du 16 avril 2018
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Voilà un petit projet qui replongera certains utilisateurs dans la nostalgie l'espace de quelques minutes.

Pour le grand public, l'Explorateur règne en maître depuis Windows XP. Mais avant, il fallait utiliser le Gestionnaire de fichiers, ou File Manager (WinFile).

Un développeur de chez Microsoft, Craig Wittenberg, en publie le code source sous licence MIT, même si ce n'est pas exactement le code original.

Il est disponible en deux versions. Une première, proche de l'originale, mais modernisée pour fonctionner sur un Windows 10 x64 (compatibilité Visual Studio 2015 et 2017, conversion de vieux appels, etc.).

L'autre, nommée Master, davantage modifiée pour en faire une application plus utile au quotidien, avec prise en charge des raccourcis clavier, du glisser/déposer OLE, le lancement de Notepad ou Notepad++ via F12 sur un fichier, l'ajout de menus contextuels et autres.

L'ancien File Manager de Windows disponible en open source
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Il y a un peu plus d'un an, la société avait évoqué une offre en partenariat avec Bimbox : le Neo Cloudbook. Si le projet semble abandonné, l'idée de base est encore là.

Thomson vient ainsi d'annoncer un partenariat avec le français Blacknut dans le domaine du Cloud gaming. Il sera mis en avant à l'occasion du MWC de Barcelone : « Blacknut sera préinstallé sur les notebooks de Thomson et également disponible sur les téléviseurs Android et sur les smartphones de la marque ».

La première mensualité est offerte, il faudra ensuite payer 14,99 euros par mois.

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Comme l'a repéré 9to5 Google, une prochaine évolution du navigateur devrait limiter les possibilités pour les développeurs d'utiliser l'API Filesystem de vérifier si ce mode est actif.

Celle-ci y étant désactivée, un simple appel permettait de savoir si l'utilisateur cherchait à rester discret sur ses visites ou non. Certains éditeurs s'en servaient par exemple pour éviter que des lecteurs contournent leurs paywall, interdisant la navigation privée.

Ils devront désormais faire autrement, ou éviter de telles pratiques.

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Dans deux arrêts dits Sabam de 2011 et 2012, la juridiction européenne avait détaillé la prohibition inscrite à l’article 15 de la directive sur le commerce électronique.

Ce texte de 2000 interdit aux États membres d’imposer une surveillance généralisée sur les flux transitant chez les intermédiaires techniques.

Selon la CJUE, ce filtrage est toujours proscrit lorsqu’il porte sur l’ensemble des informations stockées sur les serveurs, s’applique indistinctement à l’égard de l’ensemble des utilisateurs, à titre préventif, à ses frais exclusifs et sans limitation dans le temps. Cinq critères cumulatifs mais qui ne comblent pas toutes les situations.  

Comme déjà expliqué, en avril 2016, un internaute caché sous le pseudonyme de « Michaela Jašková » avait posté un message injurieux à l’encontre d’Eva Glawischnig-Piesczek, femme politique autrichienne affiliée aux Verts, qualifiée sur Facebook de « clocharde corrompue » issue d’un « parti fasciste ».

Le réseau social avait rendu ces messages illicites inaccessibles uniquement sur le territoire autrichien. La victime avait contesté cette décision en exigeant un retrait à l’échelle planétaire, portant également sur les contenus identiques, analogues ou similaires aux messages initiaux.

Dans le dossier enregistré en janvier 2018, dont on attend maintenant les conclusions de l’avocat général, la CJUE devra déterminer juridiquement si le filtrage est toujours généralisé lorsqu’il porte sur tous les flux ou stocks d’un hébergeur, mais en étant limité par exemple aux utilisateurs présents au niveau d’un État membre.

Elle devra dire aussi si un hébergeur peut se voir contraindre de retirer des données similaires à celles qualifiées une première fois d’illicites, retrouvées au niveau mondial ou d’un État membre.

L’affaire est importante et pourrait rejaillir sur les débats actuels autour de l’article 13, disposition qui industrialise le filtrage des contenus sous droit d’auteur.

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Selon une étude de l’ICSI (International Computer Science Institute), environ 17 000 applications Android violeraient les conditions d’utilisation de la boutique Google Play pour cibler plus efficacement les utilisateurs.

