du 11 mai 2020
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La société Sidewalk Labs, filiale d'Alphabet, a annoncé, rapporte l'AFP, qu’elle renonçait à développer le quartier futuriste envisagé sur une friche portuaire de la métropole canadienne, en raison de « l’incertitude économique sans précédent » créée par la crise sanitaire, notamment pour « le marché immobilier de Toronto ».

Les craintes sur un usage commercial des données collectées avaient nourri une forte opposition, réunie notamment dans le collectif citoyen #BlockSidewalk. Et conduit Roger McNamee, l’un des premiers investisseurs de Facebook et ex-conseiller de son PDG, Mark Zuckerberg, à qualifier en juin 2019 ce projet de « version la plus évoluée à cette heure du capitalisme de surveillance ».

La démission de plusieurs personnalités recrutées par Sidewalk Labs pour garantir un usage « éthique » de ces datas n’avait fait qu’aggraver les inquiétudes. La société new-yorkaise n’abandonne pas pour autant ses ambitions.

« Bien que nous n’allons pas poursuivre ce projet spécifique, l’urgence sanitaire actuelle nous fait sentir de façon encore plus forte l’importance de réinventer les villes pour l’avenir », a déclaré M. Doctoroff, pour qui les idées développées pour Quayside « contribueront de façon significative à la lutte contre les grands problèmes urbains ».

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