du 28 août 2018
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Facebook, Google, Twitter… Les plateformes en ordre de marche pour les élections

Les élections de mi-mandat approchent aux États-Unis, et ces entreprises tentent de se préparer à l'échéance de novembre. Seules ou en groupe.

Ces derniers jours, Facebook, Google et Twitter déclarent avoir banni des comptes liés à « une opérations d'influence » attribuée à l'Iran. Google assure avoir aussi supprimé 42 comptes Blogger et YouTube pilotés par l'Internet Research Agency (IRA), fortement soupçonné d'être un organe d'influence numérique du Kremlin.

Facebook a supprimé des centaines de comptes et pages utilisés dans des opérations de manipulation politique « sophistiquées ». Ces mesures ont été prises dans le cadre de quatre enquêtes, l'une sur des opérations attribuées aux Russes, et trois autres à l'Iran.

Le 17 août, Recode rapportait d'ailleurs les efforts nouveaux de Facebook sur la question, dont la future constitution d'une « war room » dans ses locaux de Menlo Park, pour surveiller les élections. L'équipe serait pressée par le temps, l'échéance approchant vite.

La semaine dernière, le Washington Post révélait que la société notait la crédibilité de certains membres via un score (de 0 à 1), pour identifier les acteurs malveillants. Le système, créé l'an passé, repose sur des critères flous. Au Post, Facebook se défend d'utiliser ce score comme unique critère de jugement sur un compte. Il servirait à choisir quelles publications passer en revue, parmi d'autres indicateurs.

Ce combat invite aussi à la collaboration entre sociétés. Des représentants de plusieurs grands groupes numériques (dont Facebook, Google, Microsoft et Snapchat) se sont rejoints à la mi-août lors d'une réunion à huis clos, chez Twitter, pour élaborer une stratégie autour des élections, a révélé Buzzfeed le 23 août.

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Un peu plus de deux mois après la version 3.1 (alias Seitseminen), le système d'exploitation passe en 3.2 (Torronsuo, un autre parc finlandais). Cette mise à jour est « importante » car elle prend en charge de nouveaux composants hardware.

Elle permet notamment de proposer Sailfish X (la version officielle téléchargeable pour des terminaux tiers) sur de nouveaux terminaux comme le Sony Xperia 10. Il reste encore quelques détails à finaliser et Sailfish X n'arrivera pas sur le smartphone de Sony avant plusieurs semaines.

Bien évidemment, d'autres changements sont de la partie : affichage du pays de provenance pour les appels internationaux, mise à jour de l'application Horloge, etc. Tous les détails sont donnés dans ce billet de blog et les notes de version.

Pour rappel, il existe une version de base de Sailfish X disponible gratuitement, mais avec des fonctionnalités limitées. Pour les débloquer (notamment le support des applications Android), il faut passer à la caisse (49,90 euros).

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Au départ présentés comme des sources de séries haut de gamme exclusives, avec un fond de catalogue de films en France, du fait de la chronologie des médias, les services de SVOD ont bien changé.

C'est notamment le cas de Netflix qui a progressivement renforcé son catalogue pour le faire ressembler à celui de nos bonnes vieilles chaînes de TV, et attirer leur public, à quelques détails près. 

Tout d'abord l'exhaustivité de l'offre, qui reste sans commune mesure, avec l'accès à des films, séries, documentaires, animés et spectacles profitant d'une diffusion mondiale. Mais aussi des secteurs encore assez tabous. 

Ainsi, si l'on trouve facilement toute la panoplie de films de Noël et autres téléfilms navets, il n'y a pas de compétitions sportives, de talk-shows ou même d'émissions très localisées (programmes de flux) hors des États-Unis par exemple.

Si des émissions de téléréalité ou des compétitions diverses (décoration, cuisine, etc.) sont présentes, elles ne sont pas produites ici, simplement traduites et le plus souvent issues d'une première diffusion par des chaînes de TV à l'étranger dont Netflix a acquis les droits pour le reste du monde.

Mais ce point pourrait changer, notamment chez Amazon. Comme l'évoque Variety, quatre nouveaux programmes sont développés en France. Deux fictions de 8x 52 minutes : « Operation Totem » et « Voltaire, mixte », mais surtout deux émissions.

Elles en rappelleront d'autres. Dans « The Missing One », des célébrités et sportifs tels que Tony Parker, Big Flo et Oly, Marie-Sophie Obama seront regroupés en quatre équipes faisant la course pour retrouver un de leurs membres en Australie.

Puis « Love Island », adaptation d'une émission de téléréalité interactive déjà diffusée à l'étranger. Autant dire que du côté de certaines chaînes de la TNT, où une bonne partie du contenu se résume à ce type de programme, les sueurs froides vont commencer si le succès est au rendez-vous.

