du 14 septembre 2018
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Lors d’une conférence hier soir, Facebook a fait plusieurs annonces importantes dans le domaine du développement logiciel.

D’une part, l’outil SapFix, capable d’analyser le code, de reconnaître les bugs, de tester différentes solutions puis de proposer au développeur ce qui lui semble être le meilleur patch.  Il est utilisé par Facebook sur son propre code, et devrait être proposé aux tiers plus tard.

D’autre part, Facebook a signé avec plusieurs des principaux fondeurs travaillant dans le domaine de l’IA – Cadence, Esperanto, Intel, Marvell, and Qualcomm – pour qu’ils utilisent le compilateur Glow. Ce dernier, passé en open source au printemps dernier, permet une compilation des modèles en tenant compte des accélérations matérielles disponibles.

Problème pour Facebook, la dépendance aux puces tierces. Contrairement à Apple, Google ou Microsoft, Facebook ne produit aucune technologie matérielle par elle-même. L’entreprise doit donc s’adapter aux puces des autres, pour en devenir un partenaire privilégié.

Comme l’indique TechCrunch, le mouvement protège également Facebook contre l’avènement d’un leader dont la technologie supplanterait la concurrence. Si un vainqueur devait émerger, Glow serait déjà prêt.

Facebook : le compilateur Glow désormais utilisé par les principaux fondeurs
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À découvrir dans #LeBrief
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Après le « contrôle technique » pour smartphones l'année dernière, le groupe passe la seconde et « investit dans la réparation express de smartphones ».

Il indique ainsi être « en négociations exclusives et avancées, en vue d’une prise de participation majoritaire dans WeFix », qui dispose notamment d'un réseau de 59 boutiques en France et en Belgique pour la vente et la réparation sur place.

Le but étant ensuite de développer son réseau de points de vente (il veut le doubler en deux ans) ainsi que des « corners » dans des enseignes Fnac et Darty.

L'opération devrait être finalisée dans les prochaines semaines, mais le montant de la transaction n'est pas encore connu.

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Ces nouvelles moutures étaient attendues. Elles permettent de profiter à plein des capacités (compute_75 et sm_75) des nouvelles GeForce RTX et Quadro RTX, notamment via leurs Tensor Cores.

L'une des avancées majeures de cette génération est en effet de rendre ces unités accessibles sur la gamme grand public, et plus seulement de les limiter aux modèles professionnels.

CUDA 10 promet surtout des améliorations de performances, notamment lorsqu'un grand nombre de GPU est utilisé. Les NVSwitchs sont désormais gérés, tout comme les Warp Matrix, CUDA Graphs, CUDA-Vulkan, CUDA-DX12, nvJPEG, le P2P, etc.

NVIDIA en profite pour annoncer que ses exemples de code sont désormais disponibles sur GitHub. Le Toolkit intègre également des nouvelles versions des outils à destination des développeurs comme Nsight. Les notes de versions complètes sont accessibles par ici.

Du côté des SDK les nouveautés aussi sont nombreuses. TensorRT 5 est désormais en release candidate, cuDNN 7.3, NCCL 2.3 et CUTLASS 1.1 sont disponibles, tout comme VRWorks Graphics 3.0.

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Au motif que « dans certaines parties du territoire français », la TNT « ne fonctionne pas tout ou une partie de l’année », le député Daniel Fasquelle vient de déposer une proposition de loi introduisant une dispense de redevance pour ces contribuables.

Dès lors que « la réception à la télévision numérique terrestre est rendue impossible pour des raisons indépendantes du seul fait de la construction du logement, notamment pour des causes météorologiques ou de proximité géographique avec un autre pays », il y aurait exemption.

Le texte, co-signé par une vingtaine d’élus LR, devra toutefois être inscrit à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale avant de pouvoir être débattu, ce qui est loin d’être facile quand on appartient à un groupe d’opposition.

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La plateforme annonce l'arrivée en bêta d'un outil d'upload de morceaux. Intégré à son programme Spotify for Artists, qui fournit notamment des statistiques détaillées, il permet de définir la date de sortie et de personnaliser sa présentation aux utilisateurs.

Spotify assure le tester depuis plusieurs mois, avec des labels et artistes partenaires. Même si les seconds semblent bien être la principale cible.

Début septembre, le New York Times révélait que la plateforme signait des contrats directs avec certains artistes, court-circuitant des labels. Deux avantages pour l'artiste : une meilleure part des revenus et la propriété des œuvres mises en ligne. Une décision qui rendrait certains labels « nerveux ».

Avec la mise en ligne d'albums, Spotify pourrait aussi s'attaquer à une autre plateforme, SoundCloud. Elle se targue de la grande part de contenus d'internautes, proposés avec des albums de grands labels dans son offre de streaming, qui s'oppose de plus en plus frontalement au géant suédois.

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Le quotidien compte obtenir des données confirmant une ingérence russe dans les commentaires adressés à la FCC, qui ont mené au retrait de la neutralité outre-Atlantique en juin. La plainte a été déposée devant un tribunal new-yorkais.

Selon le NYT, la FCC lui a mis des bâtons dans les roues, alors qu'il réclame ces archives depuis juin 2017. Il souhaite récupérer diverses données dont des adresses IP, l'horodatage et des journaux internes des serveurs du système de commentaires de la commission.

Ces commentaires sont au coeur d'un large débat entre démocrates et républicains.

Le président de la commission, Ajit Pai, nommé par Donald Trump, a longuement moqué la mobilisation massive d'internautes, d'organisations et de sociétés en faveur du principe de non-discrimination, estimant que la majorité des retours n'apportait rien au débat.

Il est lui-même devenu un sujet de moquerie et de nombreux memes au pic de la mobilisation, pour sa communication désinvolte et des positions perçues comme celles de l'industrie télécom.