du 07 janvier 2020
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En Israël, un guide de sécurité dénoncé par Bitcoin

Le document a été produit le 31 décembre par la Money Laundering and Terror Financing Prohibition Authority, qui vise à surveiller les pratiques de blanchiment d’argent et tout ce qui touche au financement du terrorisme.

Il contient une série de « drapeaux rouges » devant servir de marqueurs aptes à attirer l’attention, à destination du secteur privé. Celui-ci, quand les signes deviennent tangibles, peut alors avertir les autorités concernées.

Le guide est dénoncé sur le site officiel Bitcoin.com comme contenant bien trop de ces drapeaux rouges. On y trouve des éléments attendus comme les auteurs de ransomwares ou les pyramides de Ponzi.

D’autres sont plus surprenants. Utiliser Tor Browser ou un VPN par exemple est un drapeau rouge. Même chose pour les amateurs de réseaux P2P.

Mais Bitcoin pointe surtout du doigt la stigmatisation des utilisateurs de cryptomonnaies à travers une série de situations : achats via une grande quantité de liquide, gros achats entre particuliers, activité « complexe » de conversation ou transfert sans explication acceptable, changements fréquents d’adresse ou numéro de téléphone, situation atypique (le simple fait d’être une « personne âgée »), refus de présentation de certains documents, indifférence aux conditions d’utilisation, etc.

Chaque élément, pris isolément, est compréhensible dans le cadre d’une surveillance des usages douteux. Pour Bitcoin, c’est cependant leur nombre qui pose problème : un « chalutage » sur la base de dizaines de critères qui, s’ils ne concernent pas l’utilisateur moyen, imposent un cadre jugé étouffant.

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