du 09 novembre 2018
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J-14 avant le Black Friday 2018, attentions aux cyberarnaques

Vendredi 23 novembre, ce sera le coup d'envoi de cette fête commerciale importée des États-Unis et largement reprise par les boutiques en France. S'en suivront un week-end de promotions et le Cyber Monday. La Team Bons Plans sera évidemment sur le qui-vive pour vous faire part des meilleures offres.

Comme les French Days, le Black Friday n'est pas une période légale de soldes dans l'Hexagone : les boutiques ne peuvent donc pas pratiquer de revente à perte. Le délai de rétractation de 14 jours dans la cadre d'une vente à distance reste valide.

En cette période où les promesses des uns et des autres vont se multiplier tous azimuts, la DGCCRF rappelle aux clients de redoubler de prudence face aux cyberarnaques : « Fausses annonces promotionnelles, faux sites Internet marchands officiels, faux sites créés pour la circonstance, hameçonnage (phishing en anglais) par SMS, téléphone ou courriel (email en anglais), faux transporteur, faux support technique, faux service après-vente, attaques par ransomware… ».

La répression des fraudes vient d'ailleurs de mettre en ligne un bilan des enquêtes de l'année 2017 sur le respect des obligations réglementaires : « des manquements ont été relevés chez 14 opérateurs parmi les 35 contrôlés ».

Parmi les griefs : des « pratiques commerciales trompeuses », des « documents contractuels souvent incomplets » et des « caractéristiques techniques imprécises ». Les 368 contrôles ont débouché sur 8 avertissements, 24 injonctions et 8 procès-verbaux.

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La guerre avait été rude entre les deux groupes en mars, la filiale de Vivendi ayant même été jusqu'à couper le signal de la première chaîne à certains de ses clients, forçant le CSA à intervenir.

Depuis, les choses se sont apaisées et un communiqué nous apprend qu'un « accord de distribution global » a été trouvé. Il se veut large et ne s'arrête pas à des questions d'accès aux contenus en replay.

Bien entendu, les abonnés de Canal+ pourront désormais avoir accès à l'ensemble des chaînes de TF1 avec des fenêtres de diffusion étendues, certains programmes en avant-première, des fonctionnalités spécifiques ou encore des évènements en 4K.

Des éléments classiques, que l'on retrouve dans les précédents accords signés par TF1 avec ses différents distributeurs. Cela ne concernera pas que les décodeurs Canal+ comme cela avait pu être le cas par le passé, mais bien l'ensemble des applications myCanal.

La surprise vient de l'annonce d'un « partenariat élargi entre TF1 et Dailymotion », qui n'est pas détaillé. Bouygues et Vivendi se sont-ils entendus pour que le service soit utilisé massivement par la chaîne, plutôt que YouTube ou autre ?

Le montant de l'accord n'a pas été dévoilé.

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D'ici la fin de l'année, le Commissariat à l'Énergie atomique recevra son premier supercalculateur Atos basé sur la technologie Arm. Il sera installé à la Direction des applications militaires à Bruyères-le-Châtel en Île-de-France.

Dans le détail, il comprend « un rack BullSequana avec 92 lames BullSequana X1310, trois nœuds de calcul par lame, deux processeurs Marvell ThunderX2 dotés de 32 cœurs cadencés à 2,2 GHz, basés sur le jeu d'instructions Armv8-A, avec 256 Go par nœud et un réseau d'interconnexion EDR InfiniBand ». Chaque cœur physique peut gérer quatre threads et huit canaux de mémoire.

Ce système a été développé par Atos et financé par la Commission européenne. Il « vise à évaluer la capacité des systèmes utilisant la technologie Arm à faire face aux besoins HPC au niveau exascale, à développer l'écosystème logiciel correspondant et à émettre des recommandations pour un système exascale fondé sur la technologie Arm ».

En attendant, le CEA a déjà reçu un premier jeu de lames et affirme que « les premiers résultats montrent que ce nouveau système représente une architecture très prometteuse pour les applications gourmandes en mémoire ».

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Dans un billet de blog, DeepMind (une société appartenant à Alphabet) annonce que l'application médicale Streams rejoint le vaisseau mère Google, avec l'idée de la développer au niveau mondial. Pour ce faire, « l'équipe travaillera au sein de Google ». Pour rappel, DeepMind et Google étaient jusqu'à présent deux entités distinctes au sein du groupe Alphabet.

Au Royaume-Uni, ce rapprochement est perçu comme la trahison d'une promesse faite il y a deux ans par Mustafa Suleyman (cofondateur de DeepMind) quand la société travaillait avec le National Health Service, comme l'explique The Guardian.

