du 17 mai 2018
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Hier, 52 sénateurs ont voté le sauvetage du principe de non-discrimination des contenus sur Internet. Ce camp, composé en grande majorité de démocrates, a fait face à 47 voix républicaines. Ce vote serré n'avait aucune garantie de succès, l'apport surprise de voix républicaines ayant permis de faire pencher la balance.

À la mi-décembre, l'autorité des télécoms, la FCC, a signé la fin de la neutralité du Net outre-Atlantique, pour le 11 juin. De nombreuses organisations de défense des libertés se sont mobilisées pour son maintien, intimant aux internautes de contacter les parlementaires. Ici, les sénateurs s'appuient sur leur capacité à renverser une décision d'une autorité par un simple vote des membres du Congrès.

L'autre chambre du Congrès, celle des représentants, doit encore passer au vote, et il n'est pas dit qu'elle le souhaite. Depuis la nomination d'Ajit Pai à la tête de la FCC, Donald Trump soutient le retrait de la neutralité du Net.

États-Unis : les sénateurs votent le retour de la neutralité du Net, mais la route reste longue
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À découvrir dans #LeBrief
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La plateforme de streaming explique qu'un « accord définitif » a été signé entre les deux parties. Les 3,5 milliards de dollars s'échangeront sous forme d'actions. L'année dernière, SiruisXM avait déjà injecté 480 millions de dollars.

Selon Pandora, « ce regroupement crée la plus grande société de divertissement audio au monde, avec plus de 7 milliards de dollars de revenus pro forma attendus en 2018 ». La transaction devrait être finalisée au premier trimestre 2019.

En bourse, l'action de SiriusXM a perdu près de 10 % depuis le début de la semaine. Pour expliquer cette sanction, plusieurs analystes avancent le fait que la société aurait surpayé la plateforme de streaming.

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Microsoft a profité de sa conférence Ignite dédiée aux entreprises pour annoncer la disponibilité d’Office 2019.

Si vous êtes abonné à Office 365, cette annonce n’est pas pour vous. La mouture 2019 est en effet une licence perpétuelle, sans abonnement, qui récupère toutes les nouveautés sorties depuis Office 2016. Les abonnés, eux, reçoivent de nouvelles fonctionnalités tous les mois.

Les acheteurs récupèreront bon nombre de fonctions, dont Morph dans PowerPoint pour animer des objets 3D entre les diapositives, Shape pour dessiner des formes à main levée reconnues ensuite par Office, la boite prioritaire pour Outlook ou encore le Focus Mode dans Word, qui permet de lire ce qui est à l’écran tout en surlignant le texte correspondant.

Office 2019 n’est pour l’instant disponible que pour les licences en volume dans les entreprises, sous Windows ou Mac. Elle comprend Word, Excel, PowerPoint, Outlook, Project, Visio, Access et Publisher, mais uniquement les quatre premiers sur macOS.

Il faudra attendre quelques semaines supplémentaires pour que le produit soit accessible au grand public et aux PME.

Rappelons que s’agissant d’une licence perpétuelle, elle ne recevra que des correctifs, les nouvelles fonctions étant réservées à Office 365. On ne sait même pas si la suite pourra profiter des nouvelles interfaces en cours de travaux, notamment pour Outlook.

Une FAQ a été mise en ligne, en anglais uniquement pour l'instant.

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Selon Le Journal du dimanche, les ordinateurs et tablettes numériques du palais Bourbon délaisseront Google, jusqu'à présent utilisé par défaut, pour Qwant, ce dernier poussant le respect de la vie privée.

Le délai n'est pas précisé, mais la bascule aura « bientôt » lieu selon le député En marche et questeur de l'Assemblée nationale Florian Bachelier.

Pour rappel, Qwant (avec DuckDuckGo) est une des alternatives au moteur de recherche de Google mis en avant par Mounir Mahjoubi il y a une dizaine de jours.

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Les Fichiers à la demande sont une fonctionnalité désormais courante de Windows 10 (depuis l’année dernière). Ils permettent pour rappel de ne télécharger que les fichiers ou dossiers que l’on souhaite, pour économiser de la place.

La fonction faisait toutefois défaut au client macOS de OneDrive. Depuis hier soir, les inscrits au programme Office Insider peuvent récupérer une version bêta du client disposant des fameux fichiers à la demande.

Ils fonctionnent de la même manière que sous Windows. On peut choisir de n’avoir aucun fichier stocké en local, auquel cas le Finder ne montrera que des « placeholders », c’est-à-dire de simples empreintes des fichiers, sous forme d’icônes classiques. Ce n’est qu’à l’ouverture que les données seront téléchargées.

Certains fichiers ou dossiers peuvent également être marqués comme toujours téléchargés, pour ne jamais avoir à attendre ce téléchargement. Bien sûr, les fichiers à la demande ne sont pas obligatoires, l’utilisateur pouvant choisir de garder ses données locales, comme d’habitude.

Microsoft n’a pas donné de date de déploiement pour la version finale, qui sera distribuée via le Mac App Store, comme les précédentes moutures. Puisque la bêta est disponible dans Office Insider, les utilisateurs intéressés (mais pas trop aventureux) ne devraient attendre que deux ou trois mois maximum.

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Polémique autour d’une découverte faite dans Chrome 69 : le navigateur se connecte automatiquement au compte Google si l’utilisateur s’est connecté à n’importe quel service lié, comme Gmail.

Ce fonctionnement n’existait pas avant. On pouvait lancer Chrome, ouvrir Gmail et pourtant garder un navigateur déconnecté, avec ses données locales. Ce qui pose d’évidentes questions de vie privée.

En effet, Chrome active automatiquement Sync une fois la connexion au compte effectuée. Cela signifie-t-il qu’ouvrir Gmail déclenche la synchronisation dans le navigateur ?

Non, répond Adrienne Porte Felt, ingénieure et responsable chez Google. La connexion à Chrome est décrite comme un indicateur visuel, pour que l’utilisateur sache qu’il pourrait se rendre dans d’autres services sans avoir à retaper son mot de passe (ce qui est le cas depuis longtemps).

Elle se montre claire : bien que la connexion au compte soit automatique, elle ne déclenche aucune synchronisation. Bleeping Computer confirme après des tests dans Chrome 69 : la synchronisation est bien désactivée, attendant que l’utilisateur la déclenche manuellement une première fois.

Ce changement introduit une friction en matière d’expérience utilisateur. Les conditions d’utilisation de Chrome sont claires : si le navigateur est connecté, Sync prend le relai. En témoigne l’avatar de l’utilisateur en haut à droite.

Seulement voilà, Chrome 69 peut afficher cet avatar… qui ne veut plus tout à fait dire la même chose. Un même indicateur visuel peut signifier une connexion complète ou automatique, la première déclenchant Sync mais pas la seconde. Simple.

Google fait face désormais à l’idée qu’une simple connexion à Gmail déclenche l’envoi de données de navigation sur ses serveurs. La question fait débat, sur Twitter, sur des sites d’actualités ou encore chez des chercheurs en sécurité.

Matthew Green, par exemple, a publié un billet expliquant pourquoi il se débarrassait de Chrome. Pour lui, un tel changement change profondément le rôle de Chrome et n’aurait jamais dû avoir lieu, encore moins sans prévenir l’utilisateur. Il dénonce vivement l’absence totale de consentement et les risques pour l’utilisateur, particulièrement en cas de machine partagée.

Devant la levée de boucliers, Google sera probablement forcée de s’exprimer à nouveau. L’entreprise pourrait bien également faire machine arrière.