du 13 février 2018
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En Allemagne, des conditions et la politique du nom réel de Facebook jugées illégales

Un tribunal berlinois a condamné Facebook à revoir ses conditions d'utilisation, sous menace d'une amende. Cette décision suit une attaque de la Fédération des associations allemandes de consommateurs (VZBZ), qui estime les paramètres par défaut  et des conditions d'utilisation contraires au droit allemand.

Sur smartphone, l'application active par défaut la localisation aux tiers dans une discussion. Les paramètres de confidentialité voient des cases précochées, permettant aux moteurs de recherche de trouver le profil utilisateur.

Huit clauses dans les conditions d'utilisation sont aussi invalides, selon le tribunal allemand. L'utilisation commerciale des noms et photos est en ligne de mire, tout comme le transfert des données aux États-Unis.

Enfin, le tribunal estime que les internautes ont le droit d'utiliser Facebook sous pseudo. L'obligation d'utiliser son vrai nom est donc jugée illégale. Le fait que cette obligation autorise, de facto, l'utilisation commerciale du nom suffit à l'invalider, écrit le VZBZ.

Dans une réponse, le groupe répond qu'il travaille à la clarté et à la légalité de ses pratiques. Il compte faire appel de cette décision.

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C'est ce que l'on appelle avoir le sens du timing. Alors que se tient en ce moment la conférence UNISPACE+50 dont le but est de définir une « utilisation durable de l'espace pour contribuer à la durabilité de la vie sur Terre », le président américain demande « au Département de la Défense et au Pentagone de commencer immédiatement le processus nécessaire pour établir une force spatiale en tant que sixième branche des forces armées ».

« Nous allons avoir une armée de l'air et une force armée de l'espace, séparée mais égale » ajoute Donald Trump dans sa déclaration sur l'espace. Pour rappel, les forces américaines comprennent également l'armée de terre, la marine, le corps des Marines et les garde-côtes.

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Google semble cette fois sérieux sur sa dernière application de messagerie. Conçue pour prendre en charge les SMS, elle peut désormais être utilisée dans un simple navigateur sur ordinateur.

Il faut bien sûr avoir un smartphone Android et l'application Messages. Sur la version web, on scanne un QR code activant le lien ordinateur-smartphone, puis on se sert simplement du service.

Le service se sert évidemment de RCS (Rich Communication Services) et permet donc d'envoyer SMS, MMS et autres fonctionnalités « modernes » comme les conversations de groupe, les statuts de lecture, etc.

Messages propose dans la foulée quelques fonctions supplémentaires : insertion de gif, Smart Reply pour répondre rapidement à certaines questions, la prévisualisation des liens dans l'interface, ou encore détection automatique des messages contenant des codes d'authentification, proposant alors de les copier.

Bien que la version web soit officiellement disponible, son déploiement est progressif. Si vous n'y avez pas encore accès, il suffira donc d'attendre quelques jours. Le service requiert également la dernière version de Messages pour Android.

De notre côté, nous ferons remarquer que Google se met plus ou moins à égalité avec Apple sur la gestion des SMS depuis un ordinateur. Ce qui laisse Microsoft dernier, la gestion des SMS par Skype faisant des allers et retours. L'espoir viendra peut-être de Windows 10, mais que de temps il aura fallu pour une fonction aussi basique.

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Alors que l'on pensait l'affaire close avec la signature d'un accord entre le fabricant et le président américain, le Sénat vient jouer les trouble-fêtes.

Les sénateurs ont en effet approuvé à 85 voix contre 10 la grande loi sur la Défense (NDAA) comprenant un amendement soutenu par plusieurs républicains. Celui-ci « interdirait à toutes les agences fédérales d’acheter tout type d’équipement ou de services venant de Huawei » explique le sénateur républicain Tom Cotton, selon l'AFP.

Ce n'est pas tout : il « interdirait également à toute entreprise américaine de recevoir de l’argent de contribuables américains, en subventions ou prêts, si elle utilise des produits de Huawei ou de ZTE. Enfin, notre amendement remettrait en place l’interdiction faite à ZTE d’acheter des biens et des services américains pour avoir enfreint nos lois ».

Ce vote n'est pour autant qu'une première étape. Le texte doit maintenant être harmonisé avec celui de la Chambre des représentants et ensuite signé par Donald Trump pour être appliqué.

En bourse, le spectre de la remise en place des sanctions n'est pas chaudement accueilli : l'action de ZTE dévisse et perd plus de 10 %.

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Fin mai, l'organisation mondiale a attaqué un bureau d'enregistrement allemand (EPAG), qui avait cessé de lui envoyer certaines coordonnées sur les titulaires de noms de domaine. La société tentait ainsi de respecter le Règlement général sur la protection des données (RGPD), qui pose bien des soucis à l'annuaire public des noms de domaine.

Public par défaut pour les extensions génériques, il est incompatible avec le nouveau règlement, comme il l'était avec le droit européen depuis plus de 15 ans. Ces derniers mois, l'ICANN est dans l'urgence, tentant de trouver une rustine à son système, en masquant par défaut de nombreuses informations (voir notre analyse), au grand dam des forces de l'ordre de certains États.

Quelques jours après son assaut contre EPAG, la justice allemande a rejeté les demandes de l'organisation. Celle-ci porte désormais l'affaire devant la Cour régionale de Cologne, pour obtenir une clarification légale, et une décision de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) au besoin. Selon l'ICANN, RGPD ou non, les données absentes doivent bien être collectées.

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La semaine dernière, le groupe a publié son bilan annuel pour la période du 1er avril 2017 au 31 mars 2018, avec une baisse sur plusieurs indicateurs. Le chiffre d'affaires est ainsi de 472,1 millions d'euros pour un bénéfice net de 5,4 millions, contre respectivement 479,9 et 8,1 millions un an auparavant.

Seul indicateur en hausse : la marge brute passe de 77,4 à 80,3 millions d'euros. « Les synergies "Achats" mises en place avec Materiel.net ont permis de gagner 0,9 point de marge, elle représente 17 % du chiffre d’affaires contre 16,1 % en n-1 » explique LDLC.

Le groupe ajoute que son « activité BtoB est en hausse à 120,7 millions d'euros et représente désormais 25,5 % du chiffre d’affaires total ». Il revendique un panier moyen de 344 euros HT, contre 321 euros HT l'année précédente. De son côté, le déploiement du réseau de boutiques continue avec 29 magasins au 31 mars 2018, pour un chiffre d’affaires de 53 millions d'euros.

LDLC reste confiant pour l’exercice 2018-2019 à venir. Il devrait bénéficier de l’intégration du Groupe OLYS (14 agences dont 7 boutiques Apple Premium Reseller) et « récolter les premiers fruits des investissements de croissance importants engagés en 2017-2018 avec une croissance organique à deux chiffres ».

L'objectif d'atteindre un chiffre d'affaires d'un milliard d'euros en 2021 avec une centaine de boutiques est maintenu. En bourse, ces résultats ont légèrement fait grimper le titre. Il est désormais à 18,62 euros… contre près de 30 euros en juin 2017.