du 31 janvier 2019
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Facebook signe record sur record au 4e trimestre

Comme à chaque quatrième trimestre, Facebook a une fois de plus battu bon nombre de ses records sur le plan financier. À commencer par son chiffre d'affaires qui atteint des sommets historiques, à 16,91 milliards de dollars, contre 12,97 milliards l'an dernier. De quoi afficher un coquet bénéfice de 6,88 milliards de dollars, contre 4,27 milliards fin 2017.

La base d'utilisateurs du réseau social continue elle aussi de grimper et atteint 2,32 milliards de personnes chaque mois, contre 2,27 milliards au trimestre précédent. Si l'évolution est au point mort en Europe et aux États-Unis, elle se poursuit dans les zones Asie-Pacifique et le reste du monde.

En moyenne, le revenu dégagé par utilisateur sur ce trimestre atteint 7,37 dollars, avec des valeurs très disparates selon les régions. Un profil d'Asie-Pacifique rapporte 2,96 dollars, un européen 10,98 dollars, contre 34,86 dollars en Amérique du Nord et 2,11 dollars dans le reste du monde.  

Des performances qui permettent à l'entreprise de voir son cours en bourse bondir de 11,5 % dans l'après-séance, juste après une journée où il avait déjà grimpé de 4,3 %. Un joli score qui n'est toutefois pas suffisant pour retrouver les hauteurs atteintes en juillet 2018.

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À découvrir dans #LeBrief
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Sur Twitter, « supprimer » ne veut pas forcément dire « supprimer ». Les messages directs envoyés à d’autres comptes restent en effet stockés pendant des années, même s’ils ont été supprimés ou échangés avec des comptes aujourd’hui suspendus ou supprimés.

On se rappelle que la société avait changé le comportement des messages directs il y a quelques années : supprimer un message envoyé ne l’enlevait plus de la conversation pour tous les participants, mais uniquement pour l’expéditeur.

En utilisant l’outil intégré de récupération des données du compte, on peut donc remettre la main sur des messages reçus de comptes aujourd’hui disparus ou suspendus par Twitter.

Problème, la société affirme qu’après suppression d’un compte, les données sont gardées pendant une « brève période » pour des impératifs juridiques. TechCrunch affirme au contraire que les archives peuvent contenir des données datant de plusieurs années après la fermeture des comptes.

Twitter a simplement réagi en indiquant se pencher sérieusement sur la question pour en délimiter le périmètre exact.

Comme le rappellent nos confrères, Twitter s’expose à des poursuites dans le cadre du RGPD. Le fonctionnement du bouton Supprimer dans les DM est expliqué par l’entreprise, mais elle peut difficilement défendre la présence de vieilles données de comptes supprimés.

Supprimer un compte reste l’expression directe du droit d’effacement que toute entreprise doit respecter en Europe.

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Il y a un peu plus d'un an, la société avait évoqué une offre en partenariat avec Bimbox : le Neo Cloudbook. Si le projet semble abandonné, l'idée de base est encore là.

Thomson vient ainsi d'annoncer un partenariat avec le français Blacknut dans le domaine du Cloud gaming. Il sera mis en avant à l'occasion du MWC de Barcelone : « Blacknut sera préinstallé sur les notebooks de Thomson et également disponible sur les téléviseurs Android et sur les smartphones de la marque ».

La première mensualité est offerte, il faudra ensuite payer 14,99 euros par mois.

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Le Conseil constitutionnel a censuré vendredi l’ancien régime du droit de communication des données de connexion dont bénéficiaient les agents des douanes. Après avoir considéré que ce régime était conforme au bloc de constitutionnalité le 27 janvier 2012, la haute juridiction est finalement revenue sur son analyse en raison d’un « changement des circonstances ».

Poussé par la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne (et son fameux arrêt Télé2), il a finalement estimé que le législateur ne pouvait pas organiser un tel droit contre les FAI et les hébergeurs sans prévoir de garanties particulières.

