du 28 mai 2018
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Les développeurs de l'environnement de bureau peuvent sourire : un illustre inconnu vient de donner un million de dollars à la GNOME Foundation. Comme elle l'explique, la somme n'a pas été fournie d'une seule traite. Son versement s'étalera sur deux ans, infusant donc de l'argent frais sur une base régulière.

Comme l'explique la fondation, la somme va permettre évidemment de dynamiser le développement de GNOME et de prendre davantage d'initiatives. Le détail des plans sera annoncé dans les semaines à venir.

Le « timing » du don est intéressant. La fondation existe en effet depuis longtemps, mais ce million de dollars arrive alors que la dernière LTS d'Ubuntu a tout juste un mois. Or, c'est la première à utiliser un GNOME complet depuis de nombreuses années, puisque Canonical se servait d'Unity, jusqu'à sa grande bascule annoncée en avril 2017.

GNOME : un don anonyme d'un million de dollars
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À découvrir dans #LeBrief
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À l’index, DoubleClick/Authorized Buyers, le cœur des enchères publicitaires de l’entreprise américaine. Une plainte avait été initiée en septembre 2018 par Johnny Ryan, l’un des responsables de Brave, le navigateur qui se veut respectueux de la vie privée.

Celui-ci considère que le système publicitaire en cause engendre une violation massive et permanente de données personnelles. « Chaque fois qu'une personne visite un site utilisant le système d'achats DoubleClick/Authorized de Google, des données personnelles intimes et sur ce qu'elle consulte sont communiquées via une « demande d'enchères » adressée à des dizaines ou des centaines d'entreprises, pour solliciter des offres d'annonceurs potentiels ».

« Nous devons réformer la publicité en ligne pour protéger la vie privée, mais aussi les annonceurs et les éditeurs des risques juridiques inhérents au RGPD » ajoute Johnny Brave, dans ce billet de blog.

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Les deux entités sont étroitement liées. Prospress propose (entre autres) en effet depuis longtemps un plugin Subscriptions pour WooCommerce (une extension pour WordPress, développée par Automattic) afin de mettre en place des paiements récurrents avec un abonnement.

Comme l'explique TechCrunch, Prospress dispose d'une vingtaine d'employés qui vont rejoindre les 900 d'Automattic. Cela ne changera pas en profondeur la société, mais indique sa volonté de maîtriser en interne certains outils.

Le montant de la transaction n'est pas précisé.

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Nouvelle mouture pour Kali Linux, distribution GNU/Linux spécialisée dans la sécurité, plus particulièrement les activités de « hacking éthique », dont les tests d’intrusion.

La version 2019.2, disponible depuis hier soir, inclut notamment la mouture 2019.2 de NetHunter, qui supporte désormais plus de 50 appareils mobiles, avec des versions d’Android allant de 4.4 à 8.0.

Pour le reste, il s’agit essentiellement de corrections de bugs, de nouvelles versions mineures d’outils (seclists, msfpc, exe2hex…) ou encore d’un nouveau noyau Linux (4.19.28), la distribution restant sur la branche LTS.

Notez que les utilisateurs actuels de la distribution n’ont pas besoin de télécharger la nouvelle image ISO. Kali Linux est en « rolling release » et ne nécessite donc qu’une mise à jour des paquets pour récupérer les mêmes nouveautés.

Pour lancer la mise à jour, la commande est normalement connue des habitués :

apt update && apt -y full-upgrade

Les intéressés par une réinstallation complète ou neuve sur une autre machine pourront récupérer l’image ISO depuis le site officiel.

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Le 11 avril, l’ambassade d’Équateur à Londres mettait Julian Assange à la porte. Le fondateur de Wikileaks était alors immédiatement arrêté par la police britannique, qui le détient toujours.

Assange est actuellement réclamé par la Suède pour une affaire de viol et par les États-Unis pour violation de l’Espionnage Act.

C’est une première : jamais un tiers n’avait été inculpé pour cette raison, uniquement des sources directes. 17 chefs d’inculpation, pouvant valoir chacun une dizaine d’années de prison, pour un total de 175 ans.

