du 13 mars 2019
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IBM s'explique sur les photos utilisées pour entraîner sa reconnaissance faciale

En janvier, IBM annonçait la mise à disposition pour des travaux de recherche d’un lot de données spécialement conçu pour travailler l’équité des systèmes de reconnaissance faciale. Comprendre l’éradication de potentiels biais ethniques ou de couleur de peau.

Comme le révèle NBC cependant, ce lot de données a été puisé dans Flickr, plus précisément dans un lot de 99,2 millions de photos, connu comme « collection YFCC100M ». Elle avait été composée par Yahoo, ancien propriétaire de Flickr, pour conduire là aussi des recherches.

La mention CC dans le titre de la collection fait référence à Creative Commons, qui suppose dans la majorité des cas une utilisation libre des clichés, mais avec quelques limites. Or, se pose désormais la question de savoir si IBM pouvait s’en servir pour entraîner ses algorithmes.

Le problème est résumé par NBC : les personnes photographiées n’ont pas spécifiquement donné leur accord pour que leur visage serve à entraîner un système de reconnaissance faciale. Plusieurs photographes ont ainsi fait part de leur surprise à nos confrères.

NBC a d’ailleurs développé un outil permettant aux utilisateurs de Flickr d’entrer leur nom de compte pour vérifier si leurs clichés ont été utilisés. Ils ne pourront pas y faire grand-chose cependant.

IBM a cependant précisé à The Verge que tous les principes de vie privée avaient été respectés, que seules des photos disponibles publiquement avaient été utilisées, qu'elles n'étaient disponibles que pour des chercheurs dûment validés et que les personnes concernées pouvaient quitter (opt-out) la base de données.

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À découvrir dans #LeBrief
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La mise à jour sera d'abord déployée aux États-Unis ce mois-ci, avant d'arriver en Europe (et en France) au cours des prochaines semaines.

L'assistant numérique d'Alexa se place donc à côté de celui de Google dans les téléviseurs depuis les modèles 2018.

Le fabricant annonce au passage que ses TV 2019 Oled et certaines NanoCell recevront une mise à jour au milieu de l'année pour les compatibilités AirPlay 2 et HomeKit.

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Le chiffre d'affaires sur l'année fiscale 2018/2019 est en hausse de 12,5 % sur un an. C'est la première fois qu'il dépasse le cap des 50 milliards de dollars.

Dans le détail, Lenovo est particulièrement satisfait des résultats de sa branche PC and Smart Devices qui affiche des revenus de 38,5 milliards de dollars. La branche Mobile Business Group (avec les smartphones Motorola) revendique pour sa part une hausse du bénéfice avant impôt de 464 millions de dollars. Elle est rentable pour la seconde fois consécutive.

Le constructeur affirme que son quatrième trimestre était « particulièrement solide, avec une amélioration des revenus et des bénéfices dans tous les secteurs ». Enfin, le bénéfice net justement est de 597 millions de dollars sur douze mois, alors que le groupe avait enregistré une perte de 189 millions l'année dernière.

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C'est Marianne qui la diffuse dans son numéro 1158 de son magazine et sur son site.

« Le géant américain choisit avec soin les communes françaises dans lesquelles il s’installe. Et exige une grande discrétion de la part des élus, jusqu’à leur faire signer des clauses de confidentialité », expliquent nos confrères.

Marianne explique notamment que le revendeur choisit ses « cibles avec soin » : des régions touchées par des licenciements et « abandonnées par l’industrie ». Les responsables se plient en quatre pour attirer le géant américain et sa promesse de milliers d'emplois dans son sillage.

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Cette nuit, depuis le Space Launch Complex 40 (SLC-40) à Cape Canaveral, une fusée a décollé avec pas moins de 60 petits satellites à son bord.

Ils ont été largués à 440 km d'altitude, à charge ensuite pour eux de rejoindre leur orbite de croisière à 550 km. Il s'agit pour rappel du premier lancement en masse pour Starlink, un réseau mondial d'accès à Internet par satellite.

Pour cette mission, SpaceX a réutilisé un premier étage qui avait déjà volé par deux fois (en septembre 2018 et janvier 2019). Pour cette troisième mission, il est encore venu se poser sans encombre sur une barge en pleine mer.

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Le 11 avril, l’ambassade d’Équateur à Londres mettait Julian Assange à la porte. Le fondateur de Wikileaks était alors immédiatement arrêté par la police britannique, qui le détient toujours.

Assange est actuellement réclamé par la Suède pour une affaire de viol et par les États-Unis pour violation de l’Espionnage Act.

C’est une première : jamais un tiers n’avait été inculpé pour cette raison, uniquement des sources directes. 17 chefs d’inculpation, pouvant valoir chacun une dizaine d’années de prison, pour un total de 175 ans.

Toutes les charges sont liées aux fameux câbles diplomatiques et informations militaires, obtenus grâce à Chelsea Manning. Des centaines de milliers de documents éventant des secrets d’État et ayant pu mettre la vie de certains agents en danger (point 40 dans le document).

Comme pointé notamment par le New York Times et Olivier Tesquet (journaliste chez Télérama), le procès d’Assange pourrait devenir celui de la presse : « il est devenu la cible d’une affaire qui pourrait ouvrir la porte d’une criminalisation des activités des journalistes américains d’investigation qui écrivent sur des sujets de sécurité nationale », indique ainsi le NYT.

John Demers, à la tête de la National Security Division du département de la Justice, assure que les États-Unis sont conscients du rôle vital des journalistes dans la démocratie.

Mais Assange n’est, selon lui, pas un journaliste : « Aucun acteur, journaliste ou autre personne responsable n’aurait volontairement publié les noms d’individus dont il ou elle savait être des sources humaines confidentielles en zone de guerre, les exposant aux dangers les plus graves ».

Qu’Assange soit ou non un journaliste, un procès porterait sur l’activité, non sur la qualification de la personne inculpée. « Les charges reposent presque entièrement sur la conduite menée tous les jours par les journalistes d’investigation. L’inculpation devrait être vue comme une attaque directe contre la liberté de la presse », affirme Jameel Jaffer, avocat membre du Knight First Amendment Institute de l'université de Colombia.

Il s’agit pour autant de charges, pas d’un procès. L’extradition vers la Suède ou les États-Unis est entre les mains du Royaume-Uni, qui n’a pas encore pris de décision.