du 23 janvier 2018
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Facebook admet son potentiel corrosif pour la démocratie

Samidh Chakrabarti, directeur produit chez Facebook, s'est lancé dans le difficile exercice de répondre aux questions revenant régulièrement aux oreilles de l'entreprise.

Il admet ainsi que des acteurs russes ont pu transformer le réseau social en « arme à information », capable de saper la « démocratie américaine ». Facebook « a été très lent à reconnaître » ce phénomène.

Il rappelle que le service a été initialement créé pour connecter les amis et la famille, et qu'il n'a pas nécessairement été préparé à affronter de tels phénomènes. Faut-il y voir l'une des raisons majeures de la future réorientation du flux vers les contacts ?

Dans tous les cas, Facebook est un réseau social : « Au mieux, il nous permet de nous exprimer et d'agir. Au pire, il permet à des gens de diffuser de la désinformation et de corroder la démocratie ». Des mesures ont donc été prises, notamment une confirmation d'identité pour les acteurs émettant des publicités relatives à des élections.

Le responsable souligne la difficulté de ces combats, notamment les différentes formes d'intimidation politique, dont les nuances (essentiellement culturelles) peuvent échapper à vérification faite par les machines.

Il reconnaît que ces phénomènes existent, tout comme celui de la fameuse « chambre d'écho », donnant parfois aux utilisateurs la sensation que la plupart des gens sont d'accord avec eux : s'entourant naturellement de personnes proches ou simplement par soutien public à certains posts sur le mur, les avis peuvent donner l'illusion d'une grande convergence. Chakrabarti estime cependant que ce type de scénario est difficile à combattre, puisqu'il s'agit avant tout d'un comportement humain.

Il est évident que cette communication est le dernier symptôme en date d'une prise de conscience chez Facebook. Les bases de l'entreprise tremblent devant les accusations formulées, particulièrement depuis l'élection de Donald Trump. Avec toujours en filigrane la crainte d'une chute du chiffre d'affaires.

L'exercice reste néanmoins intéressant, tout comme les différentes réactions que l'on peut lire sous le long texte, auxquelles répond d'ailleurs parfois Samidh Chakrabarti.

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Trois mises à jour ont été annoncées en ce sens dans la soirée d'hier. Tout d'abord, les Moments qui regroupent plusieurs tweets autour d'une même thématique, vont être revus pour disposer d'un défilement vertical.

L'onglet Explorer sera désormais organisé par thématiques afin de proposer celles qui correspondent le mieux aux goûts de chaque internaute. Enfin, le flux principal va intégrer de manière croissante des éléments, photos et vidéos sur de grands évènements.

Une annonce qui tombe à point nommé pour la coupe du monde de football. Espérons tout de même que l'on pourra là aussi personnaliser manuellement ces fonctions, afin de ne pas imposer le sport, les salons du moment ou les dernières émissions de TV à ceux qui n'en ont que faire.

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Un débat fait rage sur les 300 derniers millions d'euros des 3,3 milliards de subvention des réseaux d'initiative publique, rapportent Les Échos. Cette large somme était promise en 2013 aux départements et régions, pour les aider à couvrir les zones rurales abandonnées par les opérateurs privés, pour un coût total de 13 à 14 milliards d'euros.

Selon la Fédération des industriels des réseaux publics (Firip), ces 300 millions d'euros ont disparu des plans du gouvernement, qui ne respecterait pas sa promesse. Que nenni, répond le gouvernement, qui a réattribué cet argent à d'autres technologies que la fibre, comme le guichet numérique (qui fournit un chèque de 150 euros aux habitants se connectant en très haut débit radio ou par satellite).

Autre débat : l'après 2022, où l'ensemble des lignes Internet fixe doivent disposer du très haut débit, et 80 % en fibre. Si cet objectif est déjà difficile à tenir, il restera dans tous les cas 6 millions de lignes à couvrir en fibre pour atteindre la société du Gigabit, voulue en 2025 par l'Union européenne. Or, le plan France THD s'arrête net à 2022. Selon l'État, de futures subventions engendreraient un surcoût de 600 à 800 millions d'euros en subventions. Une paille face aux 3,3 milliards déjà engagés, que le gouvernement rechigne tout de même à promettre, face aux larges promesses des financeurs privés.

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Cette brèche porte la référence CVE-2018-3665 et a été confirmée par Intel, qui lui attribue un niveau de dangerosité élevé. Assez proche de la faille Meltdown, c'est une nouvelle fois l'exécution spéculative qui est pointée du doigt.

Via un processus local, « un attaquant pourrait exploiter cette vulnérabilité pour accéder à des informations sensibles » explique l'US-CERT. Pour Intel, tous les processeurs de la gamme Core sont touchés, une architecture lancée il y a maintenant plus de dix ans.

Cette faille peut être corrigée de manière logicielle par les systèmes d'exploitation. Les premières mises à jour sont en cours de déploiement, tandis que les autres se préparent, notamment chez Red Hat, Linux et Microsoft.

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C'est à l'issue d'une réunion entre les États membres de l'agence spatiale européenne que la bonne nouvelle a été annoncée, comme le rapporte l'AFP. Elle « a permis de régler certains problèmes épineux » précise Alain Charmeau, le patron d'ArianeGroup, sans entrer dans les détails.

Il enchaîne : « Maintenant on a la certitude qu'on va pouvoir organiser correctement la réduction de la fabrication des Ariane 5 et la montée en puissance des Ariane 6 », à partir de 2021-2022.

Selon Les Échos, il serait question de « plus de 300 millions d'euros pour cette transition mais, aussi, pour le nouveau moteur à propergol solide P120C commun aux premiers étages des fusées Vega et Ariane 6 ».

Pour rappel, le premier lancement d'Ariane 6 est prévu en 2020.

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Pour couper le ciblage des espaces gérés par le géant américain, il suffit de se rendre sur cette page. Si vous préférez le laisser activé, elle précisera les critères retenus, explique la société.

Vous pourrez ainsi les consulter en détail, les mettre à jour et/ou les couper selon les cas. L'élément expliquant le ciblage dans les publicités est aussi mis à jour pour l'occasion, pour mieux refléter ces éléments et s'adapter à un nombre croissant d'interfaces.