du 09 octobre 2018
Date

Choisir une autre édition

Google+ ferme suite à une faille de sécurité, Google multiplie les mesures

Le réseau social et ses outils pour développeurs (API) fermeront pour les internautes en août 2019, pour deux raisons : une utilisation basse et un « bug » qui aurait affecté environ 500 000 internautes, pouvant révéler leurs données à 438 applications.

« Le service n'a pas été adopté en masse par les consommateurs et développeurs, et a obtenu une interaction limitée avec les applications » écrit Google. Plus de 90 % des sessions dureraient moins de cinq secondes. En septembre, Le Monde explorait pourtant des communautés de niche, toujours actives sur le réseau de Google.

Le bug, lui, est gênant. Via l'API People, un utilisateur peut fournir à une application l'accès à ses informations et aux données publiques d'amis. Dans les faits, elle révélait aussi des données privées « statiques » du profil d'amis, dont les nom, prénom, adresse email, métier, genre et âge.

Le problème a été découvert et corrigé en mars dernier, assure le groupe. Il n'aurait trouvé aucune trace d'exploitation. Selon le Wall Street Journal, le groupe a décidé de maintenir le secret à l'époque, par peur des répercussions, notamment sur son image.

Depuis le 25 mai, avec le Règlement général sur la protection des données, les fuites importantes touchant les résidents européens doivent être signalées aux autorités de protection des données, idéalement dans les 72 heures. Un cadre auquel s'est récemment plié Facebook.

Selon Google, ce « bug » ne remplissait aucun de ses critères justifiant une révélation au public.

Pour tourner ce double échec en progrès, Google l'intègre dans le « projet Strobe », qui inclut d'autres mesures de sécurité. Le groupe affine le contrôle des accès des applications au compte Google, pour accepter ou refuser individuellement les permissions.

Concernant Gmail, la société réserve désormais l'accès aux données utilisateurs aux applications améliorant directement le traitement des emails. En juillet, le Wall Street Journal rappelait que des employés d'applications tierces pouvaient accéder à certains emails.

Les développeurs devront demander un examen de leur application entre le 9 janvier et 15 février 2019. Toute application ne s'y étant pas pliée sera désactivée à compter du 22 février.

Google limite aussi l'accès des applications Android aux données d'appel, de contacts et de SMS. Dans les prochains mois, l'API Contacts ne révélera plus les interactions avec chaque contact. Le champ des applications pouvant demander ces permissions sera aussi limité par Google Play.

Enfin, la société lance son centre de sécurité dans sept pays européens, dont la France. ll détaille les réglages de sécurité et de confidentialité déjà présents dans les paramètres du compte Google.

chargement Chargement des commentaires...

À découvrir dans #LeBrief
Copié dans le presse-papier !

Dans une affaire ressemblant fortement à celle d’Amazon très récemment, un article du média belge VRT annonçait que les employés de Google pouvaient accéder aux enregistrements audio par l’Assistant maison, notamment à travers toutes les enceintes connectées l’utilisant.

On apprenait également que des sociétés tierces étaient payées pour travailler sur des échantillons vocaux, sans que l’on sache très bien dans quelle mesure la vie privée pouvait en être affectée. Une manière de rappeler cependant que tout ce qui se passe autour des enceintes est écouté.

En outre, grâce à une fuite, VRT a pu écouter environ un millier d’enregistrements audio, dont 153 paraissaient clairement accidentels, dans le sens où il s’agissait de conversations courantes, ne relevant pas d’une requête (à moins qu'Assistant ait cru l'inverse). Certaines étaient très intimes, de type « conversations au lit ».

Google n’a pas nié. L’éditeur s’est fendu d’un billet de blog pour expliquer sa position. Le travail avec des « experts » du monde entier est « essentiel » pour améliorer la technique de reconnaissance. Ces personnes ou entreprises travaillent sur un lot ne dépassant jamais 0,2 % du total.

La firme insiste : aucune de ces données n’est associée à un compte Google. En outre, elles ne correspondent normalement qu’à des requêtes clairement exprimées de l’utilisateur à l’Assistant. Une réponse ne cadrant pas avec les découvertes de VRT.

