du 05 février 2018
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En 2018, Qwant mise sur le développement à l'étranger

Dans un entretien à l'Usine digitale, le patron du moteur de recherche français, Éric Léandri, estime que la société jouera quitte ou double en 2018. En cause, le besoin d'une reconnaissance à l'étranger, sur un créneau où DuckDuckGo domine aujourd'hui. La société attendait d'être prête techniquement avant d'être livrée en pâture aux critiques américaines.

En attendant, elle a vu son trafic doubler en Allemagne entre octobre et décembre, même s'il reste faible, tout comme aux États-Unis. Elle ne dispose pas de serveurs outre-Atlantique, pour éviter de tomber sous le coup des lois américaines, dont le Patriot Act.

Le terrain commercial ne serait pas équilibré, au sens du dirigeant. Léandri accuse YouTube d'avoir coupé unilatéralement l'accès aux vidéos musicales à Qwant, spécifiquement celles de Vevo, la société qui gère la diffusion en ligne des clips des principaux labels mondiaux. De quoi obliger le moteur français à frapper à la porte d'Universal Music

Google aurait aussi menacé les constructeurs qui intègreraient par défaut Qwant, en leur refusant les services Play, indispensables pour retrouver l'expérience client et les applications habituelles d'Android. Une stratégie condamnée par la Commission européenne, après des années de lobbying du moteur français (entre autres).

Le développement est donc essentiel pour Qwant. La publicité via Bing représenterait 70 à 80 % des revenus de la société, via la régie de Bing.

« Le vrai abcès que je voudrais crever, c'est le déficit de confiance de l'État français envers les produits européens. Je pense que c’est dû à la façon dont on fait les appels d’offre » estime Éric Léandri. Il se lamente que le non-respect de certaines règles par les Américains ne les empêchent pas d'être choisis. Les prochains mois diront s'il sera entendu, alors que la question se pose aussi dans d'autres domaines, comme la recherche de failles.

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Après Damien Triolet de Hardware.fr, c'est Mark Walton qui rejoint les rangs du géant américain. Basé à Londres, il devient le responsable marketing technique pour la zone EMEA.

Il a précédemment travaillé pour des titres du groupe Condé Nast, comme Ars Technica ou Wired, mais aussi Gamespot pendant près de 8 ans, de 2007 à 2015.

Depuis l'année dernière, il était directeur créatif au sein du groupe Future.

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Cette semaine, plusieurs sites ont évoqué un mystérieux produit Google que la Commission aurait officialisé via la publication de documents relatifs à un changement d'ID. Il était vaguement question de technologies sans fil.

Ni une, ni deux, tout le monde y a vu l'arrivée d'un prochain Google Wifi qui serait annoncé d'ici l'été. Il faut dire que The Verge avait publié un article, favorisant les reprises à la va-vite.

D'autant que le routeur de Google était déjà techniquement dépassé dès sa sortie, n'ayant pour lui que son application mobile simple à utiliser (mais forçant l'utilisation des DNS de Google). Ce fut néanmoins suffisant pour faire illusion dans de nombreux médias.

Face à la montée en puissance des solutions de réseau Wi-Fi unifiées et l'arrivée prochaine d'Amazon sur ce marché, un nouveau modèle serait le bienvenu.

Mais comme l'a depuis reconnu The Verge, c'était une erreur. Le produit en question est un simple module Bluetooth/Wi-Fi, pas un routeur entier. De plus, il est plus lent que celui actuellement proposé dans Google Wifi.

Cela n'empêche pas un remplaçant d'arriver un jour sur le marché, mais nous n'en apprendrons pas plus aujourd'hui à son sujet. L'occasion de se remettre en tête le fameux adage : une information et un démenti font deux informations.

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La start-up, qui a obtenu sa licence bancaire en décembre, continue sur sa lancée et affiche une belle croissance. Après trois millions d'utilisateurs en mi-novembre, elle passe à quatre millions en un peu plus de trois mois. Pour rappel, il lui avait fallu cinq mois pour passer de deux à trois millions.

Pour le moment, la banque en ligne n'est disponible que dans les pays de l'espace économique européen, mais elle prévoit de se lancer dans le reste du monde, sans plus de détails pour l'instant.

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Il prendra place dans l'Engineering Center (créé en 2011) sur le campus du géant du Net à Issy-les-Moulineaux, dans la région parisienne.

La société explique que « ce centre a pour mission d’accompagner les entreprises du monde entier dans leur transformation digitale (sic) et dans leur quête d’efficacité et de productivité accrues grâce à l’IA ».

Microsoft ne donne pas plus de détails pour l'instant.