du 28 mai 2018
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Les développeurs de l'environnement de bureau peuvent sourire : un illustre inconnu vient de donner un million de dollars à la GNOME Foundation. Comme elle l'explique, la somme n'a pas été fournie d'une seule traite. Son versement s'étalera sur deux ans, infusant donc de l'argent frais sur une base régulière.

Comme l'explique la fondation, la somme va permettre évidemment de dynamiser le développement de GNOME et de prendre davantage d'initiatives. Le détail des plans sera annoncé dans les semaines à venir.

Le « timing » du don est intéressant. La fondation existe en effet depuis longtemps, mais ce million de dollars arrive alors que la dernière LTS d'Ubuntu a tout juste un mois. Or, c'est la première à utiliser un GNOME complet depuis de nombreuses années, puisque Canonical se servait d'Unity, jusqu'à sa grande bascule annoncée en avril 2017.

GNOME : un don anonyme d'un million de dollars
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À découvrir dans #LeBrief
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Sony a annoncé que l'entreprise ne sera pas présente lors de la prochaine édition de l'E3, qui se déroulera du 11 au 13 juin 2019. « Nous explorons de nouveaux moyens d'engager notre communauté en 2019 et nous avons hâte de partager nos idées avec vous », s'est contentée de commenter la marque.

Difficile de ne pas faire le rapprochement avec les propos tenus en septembre dernier par Shawn Layden, président de Sony Interactive Entertainment Worldwide Studios. Il expliquait alors que le géant nippon n'organiserait pas de conférence PlayStation Experience cette année, citant un manque de jeux à montrer.

L'absence de Sony à l'E3 n'a rien d'anodin et soulève des questions sur les projets des studios internes à la marque. Cinq ans après le lancement de la PlayStation 4, qui caracole en tête des ventes, sont-ils déjà en train de préparer le terrain pour une remplaçante ? Il est encore trop tôt pour en être certain.

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Les collectes de données d’utilisation de produits Microsoft ne respecteraient pas le Règlement général sur la protection des données, rapporte ZDNet. C’est la conclusion d’une analyse d’impact, publiée par gouvernement néerlandais le 7 novembre.

Les enquêteurs ont repéré huit problèmes dans les versions ProPlus d’Office 2016 et du service Office 365, y compris l’édition web. Windows 10 mène « une collecte secrète, de large ampleur de données personnelles », sans prévenir correctement les utilisateurs, ni visibilité sur les informations retenues, assure le rapport.

Cette télémétrie, revue en début d’année avec le RGPD, récupère des données fonctionnelles et d’usage, des plus classiques. Problème : ces informations sont envoyées sur des serveurs aux États-Unis, en vertu du Privacy Shield, assurent les autorités néerlandaises. Elles sont donc possiblement récupérables par les forces de l’ordre américaines.

Dans le cas d’Office, du contenu comme des objets d’email ou des phrases de documents sont aussi transmis, en cas d’utilisation des outils de traduction ou de correction des applications. La télémétrie de la suite Office serait aussi plus large que celle de Windows 10 : jusqu’à 25 000 types d’événements (partagés avec 30 équipes d’ingénieurs), contre 1 200 pour le système d’exploitation (partagés avec 10 équipes).

Les données seraient aussi retenues sans durée déterminée, alors que le RGPD réclame de ne les conserver que le temps nécessaire.

Selon ZDNet, plus de 300 000 ordinateurs de l’administration néerlandaise utilisent les logiciels Office. Microsoft aurait déjà intégré un paramètre de télémétrie plus restrictif pour Office, tout en promettant plus de transparence sur d’autres problèmes.

Plus largement, le gouvernement s’inquiète du CLOUD Act, récemment adopté par les États-Unis (voir notre analyse). Il « présente un risque pour les données personnelles d’employés des organisations gouvernementales. Le CLOUD Act étend la juridiction des autorités américaines à toutes les données détenues par des sociétés américaines, même si elles sont hébergées dans des centres de données hors de son territoire ».

