du 19 décembre 2018
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Fleur Pellerin soupçonnée de prise illégale d’intérêts

La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique vient de transmettre son dossier spécial au procureur de la République de Paris. Dans sa délibération publiée au Journal officiel, elle soupçonne l’ancienne ministre de la Culture et ex-secrétaire d’État au numérique d’avoir exercé une activité en violation de réserves préalablement émises.

À l’occasion de sa reconversion, Fleur Pellerin avait créé Koreya Consulting, entreprise tournée vers le numérique et le soutien aux start-ups. Depuis septembre 2016, elle a en main K-Funds I, fonds que connaissent bien plusieurs futures licornes françaises et richement doté par la société sud-coréenne Naver Corp. Un géant du Web, propriétaire notamment du moteur Naver.

Le principal souci se situe à partir d’octobre 2015. Celle alors ministre de la Culture avait évoqué avec le président de Naver Corp un projet de partenariat pour organiser la diffusion d’évènements de l'Année France-Corée. Par une lettre d’intention signée en novembre 2015, cette diffusion devait se concrétiser sur l’une des chaînes du groupe Naver TV Cast.

Une « convention de partenariat sur le service vidéo » fut ensuite établie en mars 2016 entre l'Institut français de Corée du Sud et Naver Corp, Fleur Pellerin ayant depuis quitté ses fonctions.

Elle avait bien pris soin de saisir la HATPV, mais celle-ci, au regard des risques d’incompatibilités, avait émis des réserves. En particulier, de ne pas exercer d’activité rémunérée jusqu’au 11 février 2019 « dans une société dont elle a assuré le contrôle ou la surveillance pendant ses fonctions ministérielles successives ou avec laquelle elle a conclu des contrats ou formulé un avis sur de tels contrats, ou à l'égard de laquelle elle a proposé à l'autorité compétente de prendre des décisions ou formulé un avis sur de telles décisions. »

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Chose promise, chose due : Valve a publié hier soir dans le canal bêta de Steam la nouvelle bibliothèque, pensée pour mettre l’accent sur les informations qu’un joueur est censé vouloir en priorité.

Sont donc mis en avant les dernières actualités des titres, plus particulièrement les mises à jour, un onglet pour les évènements à venir, la diffusion sur Twitch, la révision des pages des éditeurs et de la présentation des DLC, une liste de souhaits plus complète ou encore un programme séparé pour des fonctions expérimentales.

Le plus gros changement au lancement du nouveau client est la vue principale sur la bibliothèque, résumant les jeux récemment joués, leurs informations et tout ce qui va avec. Une grande partie de cette grille est composée d’Étagères personnalisables.

Les jeux non installés font apparaître une flèche en bas à gauche de leur vignette pour déclencher l’opération. En revanche, ceux installés n’affichent pas tous le gros bouton vert de lancement, uniquement le dernier titre joué. Étrangement, il faut se rendre soit dans la fiche pour le lancer, soit l’exécuter via un clic droit sur la vignette.

Le client présente également deux nouvelles options dédiées aux performances. La première permet de déclarer sa connexion comme lente, auquel cas Steam ne charge plus automatiquement certains contenus, notamment ceux créés par la communauté et visibles depuis la page d’un jeu. L’autre coupe certains effets visuels dans le client, notamment les flous et reflets.

La recherche fait un vrai bond en avant, avec l’ajout de nombreux filtres auparavant inexistants. On peut ainsi trier par nombre de joueurs, fonctions particulières, compatibilité matérielle, catégorie, etc.

Globalement, la nouvelle interface sera une affaire de goût. Ceux qui espéraient cependant une modernisation et une clarification seront sans doute déçus. La concentration d’informations est encore plus importante et l’esthétique globale n’évolue guère. Certains risquent de se sentir un peu à l’étroit, surtout s’ils possèdent de nombreux titres.

Pour tester la bêta, il faut se rendre dans les options du client (Afficher > Paramètres) puis, dans l’onglet Compte (le premier), changer pour « Steam Beta Update » dans le menu correspondant. Le programme peut être quitté à tout moment.

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Alors que Mozilla avait légèrement ralenti le rythme de parution des versions, l’éditeur fait demi-tour. Firefox 70 sera la dernière mouture à tabler sur un cycle de sept semaines.

