du 06 septembre 2018
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Facebook a une définition trop large du terrorisme, selon une experte de l'Onu

À Just Security, Fionnuala Ni Aolain, l'experte de l'Onu en protection des droits de l'homme dans la lutte contre le terrorisme, détaille l'intention d'une lettre à Facebook datée du 24 juillet (PDF). Elle affirme aussi avoir rencontré des représentants du groupe, la semaine dernière.

Il définit les terroristes comme « toute organisation non-gouvernementale qui mène des actes de violence prémédités contre des personnes ou bien pour intimider une population civile, les autorités ou des organisations intellectuelles dans un but politique, religieux ou idéologique ».

Facebook considère ainsi l'Armée syrienne libre, opposée à Bachar El-Assad, comme un groupe terroriste dont les contenus doivent être supprimés. Des comptes de personnes chroniquant la persécution de minorités birmanes par les autorités (elles-mêmes récemment bannies du réseau social) étaient aussi retirés. À tort, considère la spécialiste.

La professeure à l'Université de droit du Minnesota demande à Facebook d'aligner son analyse sur celle du Conseil des droits de l'Homme de l'Onu. À Just Security, elle assure que le problème ne concerne pas que Facebook.

Il est d'autant plus sensible dans le contexte européen, la Commission distribuant bons et mauvais points dans la suppression rapide des contenus terroristes. Elle envisage d'imposer ce retrait en une heure après signalement.

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