du 14 mai 2019
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C'était officiellement pour éviter son extradition aux États-Unis que le fondateur de WikiLeaks s'était réfugié dans l'ambassade d'Équateur en 2012. En 2017, faute de pouvoir faire avancer son enquête contre Julian Assange, la justice suédoise avait décidé d'abandonner les poursuites pour viol.

Mais son arrestation par la police britannique dans l'ambassade le 11 avril relance la machine judiciaire, avant la prescription en 2020. « Les circonstances dans cette affaire ont changé. J’estime qu’il existe une possibilité de faire avancer l’affaire [...]  le procureur émettra un mandat d'arrêt européen », affirme la procureur adjointe Eva-Marie Persson.

« Je suis bien conscient du fait qu'un processus d'extradition est en cours au Royaume-Uni et qu'il pourrait être extradé vers les États-Unis. En cas de conflit entre un mandat d'arrêt européen et une demande d'extradition émanant des États-Unis, les autorités britanniques décideront de l'ordre de priorité. Le résultat de ce processus est impossible à prédire », ajoute-t-elle.

Julian Assange : la Suède rouvre l'enquête pour viol
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À découvrir dans #LeBrief
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La société de Mountain View explique qu'elle proposait un outil permettant « aux administrateurs d'uploader ou définir manuellement des mots de passe pour les utilisateurs de leur entreprise ». Cette fonction n'existe plus, mais elle est la cause du problème du jour.

Google avait en effet commis une erreur lors de son implémentation en 2005 : « la console d’administration stockait une copie du mot de passe non haché ». Depuis 14 ans, ils étaient donc enregistrés dans une partie chiffrée de l'infrastructure de Google.

Le géant du Net précise que les comptes G Suite payants sont les seuls concernés : « aucun compte client gratuit Google n'a été affecté ». Il ne donne par contre pas d'indication sur l'étendue des dégâts.

Ce n'est pas tout : « nous avons découvert qu’à partir de janvier 2019, nous avions stocké par inadvertance un sous-ensemble de mots de passe non hachés ». Ils ont pu y rester pendant 14 jours maximum, mais aucun détail supplémentaire n'est donné.

Dans les deux cas, aucune trace d'une utilisation malveillante n'a été trouvée. Les administrateurs des sociétés concernées sont prévenus afin de réinitialiser leurs mots de passe. Par précaution, Google les réinitialisera lui-même pour ceux qui ne l'auraient pas fait.

Pour rappel, Facebook a enregistré en clair des mots de passe de centaines de millions d'utilisateurs. D'autres sociétés sont également concernées par ce genre de « bugs » : GitHub, Twitter, etc.

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Apple vient de mettre à jour certains de ses ordinateurs portables, avec un changement plus ou moins important au niveau du processeur.

Les MacBook Pro avec Touch Bar de 13" gagnent ainsi quelques centaines de MHz de plus, mais restent sur des Core de 8ème génération. Les autres (sans TouchBar) sont toujours à la 7ème génération. Pas de changement sur les tarifs.

Le plus gros changement concerne les versions de 15" qui profitent des Core de 9ème génération. Le modèle le plus « accessible », 2 799 euros tout de même, reste à six cœurs, mais avec une fréquence revue à la hausse. Celui à partir de 3 299 euros passe par contre à huit cœurs au lieu de six.  

Des changements ont également été apportés au clavier. Comme l'avait déjà repéré iFixit, les touches du clavier des MacBook disposent depuis plusieurs mois d'une membrane. Mais cela n'était pas suffisant, comme le confirme le constructeur à TechCrunch. Il a donc décidé d'apporter de nouvelles modifications, sans préciser lesquelles.

Malgré tout, le fabricant a élargi son programme de réparation pour les claviers des MacBook (Pro) lancé en juin dernier. Il prend désormais en charge les MacBook Pro 2018 et 2019, y compris ceux qui viennent d'être annoncés.

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Thibault Bazin, député LR de Moselle, vient d’interroger Cédric O, secrétaire d'État au Numérique, « sur la nécessité de la mise en place d'un contrôle de l'âge sur les sites pornographiques ».

Un système sera activé outre-Manche dès le 15 juillet 2019. À cette date, les sites X devront mettre en place un mécanisme robuste de vérification, sous peine d’être bloqués et leurs moyens de payement désactivés.  

Cette législation inspire à plein nez le député LR de Moselle : « Alors que les contenus pour adultes en ligne sont accessibles beaucoup trop facilement actuellement en France, avec tous les effets secondaires que cela peut provoquer », il demande « si le gouvernement a l'intention de mettre en place rapidement un système similaire afin de protéger les enfants de ces contenus inappropriés ».

La réponse du secrétaire d’État n’est pas encore publiée, mais rappelons qu’en mars 2017, Laurence Rossignol, alors ministre des Familles, avait imaginé un blocage par défaut de l’ensemble des sites pornos. Elle se disait également favorable à un contrôle d’accès par numéro de carte bancaire.

En 2011, le député Christian Vanneste (LR) avait envisagé un autre dispositif dans une proposition de loi : un blocage administratif là encore par défaut des sites X identifiés par une autorité. Les FAI auraient levé ce blocus mais « uniquement à ceux de leurs abonnés qui en font expressément la demande ».

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« Les usages de plateformes dématérialisées de streaming audio et vidéo et de jeux vidéo en ligne ont pour conséquence une hausse exponentielle de la consommation d'énergie. Avec l'arrivée de nouvelles technologies telles que la 4K, la 8K et la 5G ainsi que l'usage des écrans HD, cette tendance ne fera que s'accélérer » s’inquiète le député Fabrice Brun, au travers d’une question écrite transmise hier au secrétaire d’État au Numérique, Cédric O.

L’élu LR juge qu’il est aujourd’hui « nécessaire » de « faire évoluer les pratiques des serveurs de stockage ». Il plaide en ce sens pour « une politique raisonnée des besoins en bande passante réduisant la facture environnementale des éditeurs de logiciels utilisés par les plateformes précitées ».

Son idée ? Obliger les éditeurs de logiciels à « consacrer un budget déterminé de recherche et développement afin de pratiquer une écriture plus vertueuse en terme environnemental du code informatique ». Il demande ainsi à Cédric O de se positionner sur cette piste, et suggère même au gouvernement de « mobiliser ses partenaires afin d'intégrer ces questions au programme de la prochaine COP25 qui se tiendra au Chili en novembre 2019 ».

L’exécutif dispose théoriquement de deux mois pour répondre aux questions écrites.

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En septembre 2017, Numworks lançait sa « calculatrice réinventée » (lire notre analyse). Au fil des mois et des mises à jour du firmware, elle s'est enrichie de nouvelles fonctionnalités et de corrections de bugs, toujours avec une approche open source et open hardware.

Aujourd'hui, le constructeur propose gratuitement une application mobile : « Ne nécessitant pas de connexion à Internet, l’application réunit l’intégralité des fonctionnalités de la calculatrice, sans aucune limitation ».

Le fabricant en profite pour tacler ses concurrents, des « mastodontes américains ou japonais [qui] restent sur un ancien "business model" ultra conservateur ».