du 07 juin 2018
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Facebook a partagé de nombreuses données avec 60 fabricants de smartphones

L'information a été révélée le 3 juin, par le New York Times. Il y a dix ans, à l'époque où de multiples systèmes mobiles étaient encore sur le marché, Facebook a confié l'accès à de nombreuses fonctions de sa plateforme (messagerie, boutons J'aime, carnet d'adresses…) aux constructeurs. L'objectif : intégrer les fonctions du réseau social, sans que Facebook n'ait à les créer lui-même.

Problème, pointé par le NYT : les données d'amis sont tombées dans l'escarcelle des constructeurs, possiblement même si les membres en question ont interdit leur partage. Un journaliste a pu récupérer des données de ses 556 amis via l'application Hub d'un smartphone Blackberry. Apple et Samsung comptent aussi parmi les partenaires.

L'extinction du programme a commencé en avril, mais de premières inquiétudes internes sont apparues dès 2012. Facebook répond que 22 de ces partenariats ont été coupés et insiste sur les contrats noués avec ces entreprises. Elle nie le partage de données de membres l'ayant interdit.

Le Congrès américain s'est rapidement emparé du sujet. Le réseau social a révélé que les fabricants chinois Huawei, Lenovo, Oppo et TCL comptent parmi ces partenaires, ravivant les peurs de transfert de ces données personnelles hors des frontières. Le comité du commerce du Sénat compte donc interroger l'entreprise, qui se dit ouverte aux questions. Un acte de contrition de circonstance.

L'affaire fait écho à celle de Cambridge Analytica, la société de ciblage électoral qui a récupéré les données de dizaines de millions de membres (jusqu'à 87 millions) via un quiz en 2014 (voir notre analyse). L'application avait permis à un chercheur de Cambridge de siphonner les données d'amis de 270 000 utilisateurs, ensuite confiées à la société. Le scandale a provoqué un serrage de vis chez Facebook et des auditions de Mark Zuckerberg devant le Congrès américain et le Parlement européen.

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À découvrir dans #LeBrief
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Le 14 mars, Orange annonçait sans détour qu'il proposerait ses Livebox fibre « sur tous les réseaux d’initiative publique de France ». Une belle promesse, mais sans date.

Trois mois plus tard, nouvelle annonce importante : « un accord permettant à Orange de déployer ses offres sur les réseaux FTTH de Covage ». Les forfaits Livebox Fibre et Fibre Up, mais aussi La Boîte de Sosh.

Covage est pour rappel un important acteur puisqu'il exploite 46 réseaux d’initiative publique ou privée. « Le périmètre de Covage couvre aujourd’hui 2,3 millions de prises dont 600 000 sont en exploitation. À terme, l’ambition du Groupe est de déployer plus de 3 millions de prises », explique Orange dans son communiqué.

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Comme pour fêter le premier anniversaire du rachat de GitHub, Microsoft vient de faire une nouvelle acquisition : Pull Panda. La petite entreprise développe des outils pour aider à la révision du code sur GitHub et proposait jusqu’ici ses produits sous forme de pack via un abonnement.

Tous les outils sont maintenant présents gratuitement dans la Marketplace de GitHub. Pull Reminder passe par Slack pour rappeler aux développeurs que des pull requests restent à traiter et Pull Analytics fournit des statistiques.

Quant à Pull Assigner, il fait ce que son nom indique : il aide à distribuer automatiquement les examens de code à faire à l’équipe en fonction de critères définis à l’avance.

Les outils finiront par être pleinement intégrés dans GitHub, mais Microsoft n’a donné aucune date. Les détails financiers du rachat n’ont pas non plus été révélés.

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Deux semaines seulement après l'annonce du partenariat entre Amazon et ModiFace (L'Oréal), YouTube se lance aussi dans le maquillage virtuel.

Lorsque vous regardez un tuto par exemple, l'écran peut se diviser en deux avec le youtubeur en haut et votre visage en réalité augmentée en bas. Pendant que la vidéo vante les mérites d'un rouge à lèvres, vous pouvez essayer en réalité augmentée différentes nuances.

S'agissant d'un produit publicitaire, un lien est évidemment présent pour acheter le maquillage. Cette fonctionnalité, pour le moment en test (version alpha), est disponible sur FameBit, la plateforme des contenus de marque de YouTube.

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La Haute autorité en charge de lutter contre le téléchargement illégal a adopté en mars dernier une charte de déontologie (PDF), applicable aux membres de son collège comme à ses agents.

Le texte, tout juste mis en ligne, précise que ceux-ci sont tenus de « faire preuve de dignité, d’intégrité, de probité, d’impartialité et de neutralité ». Ce qui signifie qu’ils ne peuvent par exemple pas « tirer un profit personnel » de leur position au sein de l’institution.

Le texte évoque également les cadeaux et autres invitations (repas, voyages...) pouvant être offerts à la Rue du Texel. « Les objets reçus en cadeaux peuvent être acceptés en toute transparence dès lors qu’ils sont dénués de caractère répétitif et qu’ils sont soit d’une valeur purement symbolique (agendas, calendriers, menus articles de bureau, etc.) soit de faible valeur (à titre indicatif, 60 € maximum) sauf cas exceptionnels appréciés par le président, pour les membres, ou par le secrétaire général, pour les agents. »

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L’Assemblée nationale a approuvé hier après-midi la proposition de résolution soutenue par Marie-Christine Dalloz (LR). Le texte, qui n’a qu’une portée symbolique, plaide notamment pour une « accélération du déploiement de la fibre optique afin de couvrir tout le territoire, au plus tard d’ici 2025, conformément aux objectifs adoptés par la Commission européenne ».

Les députés ont ainsi marqué leur attachement à ce dossier, soulignant qu’il est « indispensable de relier tout le territoire au très haut débit, y compris les zones rurales, insulaires et de montagne ».

Le gouvernement est solennellement « invit[é] » à « évaluer l’efficacité des sommes allouées à la couverture numérique du territoire », et à « rouvrir le guichet du Fonds pour la société numérique (FSN) afin d’aider les collectivités territoriales à achever le déploiement des réseaux d’initiative publique ».