en Espagne, des polices locales utilisent la « reconnaissance du corps » pour surveiller la façon de marcher ou de s'habiller. Ils pourraient basculer dans la reconnaissance faciale, mais attendent d'en avoir l'autorisation légale.

Aux Pays-Bas, la police dispose d'une base de données de 1,3 millions de visages. Or, et même avec un taux d'efficacité hypothétique de 99 %, pour 10 000 personnes identifiées, 100 seraient considérées comme suspectes à tort, rappelle Kayser-Bril.

Ainsi, lors d'un test à Londres, 102 des 104 personnes identifiées étaient des « faux positifs ». À Buenos Aires, ce fut aussi le cas de 1001 des 1227 personnes identifiées. Certains l'avaient aussi été en raison, non pas de leurs visages, mais d'erreurs de date ou de nom dans les fichiers policiers.

L'Europe généralise la reconnaissance faciale policière
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