Toutes les charges sont liées aux fameux câbles diplomatiques et informations militaires, obtenus grâce à Chelsea Manning. Des centaines de milliers de documents éventant des secrets d’État et ayant pu mettre la vie de certains agents en danger (point 40 dans le document).

Comme pointé notamment par le New York Times et Olivier Tesquet (journaliste chez Télérama), le procès d’Assange pourrait devenir celui de la presse : « il est devenu la cible d’une affaire qui pourrait ouvrir la porte d’une criminalisation des activités des journalistes américains d’investigation qui écrivent sur des sujets de sécurité nationale », indique ainsi le NYT.

John Demers, à la tête de la National Security Division du département de la Justice, assure que les États-Unis sont conscients du rôle vital des journalistes dans la démocratie.

Mais Assange n’est, selon lui, pas un journaliste : « Aucun acteur, journaliste ou autre personne responsable n’aurait volontairement publié les noms d’individus dont il ou elle savait être des sources humaines confidentielles en zone de guerre, les exposant aux dangers les plus graves ».

Qu’Assange soit ou non un journaliste, un procès porterait sur l’activité, non sur la qualification de la personne inculpée. « Les charges reposent presque entièrement sur la conduite menée tous les jours par les journalistes d’investigation. L’inculpation devrait être vue comme une attaque directe contre la liberté de la presse », affirme Jameel Jaffer, avocat membre du Knight First Amendment Institute de l'université de Colombia.

Il s’agit pour autant de charges, pas d’un procès. L’extradition vers la Suède ou les États-Unis est entre les mains du Royaume-Uni, qui n’a pas encore pris de décision.

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L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) explique que ses 36 pays membres (dont la France) ont été rejoints par l’Argentine, le Brésil, la Colombie, le Costa Rica, le Pérou et la Roumanie.

Pour Angel Gurría (secrétaire général de l'OCDE), « l’intelligence artificielle révolutionne nos modes de vie et de travail et offre des avantages considérables pour nos sociétés et nos économies. Pourtant, elle soulève de nouveaux défis, suscite également des inquiétudes et pose des problèmes d’éthique ».

L'organisation précise que ses principes ne sont « pas juridiquement contraignants », mais qu'ils ouvrent « la voie à l’élaboration de normes internationales et aide[nt] les pouvoirs publics à concevoir leurs législations nationales ».

Cinq points sont mis en avant, dans la lignée de ce que l'on a déjà pu voir chez d'autres organisations/sociétés :

  1. L’IA devrait servir les intérêts des individus et de la planète en favorisant la croissance inclusive, le développement durable et le bien-être.
  2. Les systèmes d’IA devraient être conçus de manière à respecter l’État de droit, les droits de l’homme, les valeurs démocratiques et la diversité, et être assortis de garanties appropriées – permettant par exemple l’intervention humaine en cas de besoin – afin de tendre vers une société juste et équitable.
  3. Il convient d’assurer la transparence et la divulgation responsable des informations liées aux systèmes d’IA, afin de faire en sorte que les individus sachent lorsqu’ils interagissent avec de tels systèmes et puissent en contester les résultats.
  4. Les systèmes d’IA devraient être robustes, sûrs et sécurisés tout au long de leur cycle de vie ; les risques connexes éventuels devraient être évalués et gérés en permanence.
  5. Les organisations et les individus chargés de développer, de déployer ou d’exploiter des systèmes d’IA devraient être responsables de leur bon fonctionnement, dans le respect des principes susmentionnés.

L'Organisation de coopération et de développement économiques formule cinq recommandations :

  • Faciliter l’investissement public et privé dans la recherche et le développement, afin de stimuler l’innovation dans une IA digne de confiance.
  • Favoriser la mise en place d’écosystèmes d’IA accessibles, comprenant les technologies et infrastructures numériques, ainsi que des mécanismes de partage des données et des connaissances.
  • Bâtir un cadre d’action ouvrant la voie au déploiement de systèmes d’IA dignes de confiance.
  • Doter les individus des compétences dont ils ont besoin dans le domaine de l’IA et assurer une transition équitable pour les travailleurs.
  • Favoriser la coopération transnationale et intersectorielle afin de partager des informations, définir des normes et collaborer à l’adoption d’une approche responsable au service d’une IA digne de confiance.