du 09 mai 2018
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Apple a publié lundi soir de nouvelles bêtas pour iOS 11.4, macOS 10.13.5, tvOS 11.4 et watchOS 4.3.1. Rien de bien notable, à l'exception d'une fonction de sécurité particulière.

Tout appareil piloté par iOS 11.4 et disposant d'un port Lightning bloque désormais la transmission de données via ce dernier si l'utilisateur ne s'est pas authentifié depuis sept jours, par code PIN, Touch ID ou Face ID. La recharge de la batterie continue de fonctionner.

Pourquoi ce changement ? Pour gêner tous ceux qui voudraient aspirer les données de l'utilisateur. Qu'il s'agisse d'un pirate ayant volé le téléphone ou les agences de renseignement et mêmes les forces de l'ordre, le temps sera compté.

Il faut dans ce cas espérer que le blocage sera suffisamment robuste pour ne pas être lui-même percé. Le mois dernier, iGen rappelait que la société Cellebrite était en mesure d'attaquer le PIN à six chiffres en environ 11 heures, via son boîtier GreyKey se branchant en Lightning.

iOS 11.4 bloquera le port Lightning après 7 jours sans identification
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À découvrir dans #LeBrief
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Le fabricant l'annonce en personne. Il se situe dans un immeuble haussmannien du XIXe siècle et dispose d'une cour intérieure transformée en Forum – « le plus grand d'Apple à ce jour » – où se tiendront les séances (gratuites) Today at Apple.

Le constructeur annonce que plus de 330 employés sont présents, dont plus d'une centaine de nouveaux. Pour rappel, l'Apple Store du Carrousel du Louvre a fermé ses portes le 27 octobre.

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NVIDIA a dévoilé ses résultats pour le troisième trimestre de son exercice fiscal 2019. Oui, 2019. L'année fiscale de l'entreprise s'étend de février 2018 à janvier 2019 et numérote ses exercices en fonction de l'année où ils prennent fin.

La marque au caméléon a enregistré un chiffre d'affaires de 3,18 milliards de dollars, en hausse de 21 % sur un an. Une progression visible sur l'ensemble de ses secteurs d'activité, à l'exception notable des puces Tegra, qui souffrent « d'un déclin saisonnier de la vente de modules SoC pour Nintendo Switch ».

Le bénéfice net a quant à lui explosé, passant de 838 millions de dollars il y a un an à 1,23 milliard sur les trois derniers mois. Une nouvelle guère surprenante au vu du prix de vente des cartes de la série RTX 20xx, même si d'autres facteurs ont pu jouer.

La gueule de bois sera par contre de mise après les fêtes pour NVIDIA. L'entreprise s'attend à un chiffre d'affaires de seulement 2,7 milliards de dollars. Motif de ce net recul : la marque souhaite réduire les stocks de cartes Pascal de milieu de gamme chez les revendeurs, et ne procèdera donc à aucune livraison significative sur ces modèles. Pour mieux préparer l'arrivée de nouveaux trois mois plus tard ?

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Dans une longue enquête, le New York Times a révélé les méthodes de lobbying de Facebook, de ses atermoiements internes sur l’ingérence russe à l’emploi d’un cabinet derrière une usine à « fake news ». Il aurait tenté de rediriger la colère sur les autres groupes technologiques et attaqué des critiques, en les liant au milliardaire philanthrope George Soros.

Selon le NYT, la société aurait tenté de réduire l'importance perçue des problèmes, du scandale  du profilage électoral de Cambridge Analytica aux fuites de données régulières.

Elle aurait aussi hésité à révéler ses découvertes sur l’ingérence russe, notamment par peur de fâcher les républicains américains, déjà très critiques de la modération de la plateforme. L'entreprise estimait qu'en révélant le soutien d'acteurs russes à la campagne de Donald Trump, elle serait accusée de prendre parti pour les démocrates.

Dans un communiqué, le directeur des fondations Open Society de George Soros, Patrick Gaspard, accuse Facebook d’avoir financé la production de « fake news » à l’encontre du milliardaire, alors que le réseau social fait de sa lutte un large axe de communication. Il estime aussi que Facebook a nourri un sentiment antisémite en visant Soros de la sorte.

