du 06 mars 2019
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Franck Riester plaide (encore) pour des listes noires de sites contrefaisants

Questionné par le député Frédéric Reiss quant à l’opportunité d’un rapprochement entre la Hadopi et le CSA, le ministre de la Culture a rappelé que « chacune de ces autorités a une histoire propre et répond à un besoin caractérisé ».

Cette idée, qui n’est pas neuve comme en témoignent les préconisations du rapport Lescure de 2013, répond à une démarche, « une volonté de cohérence entre le développement de l'offre légale, la défense de la diversité culturelle en ligne et la vocation pédagogique de la réponse graduée » soutient Franck Riester.

Pour l’heure, le cap n’est pas encore fixé. Le gouvernement veut profiter des « États généraux des nouvelles régulations numériques » lancés l’an dernier, et de la consultation en ligne ouverte en janvier 2019 pour étudier différentes propositions.

« Le Gouvernement étudiera naturellement de manière attentive l'ensemble des contributions et préconisations ainsi formulées, et en tiendra compte, selon le cas, pour constituer un ensemble de propositions à porter auprès de la future mandature européenne ou pour la préparation du projet de loi audiovisuelle ».

Au-delà du rapprochement entre la Hadopi et le CSA, la Rue de Valois a déjà des idées très arrêtées. Elle compte « améliorer les outils confiés à ces autorités pour lutter contre les contenus illicites et le piratage ».

S'agissant du piratage en particulier, « l'une des pistes privilégiées à ce stade de la réflexion consiste en une plus grande responsabilisation des acteurs, par exemple par l'établissement de listes « noires » de sites contrefaisants ». Une volonté qui s’inscrit dans les propositions de Françoise Nyssen ou du monde du cinéma.

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L'éditeur de jeux vidéo s'y prend à l'avance puisque la grande messe du jeu vidéo n'aura lieu que dans un peu moins de trois mois.

Il promet « une présentation détaillée de DOOM Eternal, et beaucoup, beaucoup plus ». Un direct sera évidemment proposé. L'événement se déroulera dans la nuit du 9 au 10 juin, à 2h30.

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Dans un billet de blog où elle se présente comme un ardent défenseur de la concurrence et du choix (malgré la troisième amende qui lui pend au nez sur le sujet), Google revient sur la nécessaire évolution d'Android face aux exigences de la commission européenne.

Après de premiers changements, il sera bientôt proposé aux utilisateurs d'Android quel navigateur et moteur de recherche ils veulent utiliser au sein de leur appareil. Une décision qui n'est pas sans rappeler le fameux « ballot screen » de Microsoft pour le choix du navigateur dans Windows.

Tout dépendra de la forme que cet écran adoptera, de son intégration par les partenaires de Google, mais surtout des applications et services qui seront proposés dans chaque pays. On a par exemple vu Chrome intégrer de nouvelles alternatives récemment, mais ne proposer que Qwant en France et DuckDuckGo partout ailleurs en Europe.

Un détail technique qui peut faire toute la différence pour les acteurs en place.

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En septembre dernier, Google avait annoncé la fin d'Inbox pour se consacrer à Gmail. La société se justifiait en indiquant que sa messagerie historique avait déjà récupéré les améliorations et fonctionnalités d'Inbox au fils des mois. Aucun chiffre n'était par contre donné concernant l'utilisation de son autre service.

Le géant du Net ajoutait alors qu'il ne proposerait « plus d'assistance pour Inbox à partir de 2019 » et qu'Inbox by Gmail « fermerait à la fin du mois de mars 2019 ». Finalement un très court sursis aura été accordé puisque la fermeture est programmée pour le 2 avril, en même temps que Google+, comme l'indique 9To5Google.

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Comme on pouvait s'en douter, malgré un premier communiqué vigoureux, la filiale du groupe de Patrick Drahi, propriétaire de Molotov et SFR, n'a pas coupé l'accès à ses chaînes de la TNT à son concurrent cette nuit.

Hier en fin d'après-midi, il a plutôt fait savoir que « les chaînes BFM/RMC acceptent la médiation proposée par le CSA ». Un CSA qui va devoir également se pencher sur le message affiché aux spectateurs de ces chaînes les alertant de son conflit avec Free.

Altice justifie son changement de position par le fait que « Free ne rejette plus le principe d’un accord global portant sur la distribution de ses chaînes en clair et de leurs services associés contre versement d’une rémunération, de même nature que ceux conclus avec les groupes TF1 et M6 ».

On attend désormais de voir la suite qui sera donnée à cette affaire.