C’est d’ailleurs là que la réponse de Google s’éloigne de ce que l’on aurait pu en attendre. Plutôt que de s’excuser du manque de transparence autour du processus, la firme annonce qu’elle prend très au sérieux cette fuite et que le responsable sera poursuivi.

Copié dans le presse-papier !

Valve vient de lancer ses Steam Labs, qui permettent de tester en avance certaines fonctionnalités dans le client Steam.

Trois sont pour l’instant proposés : 

  • Micro Trailers : permet aux éditeurs de créer un court clip vidéo de six secondes pour présenter un jeu, qui apparaîtra au survol de la souris sur la vignette du titre
  • Recommander : utilise le machine learning pour examiner les titres joués (et combien de temps) et proposer des recommandations adaptées, avec des filtres de préférences
  • The Automated Show : générera à terme automatiquement une vidéo récapitulative des titres populaires du moment (elle est pour l’instant validée et commentée par un employé)

L’arrivée de ces expérimentations peut surprendre, car on attendait plutôt de Valve qu’il officialise la bêta du nouveau client, dont l’interface modernisée est attendue. Elle ne devrait plus tarder, puisque l'éditeur avait signalé mi-juin son arrivée au cours des « prochaines semaines ».

Copié dans le presse-papier !

Il y a quelques mois, Facebook ajoutait de nouvelles informations sur ses publicités. Les utilisateurs pouvaient notamment voir de manière plus précise pourquoi ils avaient été ciblés, et par qui.

Le réseau social passe à la phase suivante. Les informations données sont encore plus détaillées. En particulier, l’internaute pourra savoir quels intérêts particuliers sur le réseau ou Pages visitées lui ont valu telle publicité.

Des outils font également leur apparition, pour contrôler comment les informations personnelles sont utilisées pour le ciblage. On ne peut évidemment pas bloquer les publicités. L’utilisateur peut en outre ajuster ses centres d’intérêt s’il préfère au contraire, quitte à être ciblé, des publicités plus spécifiques.

Dans les options liées aux préférences publicitaires, on trouve enfin deux onglets. Le premier affiche la liste des entreprises ayant utilisé les informations pour du ciblage direct, le second celles qui opèrent pour le compte d’autres acteurs. Les régies ayant utilisé ces données durant les 90 derniers jours sont également listées.

L'offensive pour redorer le blason de l'entreprise continue donc, après des années de scandales liés à la vie privée, tout particulièrement le catastrophique Cambridge/Analytica.

Copié dans le presse-papier !

Hier soir, les utilisateurs de Twitter étaient bien ennuyés : impossible de tweeter ou même de lire le flux, que ce soit sur le web ou dans l’un des multiples clients, officiels ou tiers.

Le problème a été identifié et corrigé en environ une heure. Sur sa page de statut, l’éditeur indique simplement que la panne était due à « un changement de configuration interne ». Le retour à la normale s’est fait ensuite progressivement. 

Copié dans le presse-papier !

Le navigateur, entièrement rebâti sur Chromium, est en test depuis des mois, mais essentiellement pour le grand public. 

Les variantes pour Windows 10, macOS et Windows 7 et 8.1 sont toutes disponibles sur deux canaux : Canary et ses versions quotidiennes, et Dev avec une préversion par semaine, un peu plus stable.

Microsoft vient de donner le feu vert aux entreprises, essentiellement pour attirer leur attention. Le navigateur est jugé prêt à être testé dans un cadre professionnel, puisque les fonctions attendues et la documentation sont presque toutes présentes (le site dédié ne semble pas fonctionner à l'heure actuelle).

C’est notamment le cas du mode IE, qui permet pour rappel d’afficher un site comme s’il était rendu par Internet Explorer. Les règles de groupe et Application Guard sont également présents, de même que les outils pour PDF. 

Certaines fonctions manquent cependant toujours à l’appel, notamment le déploiement hors ligne et le support de la gestion de flotte mobile.

Notez que Microsoft tiendra la semaine prochaine sa conférence Inspire 2019, dédiée aux partenaires. Peut-être l’occasion d’en apprendre davantage, notamment sur l’arrivée du canal bêta qui devrait marquer l’ouverture des tests à plus large échelle.