du 08 janvier 2018
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L'ANFR dresse la liste des « points atypiques » où l'exposition aux ondes dépasse la moyenne nationale

Depuis plusieurs années, l'Agence nationale des fréquences (ANFR) publie une étude de l'exposition du public aux ondes radioélectriques (voir notre analyse). En 2017, 3 836 mesures ont été effectuées, avec des résultats toujours inférieurs aux valeurs limites (entre 28 et 87 V/m suivant les fréquences). En effet, « le niveau médian calculé sur ces mesures est de 0,34 V/m et l’écart type de 0,9 V/m », bien loin donc des 28 V/m.

Dans le lot, 15 mesures dépassent tout de même les 6 V/m, le seuil choisi par l'ANFR pour définir un point atypique. Les trois premiers du classement vont même au-delà les 10 V/m et se trouvent à Quimper (pour deux d'entre eux) et Montpellier. Toute la France est concernée puisqu'on trouve également des points atypiques à Lyon, Rennes, Paris, Tourcoing, Saint Quentin, etc.

Dans 14 des 15 cas, la téléphonie mobile est la cause de ce niveau plus élevé que la moyenne (mais toujours inférieur aux recommandations), tandis que la radiodiffusion sonore est responsable dans le dernier cas. En plus de dresser un constat, l'ANFR soumet le résultat « aux exploitants concernés pour examen de l’ingénierie et le cas échéant modification de l’installation ».

Il peut alors réduire la puissance d’émission, éteindre une technologie en téléphonie mobile ou un secteur, ou bien maintenir la station en l'état « s’il se trouve dans l’impossibilité de modifier la (ou les) station(s) à l’origine du point atypique sans affecter la couverture et/ou la qualité des services rendus ».

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