Facebook a répondu au NYT par un communiqué plein de bons sentiments et une conférence téléphonique. Le communiqué, censé relever cinq « inexactitudes », n’en relève en fait aucune.

La société prétend nier les éléments de l’article, mais se contente d’assurer ses bonnes intentions, sans remise en cause factuelle… Sauf sur la première « inexactitude », qui a mené à une  mise à jour du communiqué. Facebook a finalement reconnu avoir mal interprété l’article sur ce premier point. Elle se dit par ailleurs choquée des accusations d’antisémitisme.

Une téléconférence a été organisée par Mark Zuckerberg. Il se défend de toute mauvaise action, et déclare ne pas connaître certains agissements dont la société est accusée, comme ceux attribués au cabinet de lobbying Definers, qualifié de « chien d’attaque de Facebook » par le NYT.

Il ne compte pas quitter la tête du groupe.

Selon le NYT, ces révélations ont agité le Congrès américain, qui réclame plus de contrôle du réseau social, qui aurait montré son incapacité à s'auto-réguler.

En parallèle, l'entreprise a publié son Transparency Report pour le premier semestre 2018. Elle y ajoute deux nouvelles catégories (harcèlement et nudité infantile).

Les demandes d'États ont augmenté de 26 % en un an, passant de 82 000 à près de 104 000. Aux Etats-Unis, elles ont augmenté de 30 %, plus de la moitié (56 %) avec une interdiction de la divulguer à l'utilisateur. Sur le premier semestre, le nombre de contenus bloqués pour raisons légales a grimpé de 7 % par rapport à la même période l'an dernier (de 14 280 à 15 337).

Un système de recours supplémentaire, similaire à une « cour d’appel », est promis pour l’année prochaine.

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Dans un communiqué, l'association regroupant plus de 950 sociétés dans le secteur des technologies rejoint la Première ministre britannique et « estime que l'accord négocié est la seule solution sur la table pouvant donner suite au résultat du référendum de 2016, tout en préservant emplois et investissements dans le secteur technologique britannique ».

« L’accord proposé éviterait les conséquences très dangereuses d’un non-accord » ajoute le groupe. Il affirme au passage que la « libre circulation des données à caractère personnel entre le Royaume-Uni et l'Union européenne » est un point très important du projet d'accord.

S'il « n'est pas parfait » reconnaît TechUK, un « no deal » serait bien pire pour les entreprises technologiques, notamment les petites et moyennes qui seraient plus durement touchées.

Au Royaume-Uni, la situation est très tendue (et c'est peu de le dire) depuis cet accord. Il est défendu par Theresa May, mais contesté par des députés, y compris dans son propre parti. « Le choix est clair : nous pouvons choisir de partir sans accord, risquer qu'il n'y ait pas de Brexit du tout, ou choisir de nous unir et soutenir le meilleur accord que nous pouvions négocier, cet accord », affirme la Première ministre.

Hier, plusieurs ministres et secrétaires d'État ont démissionné après ce projet négocié avec l'Union européenne. Des députés de son parti sont également en train d'essayer d'organiser un vote de défiance pour tenter de la destituer.

L'accord doit maintenant être entériné lors d'un sommet européen le 25 novembre à Bruxelles, puis être voté par les parlementaires en décembre. Selon le « brexiter » conservateur Mark Francois, repris par Le Point, il serait « mathématiquement impossible » de faire adopter le projet d'accord.

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Sony a annoncé que l'entreprise ne sera pas présente lors de la prochaine édition de l'E3, qui se déroulera du 11 au 13 juin 2019. « Nous explorons de nouveaux moyens d'engager notre communauté en 2019 et nous avons hâte de partager nos idées avec vous », s'est contentée de commenter la marque.

Difficile de ne pas faire le rapprochement avec les propos tenus en septembre dernier par Shawn Layden, président de Sony Interactive Entertainment Worldwide Studios. Il expliquait alors que le géant nippon n'organiserait pas de conférence PlayStation Experience cette année, citant un manque de jeux à montrer.

L'absence de Sony à l'E3 n'a rien d'anodin et soulève des questions sur les projets des studios internes à la marque. Cinq ans après le lancement de la PlayStation 4, qui caracole en tête des ventes, sont-ils déjà en train de préparer le terrain pour une remplaçante ? Il est encore trop tôt pour en être certain.