« Le législateur n'a pas entouré la procédure prévue par les dispositions contestées de garanties propres à assurer une conciliation équilibrée entre, d'une part, le droit au respect de la vie privée et, d'autre part, la prévention des atteintes à l'ordre public et la recherche des auteurs d'infractions » écrit-il avant de censurer ce mécanisme.

Dans sa grande mansuétude, il a néanmoins déporté dans le temps cette censure, afin de sanctuariser les procédures en cours sur l’autel de la sauvegarde de l’ordre public et la recherche des auteurs d’infractions, deux objectifs à valeur constitutionnelle.

Le défaut d’encadrement sanctionné ici a été depuis corrigé par la loi du 23 octobre 2018 relative à la lutte contre la fraude.

Depuis, les agents des douanes ayant au moins le grade de contrôleur peuvent se faire communiquer les données de connexion chez les opérateurs, les hébergeurs et les FAI, mais cette demande ne peut viser que les infractions les plus graves et l’accès doit être autorisé par le procureur de la République. Les données communiquées doivent enfin être détruites « à l’extinction de l’action pour l’application des sanctions fiscales ».

Dans cette QPC, notons l’intervention de la Quadrature du Net, et d’autres associations (Franciliens.net, FAImaison, Midway's Network et Rézine), toutes représentées par Me Alexis Fitzjean Ó Cobhthaigh.

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Comme l'a repéré 9to5 Google, une prochaine évolution du navigateur devrait limiter les possibilités pour les développeurs d'utiliser l'API Filesystem de vérifier si ce mode est actif.

Celle-ci y étant désactivée, un simple appel permettait de savoir si l'utilisateur cherchait à rester discret sur ses visites ou non. Certains éditeurs s'en servaient par exemple pour éviter que des lecteurs contournent leurs paywall, interdisant la navigation privée.

Ils devront désormais faire autrement, ou éviter de telles pratiques.

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Dans deux arrêts dits Sabam de 2011 et 2012, la juridiction européenne avait détaillé la prohibition inscrite à l’article 15 de la directive sur le commerce électronique.

Ce texte de 2000 interdit aux États membres d’imposer une surveillance généralisée sur les flux transitant chez les intermédiaires techniques.

Selon la CJUE, ce filtrage est toujours proscrit lorsqu’il porte sur l’ensemble des informations stockées sur les serveurs, s’applique indistinctement à l’égard de l’ensemble des utilisateurs, à titre préventif, à ses frais exclusifs et sans limitation dans le temps. Cinq critères cumulatifs mais qui ne comblent pas toutes les situations.  

Comme déjà expliqué, en avril 2016, un internaute caché sous le pseudonyme de « Michaela Jašková » avait posté un message injurieux à l’encontre d’Eva Glawischnig-Piesczek, femme politique autrichienne affiliée aux Verts, qualifiée sur Facebook de « clocharde corrompue » issue d’un « parti fasciste ».

Le réseau social avait rendu ces messages illicites inaccessibles uniquement sur le territoire autrichien. La victime avait contesté cette décision en exigeant un retrait à l’échelle planétaire, portant également sur les contenus identiques, analogues ou similaires aux messages initiaux.

Dans le dossier enregistré en janvier 2018, dont on attend maintenant les conclusions de l’avocat général, la CJUE devra déterminer juridiquement si le filtrage est toujours généralisé lorsqu’il porte sur tous les flux ou stocks d’un hébergeur, mais en étant limité par exemple aux utilisateurs présents au niveau d’un État membre.

Elle devra dire aussi si un hébergeur peut se voir contraindre de retirer des données similaires à celles qualifiées une première fois d’illicites, retrouvées au niveau mondial ou d’un État membre.

L’affaire est importante et pourrait rejaillir sur les débats actuels autour de l’article 13, disposition qui industrialise le filtrage des contenus sous droit d’auteur.