du 18 janvier 2018
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Google Assistant accueille les services des Echos et du Figaro

Après Les Echos, c'est au tour du Figaro de lancer son application pour Google Assistant. Le quotidien français est déjà partenaire du géant américain autour de son offre d'abonnement, et a proposé récemment le modèle « Mini » de l'enceinte connectée Google Home gratuitement pour toute souscription d'au moins six mois.

« L'assistant personnel de Google est désormais incollable sur l'actualité en France. Depuis quelques jours, les possesseurs d'enceintes connectées Google Home peuvent parler avec Le Figaro pour connaître les informations importantes du moment, écouter l'éditorial et répondre à la question du jour » précise le média. Aucune indication n'a été donnée sur le modèle économique.

La phrase d'action à prononcer est « Parler avec Le Figaro », celle-ci fonctionnant également avec l'assistant Google présent sur Android ou iOS, bien entendu.

« C'est une étape importante pour Le Figaro. Après le texte, l'image, et la vidéo, cette application est la première incursion du groupe sur le terrain audio, ainsi qu'une première expérience de développement autour de l'intelligence artificielle » précise Bertrand Gié, directeur des Médias Numériques.

On notera au passage que le groupe ne fait pas partie de ceux qui ont décidé de miser sur les podcasts dans le domaine de l'audio, la notion d'intelligence artificielle étant pour le moment assez légère dans des applications de ce genre, qui tiennent plus de l'audiotel nouvelle génération. Contrairement au service des Echos, il est développé en interne.

Ces annonces posent une fois de plus la question du partage des données des lecteurs et de la dépendance des médias français aux plateformes américaines, critiquées par ces mêmes journaux pour leur omniprésence sur le terrain publicitaire. Mais du fonds DNI à l'utilisation importante des services de Google, se débarrasser d'un tel concurrent-partenaire, qui draine parfois une audience importante à travers ses services de recherche et d'actualité, semble être une étape encore un peu trop complexe à franchir.

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À découvrir dans #LeBrief
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Cette problématique est montée en puissance ces dernières années, les plateformes étant en général celles qui proposent les solutions de diffusion et les statistiques associées.

Mais après de nombreux ratés, les annonceurs ont commencé à demander des comptes, pour s'assurer que les chiffres présentés étaient fiables. Depuis, les géants du web cherchent à montrer patte blanche.

C'est un pas de plus que franchit ici Google, avec son programme Measurement Partners, centralisant ses partenariats existants mais aussi quelques nouveaux, pour mettre en avant les outils certifiés pour ses services.

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Le géant de Santa Clara avale donc cette société spécialisée dans les « ASIC structurés », c'est-à-dire des circuits intégrés développés spécifiquement pour un client.

eASIC n'est pas une jeune pousse puisque la société a été créée il y a maintenant 18 ans. L'équipe d'eASIC intégrera le Programmable Solutions Group d'Intel, mis en place suite au rachat d'Altera.

Le montant de la transaction n'est pas précisé.

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Microsoft a diffusé une nouvelle préversion (1810) de l'OS de sa console qui apporte quelques fonctionnalités du côté de l'accessibilité ou des avatars pour le tableau de bord.

La recherche est également étendue aux jeux que vous possédez, alors que quelques fonctionnalités complémentaires seront testées sur des portions limitées d'utilisateurs.

Mais ce qui est surtout mis en avant, c'est l'arrivée de Dolby Vision pour les contenus en streaming, et donc le HDR sur des services comme Netflix.

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Le 11 juin, la neutralité du Net a été retirée aux États-Unis. Cela après plus d'un an de campagne entre défenseurs des libertés numériques et fournisseurs de services d'un côté, et industrie télécom de l'autre, soutenue par l'administration Trump.

Dans ce cadre, l'autorité des télécoms (la FCC) acceptait les commentaires d'internautes. De nombreux messages émanaient de faux comptes, usurpant pour partie l'identité de vraies personnes. En mai 2017, le président de la FCC, Ajit Pai, reconnaissait l'existence de faux commentaires mais refusait de les supprimer, pour éviter de retirer d'éventuels messages légitimes.

Dans une lettre du 6 juillet, au sénateur démocrate Jeff Merkley, il promet la mise en place d'un CAPTCHA sur l'outil de commentaire, lors d'une future révision.

Il estime d'ailleurs que la plupart des faux messages étaient pro-neutralité (7,5 millions de messages identiques liés à 50 000 adresses, pour partie fausses). L'an dernier, une étude de l'industrie télécom estimait pourtant que 98,5 % des commentaires uniques soutenaient ce principe, plaçant les faux commentaires chez les « anti ».

Pai assure encore que ses décisions ne dépendent pas du soutien populaire pour chaque position. Outre-Atlantique, le retrait de la neutralité du Net est particulièrement impopulaire, Ajit Pai ayant été beaucoup moqué par des internautes pour son choix, dans la campagne pour défendre ce principe.

La FCC ne compte pas enquêter sur les faux commentaires liés à la neutralité, le sujet n'étant pas de son ressort.

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En avril, le réseau social promettait un partenariat avec des chercheurs pour étudier les fake news. L'organisation est désormais officielle : Social Science One.

Sa première mission est d'étudier un pétaoctet de données de partage et de métadonnées. Il contient l'ensemble des URL cliquées et partagées par les membres de Facebook, soit deux millions par semaine, et potentiellement 30 milliards de lignes au total.

Les métadonnées incluent les pays, l'âge du membre ou encore son affiliation idéologique, en plus d'informations précises comme la position dans le flux d'actualités, le nombre de partages, de J'aime, etc.

Le but est de construire des ensembles cohérents de données, par un groupe de scientifiques triés sur le volet, avec l'aide du Social Science Research Council. TechCrunch prend l'exemple imaginaire de publications dans la semaine du référendum sur le Brexit.

La documentation de chaque ensemble de données sera accompagné d'appels à propositions de projets de recherche. Ceux choisis pourront obtenir un financement, les données, sans restriction sur les articles produits.

D'autres sujets sont dans les cartons, comme la polarisation des élections, la publicité politiques et l'engagement civique.