du 03 septembre 2019
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Iliad : Free perd des abonnés fixes et mobiles, revenus en hausse, mais le résultat net plonge de 60,8 %

Au second trimestre de l'année, le FAI annonce avoir recruté 172 000 clients en fibre, et revendique ainsi la couronne face à ses concurrents : 161 000 pour Orange, 95 000 pour SFR et 82 000 pour Bouygues Telecom, selon les chiffres de Free.

Ces chiffres ne doivent cependant pas cacher une autre réalité : 15 000 clients ont été perdus sur le fixe en trois mois. Ils sont désormais 6 396 000 au 30 juin, au lieu de 6 411 000 au 31 mars.

Sur le mobile, c'est la même situation :  Free se vante de gagner 70 000 abonnés sur son forfait 4G, mais en perd 147 000 sur celui à 2/0 euros, soit une perte sèche de 77 000 en trois mois. Iliad se rassure en affirmant que « les pertes d’abonnés se sont concentrées sur les forfaits à faible ARPU (forfait voix 2 euros par mois et forfaits fixes sous promotion agressive) ». En Italie par contre, les recrutements vont bon train : 532 000 clients de plus, soit 3 841 000 abonnés.

Côté finances, le chiffre d'affaires du groupe est en hausse de 7,9 % à 2,486 milliards d'euros pour le premier semestre… la croissance provenant de l'Italie. En France, les revenus ne grimpent que de 0,7 % à 2,309 milliards d'euros.

Dans le détail, le fixe est en baisse de 1,5 % à 1,312 milliards d'euros, contre 3,7 % de mieux sur le mobile à 997 millions d'euros. Le FAI annonce la « fin de la dépendance aux offres très promotionnelles ». Pour rappel, il proposait pendant un temps des forfaits mobile à moins de 1 euro par mois et moins de 5 euros sur le fixe. Désormais, les deux sont entre 9 et 10 euros par mois lors des promotions. 

Le résultat opérationnel courant est de 243 millions, contre 406 millions un an auparavant (soit une baisse de 40 %). C'est encore pire dans le cas du résultat net (60,8 % de baisse) : 91 millions au lieu de 232 millions. Le ratio d'endettement gagne un point pour arriver à 2,8x. Tous les documents financiers sont disponibles par ici.

Enfin, le FAI annonce être entré en négociations exclusives avec InfraVia (fonds d’infrastructure français) « afin de mettre en place un partenariat visant à accélérer le déploiement de la fibre optique (FTTH) dans les zones de moyenne et faible densité en France (soit environ 26 millions de lignes) via une société dédiée »… mais aussi à récupérer des fonds.  

« Iliad a créé une société dédiée à la gestion active des lignes fibres qui assurera notamment l’acquisition et l’exploitation des tranches de co-financement FTTH du Groupe dans les zones concernées. Free transfèrerait à cette société les contrats de cofinancement existants et environ un million de prises déjà déployées et cofinancées. Le Groupe cèderait 51 % de cette société à InfraVia sur la base d’une valeur d’entreprise d’environ 600 millions d’euros ». 

Cette société proposera à Free un contrat de très long terme, mais pourra également développer des partenariats avec des opérateurs tiers. Pour rappel, l'Autorité de la concurrence vient de donner son feu vert à Free pour la vente des pylônes à Cellnex, une opération permettant à terme de récupérer deux milliards d'euros. 

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À découvrir dans #LeBrief
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L'opérateur explique que « PEACE, pour "Pakistan and East Africa Connecting Europe", est un système de câble sous-marin ouvert et neutre financé par HENGTONG Optic-electric (HKT) ».

Il mesurera 12 000 km et reliera en 2021 « la France au Pakistan, à travers un unique point d’atterrissage dans la ville de Marseille, en passant par la route Europe-Asie, et la ville de Mombasa au Kenya, via un tracé court vers l’Océan Indien [...]. Il s’étendra par la suite jusqu’en Afrique du Sud, sur une longueur totale de 15 000 km ».

De son côté, Orange sera en charge de fournir et d'opérer la station d’atterrissage du câble dans le cité phocéenne. La société en profite pour acheter « 500 Gb/s de capacité sur le câble entre Marseille et le Kenya » afin de soutenir ses activités.

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La banque en ligne néerlandaise vient de lancer une nouvelle offre baptisée Essentielle « gratuite ». Elle vient donc marcher sur les plates-bandes des néobanques.

Elle permet d'avoir une Mastercard à débit immédiat avec un plafond de 2 000 euros d'achat (30 jours glissants) et 500 euros de retrait (7 jours glissants), dans la limite de 5 retraits par mois (1 euro chacun ensuite).

Les découverts ne sont pas autorisés, et vous n'avez pas accès à un chéquier. Aucune condition de ressource n'est demandée pour en profiter. Pour le reste, les conditions sont les mêmes que pour l'offre Intégrale.

Cette dernière ne semble pas changer d'un pouce (si ce n'est son nom Intégrale). Elle permet d'avoir une Mastercard Gold gratuite si vous versez 1 200 euros par mois sur votre compte courant, ou 5 euros par mois sans condition.

