du 30 août 2019
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Depuis le début de l'année, le moteur de recherche misant sur le respect de la vie privée propose un concurrent à Google Maps en exploitant le framework MapKit d'Apple. 

Plusieurs nouveautés sont annoncées, dont la possibilité d'effectuer une nouvelle recherche de lieu directement depuis l'outil de cartographie, sans revenir sur le moteur de recherche. Dans le menu supérieur, l'onglet Cartes est désormais toujours affiché, quelle que soit la recherche effectuée. L'autocomplétion est également de la partie, de même qu'un thème sombre. 

DuckDuckGo en profite pour rappeler le principe de fonctionnement de son outil : « Avec Apple, comme avec tous les autres tiers avec lesquels nous travaillons, nous ne partageons aucune information personnellement identifiable telle que l'adresse IP. Et pour les recherches locales, où vos informations de localisation approximatives nous sont envoyées par votre navigateur, nous les effaçons immédiatement après leur utilisation ».

Notez que Qwant, qui joue sur le même terrain que DuckDuckGo, propose lui aussi un service de cartographie : Maps. Encore en bêta pour l'instant, il utilise Masq pour fonctionner : un espace de stockage local (IndexedDB) chiffré permettant d'assurer un certain niveau de personnalisation sans connaître vos données et/ou préférences.

DuckDuckGo renforce Cartes, son outil de cartographie développé avec Apple Maps
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À découvrir dans #LeBrief
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Réalisée en partenariat avec Artips,  elle ambitionne de donner envie aux lycéens de se tourner vers les métiers de la science : « Technicien·ne en chimie, chercheur·se en mathématiques ou encore ingénieur·e en physique, les chercheurs du CEA dévoilent les coulisses de leur métier ».

Après un rapide test de personnalité, des algorithmes identifient ce qu'ils pensent être le ou les métiers les plus en phase avec le lycéen. Ensuite, « chaque métier brosse, en 4 épisodes de 8 minutes chacun, les fondements de sa discipline, le quotidien qui attend le·la lycéen·ne qui choisira cette voie, des exemples concrets de métiers actuels et d’avenir, et les études pour y accéder ».

Pour rappel, le CEA propose aussi des fiches métiers ainsi que des témoignages et parcours de ses scientifiques.

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Les dernières mises à jour cumulatives pour Windows 10 ne sont pas passées inaperçues. Plusieurs problèmes sont apparus, et pas des moindres.

Microsoft a ainsi confirmé que des bugs existaient dans le menu Démarrer et la recherche. Si vous n’avez rien remarqué, c’est que vous n’êtes pas concerné par le problème, qui se manifeste par un authentique plantage du processus lié.

Windows avertit alors l’utilisateur que le menu Démarrer a rencontré une erreur et ne fonctionne pas. Considérant l’importance de cet élément d’interface, on comprend le « léger agacement » qui peut survenir. Même chose pour la recherche intégrée. 

Les deux bugs sont présents dans la mouture 18362.356, c’est-à-dire la version 1903 de Windows (May 2019 Update) équipée de sa dernière mise à jour cumulative qui – malheureusement – s’installe toujours obligatoirement.

Un bonheur n’arrivant jamais seul, un autre problème est actuellement discuté sur Reddit, mais pas encore reconnu par Microsoft. De nombreux joueurs se plaignent d’un volume sonore beaucoup moins élevé dans leurs jeux (notamment Apex Legends, PlayerUnknown's BattleGrounds et Overwatch), certains évènements n’étant alors plus audibles.

D’après les tests réalisés par les utilisateurs, il se pourrait que le souci soit spécifique aux cartes intégrées Realtek.

Certains ont réussi à se débarrasser du problème en désactivant puis réactivant les effets sonores de Windows, d’autres en changeant la qualité audio en 16 bits - 44 100 Hz. On peut modifier cette dernière via un clic droit sur le haut-parleur en bas à droite dans la barre des tâches, Ouvrir les paramètres, puis Panneau de configuration Son dans la colonne de droite.

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WebGPU est une nouvelle API, présentée initialement par Apple début 2017. Elle n’est pas développée dans son coin, mais comme un futur standard, le W3C ayant tout un groupe de travail sur le projet.

WebGPU doit à terme – Apple l’espère – remplacer WebGL. La nouvelle interface de programmation se veut à la fois plus simple à utiliser et doit fournir de meilleures performances, tout en prenant appui sur du matériel plus récent. La firme s’est fait la main dans ce domaine depuis quelques années avec son API Metal.

WebGPU peut-être testée dans la dernière Technology Preview de Safari (91), et donc sur un Mac uniquement. Elle est accompagnée du Web High-Level Shading Language (WSL), conçu pour manipuler les shaders via la nouvelle API.