Surtout que ce n'est sans doute qu'un début. Que se passera-t-il le jour où ces géants américains proposeront leur The Voice ou Vivement dimanche produit avec des équipes françaises, à coup de millions de dollars, pour s'attaquer au gros de l'audience des chaînes de TV ? 

Pour les émissions de pâtisserie, c'est déjà en train de se régler. Fremantle (RTL Group, maison mère de M6) produit la version française (et dans d'autres pays) de « C'est du gâteau » pour Netflix, mise en ligne le 25 octobre. 

Ce n'est pas encore Top Chef, loin de là, mais qui sait… 

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Les structures souhaitant communiquer en ligne avec les clients peuvent dorénavant se pencher sur les Catalogs, accessibles depuis WhatsApp.

La fonction de création d’un catalogue de produits où chacun dispose de sa propre fiche, avec informations diverses, disponibilité, prix, adresse, etc. Plutôt que d’envoyer une photo après l’autre avec les informations liées.

Le catalogue est créé dans la partie Business des paramètres de l’application et peut être partagé avec le compte professionnel quand il est mis en relation avec un client sur l’application, relativement utilisée pour ce type de contact.

Notez que la fonction permet uniquement de regarder les produits proposés par une entreprise, pas de les acheter ou les commander. Elle se veut utile pour les entreprises vendant sur site, pour fournir automatiquement des renseignements qui auraient nécessité un déplacement ou communication active.

La fonction est disponible en Allemagne, au Brésil, en Inde, au Mexique, au États-Unis et au Royaume-uni. Facebook promet une extension à d’autres pays « bientôt ».

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Les premiers véhicules seront testés en 2020 dans le cadre du volet mobilité du quartier d’innovation urbaine « Paris Rive Gauche ».

Ce service « permettra aux voyageurs de rejoindre l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière depuis les réseaux de transport environnants (train, métro et bus) ». La RATP travaillera en particulier sur les questions d’intermodalité et d’acceptabilité par les voyageurs.

Il y a quelques mois, la RATP avait signé un partenariat avec Airbus et le groupe ADP « pour étudier l’intégration des véhicules volants dans le transport urbain ». Premier objectif : « une étude de faisabilité pour la démonstration d’un système d’aéronefs à décollage et atterrissage vertical (VTOL) en zone urbaine pour les Jeux olympiques 2024 à Paris ».

Début 2018, la RATP s'était rapproché du CEA pour expérimenter des navettes autonomes sur une route ouverte, mais privée.

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Les problèmes judiciaires continuent pour Facebook. D’abord en Californie dans le cadre de l’enquête déclenchée par l’État dans le sillage du scandale Cambridge/Analytica.

La Californie estime que l’entreprise ne joue pas franc-jeu, selon Reuters. Elle cherche à obtenir des documents, tout particulièrement des emails échangés par le fondateur et PDG de Facebook, Mark Zuckerberg. 

Devant le refus apparent de fournir ces informations, le parquet californien a révélé à la presse l’état de la procédure, accentuant la pression sur le réseau social. 

L’entreprise n’est pas de cet avis. Elle a indiqué avoir « coopéré étroitement avec l’enquête de l’État de Californie » et fourni « des milliers de pages de réponses écrites et des centaines de milliers de documents ».

« Il semblerait que nous ayons des définitions différentes d’une coopération » a répondu le parquet, pour qui le nombre de documents n’est guère pertinent si, au milieu de la masse, il en manque un essentiel. 

Parallèlement, NBC News a révélé l’existence d’un lot de documents comprenant des éléments troublants. Selon le média, ils montrent comment Facebook s’est servi des données de ses utilisateurs comme d’une « monnaie d’échange » dans les négociations avec ses concurrents ou pour consolider sa position.

NBC News indique avoir récupéré en tout 7 000 pages, dont 4 000 de communications internes (emails, discussions en ligne, présentations, tableaux…). 1 200 de ces pages internes sont classées « hautement confidentielles ». La période couverte concerne essentiellement 2011 à 2015.

Les données utilisateurs auraient été utilisées comme levier de négociation de certains accords, comme dans le cas d’Amazon. Le géant de la vente en ligne aurait ainsi obtenu un accès préférentiel à des informations qu’il n’aurait pas pu avoir en temps normal, grâce à ses investissements dans la publicité sur Facebook. Une récompense donc.

Les documents en eux-mêmes ne sont pas nouveaux. Ils émanent d’un procès en cours, opposant l’entreprise Six4Three à Facebook. Le combat dure depuis plusieurs années. En avril dernier, Facebook avait réagi, évoquant une « sélection orientée » par Six4Three qui ne permettait de ne « raconter qu’une version de l’histoire ».

Interrogé par NBC News sur ces documents, le réseau social n’a pas nié l’authenticité des documents, mais n’a pas souhaité faire d’autre commentaire.