du 26 juin 2020
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Julian Assange accusé par les États-Unis d’avoir conspiré avec LulzSec et Anonymous

Nouvel acte d’accusation contre le fondateur de WikiLeaks, émis par le département américain de la Justice. Il remplace celui de mai 2019, mais n’ajoute pas de nouvelle charge : il étend les existantes.

Plus précisément, il « étend la portée de la conspiration » pour tout ce qui touche aux intrusions informatiques. Il est notamment accusé d’avoir ainsi conspiré avec le groupe de pirates LulzSec et la mouvance Anonymous.

Plusieurs exemples sont cités. Lors de la conférence Hacking At Random en 2009, Assange a par exemple indiqué à l’audience que des documents non publics avaient été dérobés au Congressional Research Service par l’exploitation d’une petite vulnérabilité.

En 2012, il aurait communiqué directement avec l’un des leaders du LulzSec pour lui donner une liste de cibles à attaquer. Pour l’une d’entre elles, il aurait demandé « les emails et documents, bases de données et PDF ».

Assange a aussi obtenu des documents, publiés sur WikiLeaks, d’une société privée de conseil en renseignement. Ils viendraient d’un pirate affilié à la mouvance Anonymous et à LulzSec. Le même pirate aurait indiqué qu’Assange avait demandé « indirectement » que la société soit victime de spam ensuite.

Assange est pour rappel emprisonné actuellement au Royaume-Uni. Il doit être entendu en septembre devant un tribunal, qui devra décider de sa possible extradition aux États-Unis. Avec les 18 chefs d’accusation pesant contre lui, il risque jusqu’à 175 ans de prison.

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