« DeepMind fonctionne de manière autonome vis-à-vis de Google. Dès le départ, nous avons clairement indiqué que les données des patients ne seraient jamais liées ni associées à des comptes, produits ou services Google », affirmait-il en 2016 sur Medium.

Selon un porte-parole de Google repris par nos confrères, il n'y aurait pas de changement : « toutes les données des patients restent sous le strict contrôle de nos partenaires, à qui incombent les décisions relatives à leur utilisation. Ces données restent soumises à des contrôles d’audit et d’accès stricts. Leur traitement dépend de nos contrats et de la législation sur la protection des données. Le passage à Google n'y change rien ».

Julia Powles, spécialiste en protection de la vie privée, n'est pas du tout du même avis, jugeant ce rapprochement « totalement inacceptable » : « DeepMind a déclaré qu'il ne connecterait jamais Streams à Google. L'ensemble de l'application Streams est désormais un produit Google ! Il s'agit d'un abus de confiance ».

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Hier, le Parlement européen a adopté « le paquet télécommunications qui plafonne le coût des appels intra-UE, rend possibles d’ici 2020 les réseaux 5G ultra-rapides et crée un système d'alerte pour les urgences ». Cette annonce était attendue : un accord provisoire avait été annoncé en juin dernier.

Ainsi, à partir du 15 mai 2019, la nouvelle législation plafonnera les tarifs à 19 centimes par minute pour les appels intraeuropéens (de la France vers un autre pays européen par exemple) et à 6 centimes par SMS. « Elle protège également mieux les utilisateurs de smartphones, notamment ceux qui font usage de services en ligne comme Skype ou WhatsApp, et renforce les exigences en matière de sécurité, notamment en termes de cryptage » (sic), sans plus de détails pour le moment.

Elle « introduit aussi la possibilité de conserver un numéro de téléphone jusqu’à un mois après la fin du contrat et le droit à un remboursement du crédit prépayé non utilisé à la clôture du contrat, ainsi que des indemnités en cas de retard ou d’abus lors du changement d’opérateur ».

Ce n'est pas tout : « les États membres devront faciliter le déploiement de la 5G, en mettant à disposition le spectre adapté d’ici 2020, afin d’atteindre l’objectif fixé dans la feuille de route de l’UE pour la 5G, à savoir un réseau 5G dans au moins une grande ville de chaque pays de l’UE d’ici 2020 ».

La France doit pour rappel boucler la procédure d'attribution des fréquences avant la fin de l'année prochaine, comme nous l'expliquait récemment l'Arcep. De leur côté, les opérateurs prévoient déjà d'ouvrir leurs réseaux commerciaux 5G à partir de 2020, le vote d'hier ne devrait donc rien changer aux plans actuels.

Enfin, les citoyens seront alertés en « cas d’urgence ou de catastrophe majeure », par SMS ou via une application mobile (dispositif souvent appelé « 112 inversé »). « Les États membres auront 42 mois pour mettre en place ce dispositif une fois la directive entrée en vigueur »… alors que le délai n'était que de 18 mois dans le projet provisoire en juin dernier.

Le paquet télécom doit encore obtenir la validation finale du Conseil. Les États membres auront alors deux ans pour « adapter leur législation nationale afin de mettre en œuvre la directive. Les plafonds en termes de tarifs prendront effet le 15 mai 2019 ».

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La première étape vient d'être enclenchée : Orange ne commercialise plus de nouvelles lignes RTC analogiques à partir d'aujourd'hui. Elles sont remplacées par de la VoIP.

Ainsi, « tout nouveau client (particuliers ou entreprises) souhaitant souscrire à une offre de téléphonie fixe se verra remettre par Orange un boîtier à installer simplement ». Les tarifs des nouvelles offres VoIP sont exactement les mêmes que les anciennes et ne nécessitent pas de souscrire à un abonnement Internet.

La Fédération Française des Télécoms rappelle que, selon les indicateurs de l'Arcep, « la qualité de service en VoIP est équivalente ou supérieure à celle du service téléphonique sur RTC ». Par contre, le réseau de nouvelle génération ne permettra pas une téléalimentation, comme c'est le cas sur le RTC.

De même, les lignes numériques (RNIS) ne seront plus commercialisées à partir du 15 novembre 2019. Ensuite, les anciens clients (RTC/RNIS) commenceront à être migrés sur de la VoIP à partir du 23 octobre 2023.

Ainsi, fin 2023, « sept zones géographiques auront totalement migré de la technologie RTC à la technologie IP. Cela concerne un ensemble de communes contigües situées dans les départements de Haute-Garonne, Vendée, Seine et Marne, Charente-Maritime, Nord, Haute-Loire et du Morbihan ».