du 19 décembre 2017
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Facebook en a marre des sites qui quémandent de l'engagement et va sévir : gare aux concours (et à TF1 One)

Avec l'arrivée des réactions sur le réseau social, certains administrateurs de page ont cherché des astuces pour tenter de générer artificiellement de l'engagement, garantissant une meilleure mise en avant de leurs publications.

Ainsi, les algorithmes de Facebook sont assez faciles à tromper avec un simple « Clique sur j'aime si tu es pour la paix dans le monde » ou « vote pour ton chat mignon préféré avec telle ou telle réaction ». Un dispositif bien connu des utilisateurs de Twitter.

Les équipes de Mark Zuckerberg se réveillent néanmoins et viennent de publier un billet de blog pour siffler la fin de la récré. On y apprend que toutes les publications se servant d'un dispositif « d'engagement bait » seront pénalisées. Les pages qui insisteront pourront elles aussi être touchées.

Attention tout de même : dans les cinq exemples donnés (vote, réactions, partage, tag et commentaire), on compte un cas typique de concours. « Partagez avec dix amis pour avoir la chance de gagner cette voiture » sera donc également considéré comme une pratique à bannir, de quoi refroidir quelques Community Manager qui ne génèrent leur croissance qu'à travers ces évènements.

Cela va passer par un modèle de type machine learning, spécialement entraîné à reconnaître ce type de publications. Facebook précise que les publications à la visée plus « noble » ne seront pas impactées : ceux qui demandent de l'aide, un conseil, recherchent une personne disparue, lèvent des fonds pour une cause, etc.

On se demande ainsi comment serait considérée la publication de TF1 One, qui a récemment osé le « Tous les 1 000 partages de cette vidéo, une famille Rohingya sera secourue », comme publication sponsorisée. Face à la réaction des internautes, elle a depuis été supprimée.

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Le mouvement peut surprendre, mais c'est une manière de rappeler aux utilisateurs du navigateur le plus utilisé que l’éditeur a des technologies à faire valoir.

L’extension intègre simplement Smart Screen dans Chrome : toute adresse visitée sera comparée à une liste interne capable de pointer les sites malveillants. Auquel cas une alerte rouge s’affichera en pleine page, avec possibilité de passer outre si l’on est sûr de soi.

Selon NSS Labs, Smart Screen fait mieux que le Safe Browsing, en bloquant 99,5 % des menaces contre 87,5 %. On rappellera cependant que les deux protections impliquent un envoi systématique de l’historique aux serveurs de Google et Microsoft.

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Très mauvaise surprise pour les joueurs : environ 50 000 ont été infectés par un élément qui se cachait dans les skins du site officiel.

La découverte, sérieuse, a été faite par Avast. Face à la multiplication des sources, on attend évidemment d’un site officiel qu’on puisse y récupérer des données au-delà de tout soupçon. D’autant que le malware en question serait en capacité de formater le disque dur et de corrompre les sauvegardes, le tout en envoyant des messages d’insultes aux victimes.

Selon Kotaku, Microsoft – à qui appartient Mojang – a déjà fait le ménage. L'éditeur a de son côté déployé une mise à jour pour nettoyer les skins de tout code malveillant, qui résidait dans les images au format PNG. Il ne pouvait pas être exécuté par le jeu, mais pouvait être détecté par les antivirus.

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Les promesses n'engagent que ceux qui les croient, surtout quand elles sont vagues. Depuis le scandale Cambridge Analytica (voir notre analyse), y compris devant les parlementaires américains, Facebook assure étendre la protection de la vie privée imposée par le Règlement général sur la protection des données hors de l'Union européenne, où il s'appliquera le 25 mai.

Pourtant, la société n'a jamais fourni de détails. Elle a même déclaré plusieurs fois adapter ces outils à chaque territoire. En clair, derrière une promesse de principe, aucune garantie n'existe.

À Reuters, Facebook confirme que les membres hors d'Amérique du Nord sont liés à son siège irlandais. Le mois prochain, la société compte transférer cette responsabilité vers les États-Unis pour les internautes d'Afrique, Amérique latine, Asie et Australie.

Selon l'agence de presse, les réglages et sanctions supplémentaires ne seront donc fournis qu'en Europe et en Amérique du Nord, c'est-à-dire là où la pression publique est la plus forte. Le réseau social perpétue donc une logique du moins disant en matière de vie privée.

Sur environ deux milliards de membres, 1,5 milliard ne seraient ainsi pas concernés par ce changement. Les réglages supplémentaires, imposés par le RGPD, sont d'ailleurs un modèle de confusion, mettant en avant l'acceptation des collectes, pour mieux cacher les options de refus.

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L’aventure n’aura pas duré longtemps. The Verge avait révélé en début d’année l’existence du projet. Quelques mois plus tard, Intel annonce la fin de partie. La déclaration, déjà donnée à plusieurs de nos confrères, indique simplement que l’entreprise travaille « continuellement sur de nouvelles technologies et expériences », mais que toutes « n’aboutissent pas à un produit » commercialisable.

Le projet Superlight (nom de code des lunettes Vaunt) est selon Intel un exemple de la manière dont l’entreprise se différencie. Elle a choisi de prendre cependant une « approche disciplinée », entraînant des « choix difficiles », les « dynamiques du marché » n’étant manifestement pas favorables.

On ne sait pas vraiment ce qui a pu changer à ce point en quelques mois. En décembre, Intel expliquait à The Verge être en recherche d’un partenaire pour la commercialisation. Nos confrères se disent d’ailleurs déçus de cet abandon, le prototype testé ayant révélé un vrai potentiel.

De son côté, The Information note que le groupe travaillant sur Vaunt comprenait environ 200 personnes, et que des licenciements sont probablement à prévoir, ce que n’a pas confirmé Intel.

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On se doutait d'un tel développement, il est désormais confirmé et présent : les entreprises intéressées peuvent profiter des Lens sponsorisées pour glisser un bouton d'achat.

L'évolution est la même que dans Instagram, et se fait sans jamais quitter l'application. Une simplicité qui pourrait plaire et motiver les indécis qu'un processus un peu trop long pourrait rebuter.

La fonction se nomme Shoppable AR, une extension des Sponsored Lenses. Les entreprises intéressées ne paieront pas plus cher. Clairol, Adidas, King et STX sont parmi les premières à en profiter.

Snap, de son côté, a tout à y gagner. Même si le service n'est pas facturé, il pourrait motiver d'autres entreprises à venir y acheter de nouveaux espaces publicitaires.