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Aux États-Unis, vous avez la possibilité de choisir parmi 11 voix pour Google Assistant (dont John Legend). Le reste du monde n'est pas (totalement) oublié : « aujourd’hui, nous lançons une nouvelle voix dans neuf autres langues : allemand, français, néerlandais, norvégien, italien, coréen, japonais, anglais au Royaume-Uni et anglais en Inde ». 

Elles seront déployées dans la semaine et ont été construites avec les algorithmes WaveNet de DeepMind afin de leur donner « un son naturel »… enfin dans la mesure du possible. Pour en profiter, il faudra se rendre dans l'application Assistant, puis dans Voix de l'Assistant.

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Le nouveau service fait exactement ce que son nom suggère : il crée des endpoints privés pour des services partagés. Ces derniers deviennent alors accessibles via une adresse IP locale depuis Azure ou un réseau sur site, via un VPN ou Azure ExpressRoute.

Azure Private Link fonctionne sur la base d’Azure Virtual Network (VNet), mais en fournissant une adresse IP privée. Après quoi un endpoint peut être paramétré pour un service comme Storage ou SQL Database.

Une adresse IP lui est alors assignée et deviendra accessible depuis VNet ou les installations sur site. Les éditeurs tiers peuvent également proposer des services via des Private Links.

Microsoft rappelle qu’il est déjà possible de créer des endpoints pour VNet. Les Private Links reprennent l’avantage principale de ces derniers – les derniers ne sortent pas d’Azure ou du réseau de l’entreprise – mais permettent en plus de manipuler des IP privées (publiques dans le cas de VNet).

Pour l’instant, le service n’est disponible qu’en préversion et ne fonctionne qu’avec Storage et SQL Database. La version finale prendra en charge une liste nettement plus importante, dont Cosmos DB, MySQL, PostgreSQL, MariaDB, Azure Application Service, Key Vault et Snowflake.

Le tarif est de 0,005 dollar par heure, auquel s’additionne 0,005 dollar par Go transféré dans un sens ou dans l’autre. Attention, la préversion ne possède pas de SLA (service level agreement) et n’est donc pas recommandée en environnement de production.

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Facebook était le seul des GAFAM à ne pas avoir été inquiété jusqu’ici par des histoires d’écoutes humaines sur des enregistrements audios captés depuis les enceintes connectées. La boucle est maintenant bouclée.

Bloomberg avait déjà prévenu en août que des tiers travaillant pour Facebook avaient écouté et transcrit des conversations obtenues via la fonction d’appel de Messenger. Le réseau social a depuis confirmé qu’il faisait de même avec les enceintes connectées Portal.

L’information a été donnée par Andrew Bosworth, directeur de la branche matérielle chez Facebook : « Nous avons mis en pause les évaluations humaines des interactions vocales "Hey Portal" le mois dernier, pendant que nous travaillions sur un plan pour donner aux gens plus de transparence et de contrôle, dont un moyen de l’éteindre ».

Le responsable précise que les processus d’évaluation, d’analyse et de transcriptions n’étaient pas les mêmes que ceux de Messenger, eux aussi à l’arrêt.

Le problème pour Facebook est le même que pour Apple, Amazon, Google et Microsoft : les conditions d’utilisation ne mentionnent nulle part que des personnes tierces peuvent être amenées à écouter des morceaux de conversations privées.

Pas de chance pour le réseau social, qui lance justement… de nouveaux produits Portal, en plus d’une révision de la gamme existante. 

Aux côtés notamment d’une version modernisée de la Portal 10 pouces, on trouve désormais une variante Mini, avec un écran de 8 pouces. Facebook a également présenté sa Portal TV, une set-top box se servant de la télé comme écran.

L’objectif général de la gamme Portal n’a pas changé : la vidéoconférence avec les contacts Facebook. Ces produits embarquent des caméras capables – dans une certaine mesure – de suivre votre visage si vous faites autre chose en même temps, avec des fonctions d’amplification vocale.

Les nouveaux produits ne font que compléter l’offre existante, afin que les intéressés aient différentes tailles d’écran, en plus des moutures de 10 et 15,6 pouces qui existaient déjà, et dont les prix passent respectivement à 179 et 279 dollars (baisses de 20 et 70 dollars). Les modèles Mini et TV sont, eux, vendus 129 et 149 dollars.

Notez que même si ces produits sont tous commercialisés en France, les fonctions liées à Hey Portal ne sont disponibles qu'en anglais.

Facebook jure sur ses grands dieux que les appareils sont désormais tournés entièrement vers la vie privée. Les caméras et micros sont désactivés par défaut, et les appareils n’analysent ni n’enregistrent les conversations. Les appels sont chiffrés et les opérations de machine learning effectués pour améliorer la qualité audio ou vidéo sont effectuées sur l’appareil, pas sur les serveurs de Facebook.

Ce sont du moins les promesses de Facebook, face à une déferlante de problèmes liés à la vie privée depuis le scandale initial de Cambridge/Analytica. La stratégie de l’entreprise repose sur la confiance des utilisateurs dans ses services et l’ubiquité de ses produits et services. Face à une confiance ébranlée et une compétition féroce sur ce créneau, la société n’est pas au bout de ses peines.