du 19 décembre 2017
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Facebook en a marre des sites qui quémandent de l'engagement et va sévir : gare aux concours (et à TF1 One)

Avec l'arrivée des réactions sur le réseau social, certains administrateurs de page ont cherché des astuces pour tenter de générer artificiellement de l'engagement, garantissant une meilleure mise en avant de leurs publications.

Ainsi, les algorithmes de Facebook sont assez faciles à tromper avec un simple « Clique sur j'aime si tu es pour la paix dans le monde » ou « vote pour ton chat mignon préféré avec telle ou telle réaction ». Un dispositif bien connu des utilisateurs de Twitter.

Les équipes de Mark Zuckerberg se réveillent néanmoins et viennent de publier un billet de blog pour siffler la fin de la récré. On y apprend que toutes les publications se servant d'un dispositif « d'engagement bait » seront pénalisées. Les pages qui insisteront pourront elles aussi être touchées.

Attention tout de même : dans les cinq exemples donnés (vote, réactions, partage, tag et commentaire), on compte un cas typique de concours. « Partagez avec dix amis pour avoir la chance de gagner cette voiture » sera donc également considéré comme une pratique à bannir, de quoi refroidir quelques Community Manager qui ne génèrent leur croissance qu'à travers ces évènements.

Cela va passer par un modèle de type machine learning, spécialement entraîné à reconnaître ce type de publications. Facebook précise que les publications à la visée plus « noble » ne seront pas impactées : ceux qui demandent de l'aide, un conseil, recherchent une personne disparue, lèvent des fonds pour une cause, etc.

On se demande ainsi comment serait considérée la publication de TF1 One, qui a récemment osé le « Tous les 1 000 partages de cette vidéo, une famille Rohingya sera secourue », comme publication sponsorisée. Face à la réaction des internautes, elle a depuis été supprimée.

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Netflix a annoncé son souhait de lever 2 milliards de dollars de dettes sur les marchés dans les prochaines semaines. Cette opération, qui ferait passer la dette totale de la société au dessus de la barre des 10 milliards de dollars, a pour objectif de permettre, à court terme, l'acquisition de nouveaux contenus à diffuser.

Netflix prévoit de dépenser 8 milliards de dollars en 2018 à ces fins, un total qui pourrait bien franchir la barre des 9 milliards si cet emprunt amplifie sa récente frénésie d'achats. Depuis le début de l'année, l'entreprise a en effet déjà déboursé 6,9 milliards de dollars pour ses contenus.

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Depuis hier, on voit fleurir des articles annonçant que le navigateur de Google arrive dans une version adaptée à Windows 10 on ARM. Preuve que l'emballement médiatique est toujours une valeur sûre.

À l'origine de cette « annonce », il y a une interview de Miguel Nunes par Android Authority à l'occasion que l'ARM TechCon. Le product manager de Qualcomm aurait ainsi répondu « Oui », à la question de savoir si un portage ARM de Chrome était en cours.

Puis il a ajouté « Nous travaillons avec différents intégrateurs et sur plusieurs designs. Vous en apprendrez sans doute plus dans la seconde moitié de l'année prochaine. Chaque constructeur décide de son timing, mais on y travaille activement ».

Pour rappel, Chromium a déjà été porté pour des architectures ARM, comme il y a déjà eu des appareils sous ChromeOS basés sur des puces ARM, notamment chez Samsung. Pour Qualcomm, on sait que le projet Cheza est en cours, et qu'il vise à placer des Snapdragon 845 dans des Chromebook.

On peut donc plutôt miser sur une incompréhension autour de la question posée par notre confrère. Si Google veut porter demain Chrome pour Windows 10 on ARM et assurer un suivi sur le long terme, cela ne devrait être guère difficile. Reste à le décider et à l'annoncer.

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Un peu plus de trois ans après son arrivée à la tête du studio canadien Motive, Jade Raymond a quitté la structure fondée par Electronic Arts.

Les circonstances de ce départ restent floues. Seule certitude, Samantha Ryan, qui dirige déjà les studios EA Mobile, Maxis et BioWare, récupère ses responsabilités.

Lors de sa pige chez EA, l'ancienne directrice d'Ubisoft Toronto s'est notamment penchée sur le développement du jeu Star Wars confié à Visceral Games, ainsi que sur la campagne solo de Star Wars Battlefront II. Sa tâche principale restait toutefois le développement d'une nouvelle franchise, qui pour l'heure en reste à ses balbutiements.

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La version 4.19 du noyau Linux est désormais disponible. Comme toujours, les utilisateurs attendront que leur distribution leur propose la mise à jour, qui souvent n’arrive qu’avec la version majeure suivante.

La particularité principale de cette mouture est qu’elle a été développée sans la supervision de Linus Torvalds. Il est pour rappel « en repos », à méditer sur ses interactions avec les autres. Connu pour sa brutalité dans les rapports humains, les remous ont fini par le rattraper. Il est temporairement remplacé par Greg Kroah-Hartman, qui s’est donc chargé de l’annonce.

Comme souvent, la plupart des améliorations concernent le support du matériel et donc les pilotes. On note par exemple une première prise en charge de l’Adreno 600 de Qualcomm, une progression pour les GPU Icelake « Gen 11 » d’Intel, de nombreuses améliorations pour les GPU Zen et GFX9 d’AMD ou encore une surveillance désormais précise de la température pour les Threadripper 2.

Notez que cette version continue d’intégrer des mesures d’atténuation pour les failles Spectre, puisqu’elles touchent de nombreuses architectures et possèdent plusieurs variantes. Les processeurs IBM POWER et x86 reçoivent ainsi des protections supplémentaires, et même jusqu’aux IBM s390.

Maintenant que le noyau 4.19 est terminé, la gestion de son développement doit normalement revenir à Torvalds. Il devrait être aux commandes du kernel 4.20, qui pourrait être renommé en Linux 5.0, de la même manière que le noyau 3.19 était devenu le 4.0. Phoronix a pour information réalisé une compilation des nouveautés attendues.

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En partenariat avec Ericsson, le fabricant dit avoir passé avec succès le premier appel en « vraie 5G » sur la bande des 3,5 GHz, avec un prototype de smartphone (dans un format ressemblant à un téléphone portable) exploitant son modem Snapdragon X50.

Ensuite, du côté des modules d'antennes pour les fréquences millimétriques (QTM052), Qualcomm annonce une puce 25 % plus petite que celle présentée de juillet 2018. Elle s'intègre dans le smartphone et travaille conjointement avec le modem. La réduction de l'encombrement permet de réaliser des smartphones plus petits.

Avec Samsung, le constructeur développe des cellules afin de créer une infrastructure réseau conforme à la norme 5G, toujours sur les bandes inférieures à 6 GHz. Qualcomm est donc sur tous les fronts, des smartphones aux antennes en passant par les modems.

S'exprimant lors d'une conférence sur la 5G à Hong Kong, le président de Qualcomm Cristiano Amon s'attend à ce qu'au moins deux smartphones haut de gamme en 5G soient lancés. Le premier durant le premier semestre, le second pendant les grandes vacances.