Au lieu de se contenter du seul Advertising ID, ces applications s’abreuvent d’autres informations identifiantes : adresse MAC, IMEI et Android ID. Or, ces données ne peuvent pas être modifiées, ou très difficilement. Ensemble, elles constituent un redoutable moyen d’identification.

Comme le rapporte CNET, l’ICSI a transmis le résultat de ses recherches à Google, qui dit prendre le sujet très au sérieux. Des actions auraient déjà été entreprises contre certaines applications, mais on ne connait pas la portée de ces représailles.

L’éditeur confirme que des conditions d’utilisation sont bien violées par ces applications, mais sans dire lesquelles. Il est peu probable malheureusement que Google puisse rétablir la « justice » sans modifier profondément le fonctionnement de sa boutique.

Les développeurs ont en effet le droit d’utiliser l’adresse MAC, l’IMEI et le reste pour des raisons spécifiques, mais pas pour le ciblage publicitaire. Problème, Google ne peut vérifier cette bonne pratique que s’ils passent par son propre réseau publicitaire. Si les applications s’adressent à une autre crèmerie, il n'y a rien à faire.

Certaines des applications sont connues, mais ont été mises à jour entre temps. Cheetah Mobile par exemple, éditeur de Cheetah Keyboard et Mobile Doctor, ne se servirait de l’Android ID que pour le seul suivi du nombre d’installations. Mobile Doctor a par ailleurs été mis à jour en 2018 pour ne plus capter l’IMEI.

Le fait est que les résultats obtenus par l’ICSI ne font que braquer un peu plus les projecteurs sur un problème plus global : les activités secrètes des applications mobiles par manque de surveillance.

Apple a récemment eu le problème avec les fameux certificats d’entreprise, que des développeurs n’hésitaient pas à utiliser pour récupérer des données personnelles. Microsoft n’est pas épargnée, avec plusieurs PWA de son Store contenant des cryptominers, d’après des recherches de Symantec.

Les grandes plateformes n’ont donc pas le choix : elles doivent resserrer le contrôle et prendre des mesures plus radicales en cas de contournement ou violation. La peur de voir le nombre d’applications baisser sur une boutique n’est plus un argument depuis longtemps.

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Le Conseil constitutionnel a censuré vendredi l’ancien régime du droit de communication des données de connexion dont bénéficiaient les agents des douanes. Après avoir considéré que ce régime était conforme au bloc de constitutionnalité le 27 janvier 2012, la haute juridiction est finalement revenue sur son analyse en raison d’un « changement des circonstances ».

Poussé par la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne (et son fameux arrêt Télé2), il a finalement estimé que le législateur ne pouvait pas organiser un tel droit contre les FAI et les hébergeurs sans prévoir de garanties particulières.

« Le législateur n'a pas entouré la procédure prévue par les dispositions contestées de garanties propres à assurer une conciliation équilibrée entre, d'une part, le droit au respect de la vie privée et, d'autre part, la prévention des atteintes à l'ordre public et la recherche des auteurs d'infractions » écrit-il avant de censurer ce mécanisme.

Dans sa grande mansuétude, il a néanmoins déporté dans le temps cette censure, afin de sanctuariser les procédures en cours sur l’autel de la sauvegarde de l’ordre public et la recherche des auteurs d’infractions, deux objectifs à valeur constitutionnelle.

Le défaut d’encadrement sanctionné ici a été depuis corrigé par la loi du 23 octobre 2018 relative à la lutte contre la fraude.

Depuis, les agents des douanes ayant au moins le grade de contrôleur peuvent se faire communiquer les données de connexion chez les opérateurs, les hébergeurs et les FAI, mais cette demande ne peut viser que les infractions les plus graves et l’accès doit être autorisé par le procureur de la République. Les données communiquées doivent enfin être détruites « à l’extinction de l’action pour l’application des sanctions fiscales ».

Dans cette QPC, notons l’intervention de la Quadrature du Net, et d’autres associations (Franciliens.net, FAImaison, Midway's Network et Rézine), toutes représentées par Me Alexis Fitzjean Ó Cobhthaigh.