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Le fabricant l'annonce en personne. Il se situe dans un immeuble haussmannien du XIXe siècle et dispose d'une cour intérieure transformée en Forum – « le plus grand d'Apple à ce jour » – où se tiendront les séances (gratuites) Today at Apple.

Le constructeur annonce que plus de 330 employés sont présents, dont plus d'une centaine de nouveaux. Pour rappel, l'Apple Store du Carrousel du Louvre a fermé ses portes le 27 octobre.

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Comme en 2017, la société devrait évoquer ses nouveautés en cette fin d'année, mais elle voit les choses un peu plus grand.

Elle présente cet événement comme l'occasion de rencontrer la presse, mais également ses abonnés et le grand public. Il se déroulera sur trois jours, du jeudi 29 novembre au samedi premier décembre.

On devrait en apprendre un peu plus sur son boîtier Ghost, dévoilé à la fin de l'été. La société en profitera sans doute pour évoquer de nouvelles options finalisées dans ses applications, de nouveaux services et pourquoi pas une nouvelle offre ?

Rendez-vous dans deux semaines pour en savoir plus. Ceux qui veulent s'inscrire peuvent le faire par ici.

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Dans une longue enquête, le New York Times a révélé les méthodes de lobbying de Facebook, de ses atermoiements internes sur l’ingérence russe à l’emploi d’un cabinet derrière une usine à « fake news ». Il aurait tenté de rediriger la colère sur les autres groupes technologiques et attaqué des critiques, en les liant au milliardaire philanthrope George Soros.

Selon le NYT, la société aurait tenté de réduire l'importance perçue des problèmes, du scandale  du profilage électoral de Cambridge Analytica aux fuites de données régulières.

Elle aurait aussi hésité à révéler ses découvertes sur l’ingérence russe, notamment par peur de fâcher les républicains américains, déjà très critiques de la modération de la plateforme. L'entreprise estimait qu'en révélant le soutien d'acteurs russes à la campagne de Donald Trump, elle serait accusée de prendre parti pour les démocrates.

Dans un communiqué, le directeur des fondations Open Society de George Soros, Patrick Gaspard, accuse Facebook d’avoir financé la production de « fake news » à l’encontre du milliardaire, alors que le réseau social fait de sa lutte un large axe de communication. Il estime aussi que Facebook a nourri un sentiment antisémite en visant Soros de la sorte.

Facebook a répondu au NYT par un communiqué plein de bons sentiments et une conférence téléphonique. Le communiqué, censé relever cinq « inexactitudes », n’en relève en fait aucune.

La société prétend nier les éléments de l’article, mais se contente d’assurer ses bonnes intentions, sans remise en cause factuelle… Sauf sur la première « inexactitude », qui a mené à une  mise à jour du communiqué. Facebook a finalement reconnu avoir mal interprété l’article sur ce premier point. Elle se dit par ailleurs choquée des accusations d’antisémitisme.

Une téléconférence a été organisée par Mark Zuckerberg. Il se défend de toute mauvaise action, et déclare ne pas connaître certains agissements dont la société est accusée, comme ceux attribués au cabinet de lobbying Definers, qualifié de « chien d’attaque de Facebook » par le NYT.

Il ne compte pas quitter la tête du groupe.

Selon le NYT, ces révélations ont agité le Congrès américain, qui réclame plus de contrôle du réseau social, qui aurait montré son incapacité à s'auto-réguler.

En parallèle, l'entreprise a publié son Transparency Report pour le premier semestre 2018. Elle y ajoute deux nouvelles catégories (harcèlement et nudité infantile).

Les demandes d'États ont augmenté de 26 % en un an, passant de 82 000 à près de 104 000. Aux Etats-Unis, elles ont augmenté de 30 %, plus de la moitié (56 %) avec une interdiction de la divulguer à l'utilisateur. Sur le premier semestre, le nombre de contenus bloqués pour raisons légales a grimpé de 7 % par rapport à la même période l'an dernier (de 14 280 à 15 337).

Un système de recours supplémentaire, similaire à une « cour d’appel », est promis pour l’année prochaine.