À compter de la version suivante et jusqu’à la 74 (prévue pour le 10 mars prochain), chaque cycle sera plus court d’une semaine. Au-delà, le rythme sera donc mensuel. Plus précisément, les versions 75 et ultérieures sortiront toutes les quatre semaines.

Cette décision n’a pas d’influence sur le cycle ESR (Extended Support Release). Le cycle reste d’un an, avec une période de chevauchement de trois mois pour laisser le temps aux entreprises (et éventuellement utilisateurs grand public) de mettre à jour. Les deux prochaines versions ESR sont prévues pour les mois de juin 2020 et 2021.

« Avec des cycles de quatre semaines, nous pouvons être plus agiles et fournir plus rapidement des fonctionnalités, tout en appliquant les mêmes rigueur et zèle nécessaires à une parution stable et de haute qualité. Nous pourrons également mettre plus rapidement de nouvelles fonctions et implémentations de nouvelles API web entre les mains des développeurs », expliquent Ritu Kothari et Yan Or dans le billet de Mozilla.

À changement de cycle, modification des techniques et de certaines approches. Mozilla va donc revoir petit à petit ses indicateurs pour mesurer la qualité globale du code. 

En outre, les projets s’appuyant sur Firefox ESR, notamment Tor Browser et SpiderMonkey, vont devoir s’adapter. L’éditeur confirme d’ailleurs ce qui paraissait évident : des moutures plus fréquentes signifieront moins de changements à chacune. 

Il y aura également des conséquences pour les canaux de développement, notamment Beta. Actuellement, Mozilla produit en moyenne deux builds par semaine dans ce canal. Elles seront plus fréquentes à l’avenir, presque au niveau de Nightly. Les testeurs sont prévenus.

Mozilla ne donne pas réellement de raisons à ce changement, outre celles liées à l’agilité. Mais cette dernière n’est qu’un moyen, pas un objectif en soi. Devant la vague Chromium, il s’agit probablement d’un plan de défense pour faire de Firefox un navigateur capable de réagir (et éventuellement d’attaquer) plus vite.

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L'annonce a été faite par la Pomme en personne. Cette somme s'ajoute aux 200 millions de mai 2017, qui provenaient également de l'Advanced Manufacturing Fund d'Apple.  Pour rappel, Corning est spécialisée dans les verres de protection pour les terminaux mobiles.

Elle doit servir à soutenir « les activités de recherche et développement », sans plus de détail. Lors d'une interview en mars 2019, un des dirigeants de Corning expliquait que l'un des défis actuels est de développer un verre suffisamment fin pour plier sans casser. Certains y voient la possibilité pour Apple de se lancer dans les écrans pliables. 

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« On peut presque parler de harcèlement juridique et médiatique ». Dans un entretien aux Échos, Stéphane Richard se plaint des positions de l’Arcep à son encontre. 

« L'Arcep a lancé dix procédures contre Orange, c'est un record historique ! Si encore Orange renâclait à investir ou était défaillant, on pourrait comprendre. Mais nous sommes l'opérateur européen qui investit le plus en pourcentage de son chiffre d'affaires – et essentiellement en France » assure-t-il. 

Orange justifie le dépôt d’une question prioritaire de constitutionnalité à l’encontre des pouvoirs de sanction de l’autorité. « Orange ne [le] remet pas en question », soutient le numéro un de l’opérateur. 

Lancée à l’occasion d’une procédure sur la qualité des offres de gros, Orange reproche « l'absence de séparation au sein de l'Arcep entre les équipes chargées d'écrire la règle, de contrôler son respect et de sanctionner les éventuels écarts ». 

L’entreprise assure qu’il ne s’agit pas de faire pression sur l’autorité, simplement de soulever un problème constitutionnel.

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La valse des annonces des conférences continue avec OnePlus qui dévoilera la prochaine évolution de son smartphone jeudi 26 septembre, comme l'indique The Verge.

Dans le même temps, le patron de la société Pete Lau a dévoilé une photo de l'arrière du smartphone, qui dispose désormais d'un rond noir à l'intérieur duquel se trouvent trois capteurs. Ils seraient de 16 Mpixels (17 mm), 48 Mpixels (26 mm) et 12 Mpixels (51 mm) selon le compte Twitter Ishan Agarwal.

Pour le reste, les rumeurs indiquent un écran à 90 Hz et un SoC Snapdragon 855+.