Les informations données par Apple vantent les mérites de la nouvelle approche. Le code nécessaire semble drastiquement réduit et les performances évoluent, selon la machine utilisée, d’un facteur 2 à 7.

Bien entendu, W3C oblige, la finalisation de WebGPU ne profitera pas qu’à Safari. Google avait par exemple abordé le sujet lors sa conférence I/O au printemps derniers, avec une session consacrée aux « graphismes 3D de nouvelle génération pour le web ».

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La règle traditionnelle de « l’épuisement des droits » permet à l’acquéreur d’une œuvre protégée par le droit d’auteur de la revendre librement. La principale condition est que l’œuvre ait été acquise licitement. 

Par exemple, vous achetez un livre auprès de votre libraire, vous le revendez dans un vide-grenier sans vous soucier du feu vert de l’éditeur, de l’auteur. 

Aucune difficulté, pourrait-on dire, sauf lorsque l’œuvre n’est plus tangible, mais inscrite dans un fichier. Non seulement il est techniquement possible de réaliser des copies parfaites, à l’octet prêt, mais de plus le titulaire de droits dispose de moyens de contrôle très poussés. 

Une évolution rappelée avant-hier par l’avocat général de la Cour de justice de l’Union européenne. 

Sur la sellette, l’affaire « Tom Kabinet » : le site éponyme propose des livres électroniques d’occasion, avec un modèle d’affaires au taquet.  Il « revend aux particuliers enregistrés (...) des livres électroniques [que la plateforme] a achetés soit auprès des distributeurs officiels, soit auprès d’autres particuliers » résume l’avis de l’avocat général. 

Bien entendu, les prix sont inférieurs à ceux des distributeurs officiels. 

Pour respecter la règle de l’épuisement des droits, lorsque le site rachète un livre électronique à un particulier, il exige l’effacement de la source puis pose un watermak sur la copie qu’il revend à titre définitif. 

En 2014, deux sociétés ont néanmoins attaqué Tom Kabinet, accusé en substance de contrefaçons. 

Peut-on reconnaître ici la règle de l’épuisement des droits ? Confronté à cette problématique, l‘avocat général considère que la lettre du droit de l’Union plaide pour l’affirmative. En théorie, l’éditeur ne devrait pas pouvoir s’opposer à ces marchés secondaires.

Sauf qu’une telle consécration bouleversait les équilibres, en facilitant notamment le piratage tout en rendant difficile la lutte contre les contrefaçons. Il recommande donc à la Cour de rattacher ce secteur non pas au droit de distribution, mais au droit de communication, lequel n’intègre pas la règle de l’épuisement. 

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En août, Spotify a annoncé du changement pour son offre Famille lancée en 2016. Elle s'appelle désormais Premium Famille, permet toujours de gérer jusqu'à six comptes, mais avec des fonctions supplémentaires, dont Family Mix et Hub. 

En France, le déploiement a commencé et la plateforme envoie des emails à ses clients Family pour les prévenir de changements dans les conditions générales de l’Abonnement :  Les anciennes (336 mots) et les nouvelles (635 mots).

L'un des gros changements concerne « les informations relatives à l'éligibilité »  et « la manière dont nous vérifions cette éligibilité ». Jusqu'à présent, il était indiqué que « tous les titulaires de compte doivent résider à la même adresse pour être éligible à l’Abonnement Spotify Famille ». 

Désormais, « le titulaire principal du compte et les titulaires des comptes secondaires doivent appartenir à la même famille et résider à la même adresse ». De plus, « lors de l'activation d'un compte secondaire Premium Famille, vous serez invité à vérifier votre adresse personnelle ». Ce n'est pas tout : « Nous pouvons de temps à autre demander une nouvelle vérification de votre adresse personnelle afin de confirmer que vous remplissez toujours les critères d'éligibilité », explique Spotify.

« Nous utilisons la recherche d'adresses Google Maps pour vous aider à trouver et à enregistrer votre adresse. L'adresse que vous saisissez lors de l'activation ou de la nouvelle vérification est soumise aux Conditions de service complémentaires de Google Maps et à la Politique de confidentialité de Google ». 

Pour rappel, Spotify avait mené des « tests » en septembre 2018 demandant à ses utilisateurs d'activer le GPS pour vérifier leur adresse. Face à la grogne, la plateforme de streaming avait rapidement fait demi-tour. Elle revient donc à la charge avec un changement de ses conditions générales.

Il faudra maintenant voir comment seront gérés les cas d'enfants en internat en semaine, ou des familles recomposées avec des enfants alternants entre plusieurs logements. Dans tous les cas, Spotify semble bien décidé à faire la chasse aux partages de comptes.