du 05 septembre 2019
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Données personnelles des enfants : YouTube et Google écopent bien de 170 millions d’amende

Google et YouTube devront verser 170 millions de dollars pour violation présumée de la législation sur les données personnelles des enfants. Elles auraient violé la COPPA ou Children's Online Privacy Protection Rule.

La Fedéral Trade Commission (FTC) et le procureur de New York ont officialisé cette décision, déjà sortie dans la presse

Pour mémoire, ces entités sont accusées d’avoir aspiré des données d’enfants de moins de 13 ans sans le consentement des parents, ni leur information préalable. Deux piliers de ce texte. 

« YouTube a gagné des millions de dollars en utilisant des identifiants, communément appelés cookies, pour diffuser des annonces ciblées aux téléspectateurs de chaînes consacrées aux enfants ». 

Toujours selon la plainte, les propriétaires des chaînes en cause auraient opté pour la monétisation de leur flux en autorisant YouTube à diffuser des publicités ciblées. Des opérations nourries par la stratégie commerciale de la plateforme. Cependant, par la nature de ces contenus, ils auraient dû se conformer à la loi COPPA.  

L’amende transactionnelle de 170 millions de dollars, négociée dans le cadre d’un règlement amiable, doit encore être validée par le ministère de la Justice. 

Selon la numéro un de YouTube, Susan Wojcicki indique plusieurs changements sont à venir dans les quatre prochains mois.  Ainsi, « nous traiterons les données de quiconque regarde le contenu pour enfants sur YouTube comme provenant d'un enfant, quel que soit l'âge de l'utilisateur ». La plateforme promet de minimiser davantage les traitements de données. 

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Le géant du Net revoit son offre, avec une baisse de 10 dollars à la clé. Cela fait maintenant plus de quatre ans que Projet Fi (qui est ensuite devenu Google Fi) a été lancé. 

Début 2018, un forfait « illimité » à 80 dollars par mois est arrivé. Il s'agissait surtout d'une limite de facturation, via un « fair use » (débit réduit au-delà d'une certaine limite).

Le nouveau « Unlimited » est désormais à 70 dollars par mois (hors taxes, comme toujours chez Google), avec 22 Go de data (débit réduit ensuite) y compris en roaming. Les appels et SMS sont toujours illimités vers de nombreux pays.

Ce n'est pas tout : 100 go de stockage sur Google One sont compris dans le prix (normalement facturés 1,99 euro par mois). 

L'offre de base à 20 dollars par mois est toujours disponible, avec 10 dollars par Go consommé, dans la limite de 80 dollars par mois. 

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Facebook était le seul des GAFAM à ne pas avoir été inquiété jusqu’ici par des histoires d’écoutes humaines sur des enregistrements audios captés depuis les enceintes connectées. La boucle est maintenant bouclée.

Bloomberg avait déjà prévenu en août que des tiers travaillant pour Facebook avaient écouté et transcrit des conversations obtenues via la fonction d’appel de Messenger. Le réseau social a depuis confirmé qu’il faisait de même avec les enceintes connectées Portal.

L’information a été donnée par Andrew Bosworth, directeur de la branche matérielle chez Facebook : « Nous avons mis en pause les évaluations humaines des interactions vocales "Hey Portal" le mois dernier, pendant que nous travaillions sur un plan pour donner aux gens plus de transparence et de contrôle, dont un moyen de l’éteindre ».

Le responsable précise que les processus d’évaluation, d’analyse et de transcriptions n’étaient pas les mêmes que ceux de Messenger, eux aussi à l’arrêt.

Le problème pour Facebook est le même que pour Apple, Amazon, Google et Microsoft : les conditions d’utilisation ne mentionnent nulle part que des personnes tierces peuvent être amenées à écouter des morceaux de conversations privées.

Pas de chance pour le réseau social, qui lance justement… de nouveaux produits Portal, en plus d’une révision de la gamme existante. 

Aux côtés notamment d’une version modernisée de la Portal 10 pouces, on trouve désormais une variante Mini, avec un écran de 8 pouces. Facebook a également présenté sa Portal TV, une set-top box se servant de la télé comme écran.

L’objectif général de la gamme Portal n’a pas changé : la vidéoconférence avec les contacts Facebook. Ces produits embarquent des caméras capables – dans une certaine mesure – de suivre votre visage si vous faites autre chose en même temps, avec des fonctions d’amplification vocale.

Les nouveaux produits ne font que compléter l’offre existante, afin que les intéressés aient différentes tailles d’écran, en plus des moutures de 10 et 15,6 pouces qui existaient déjà, et dont les prix passent respectivement à 179 et 279 dollars (baisses de 20 et 70 dollars). Les modèles Mini et TV sont, eux, vendus 129 et 149 dollars.

Notez que même si ces produits sont tous commercialisés en France, les fonctions liées à Hey Portal ne sont disponibles qu'en anglais.

Facebook jure sur ses grands dieux que les appareils sont désormais tournés entièrement vers la vie privée. Les caméras et micros sont désactivés par défaut, et les appareils n’analysent ni n’enregistrent les conversations. Les appels sont chiffrés et les opérations de machine learning effectués pour améliorer la qualité audio ou vidéo sont effectuées sur l’appareil, pas sur les serveurs de Facebook.

Ce sont du moins les promesses de Facebook, face à une déferlante de problèmes liés à la vie privée depuis le scandale initial de Cambridge/Analytica. La stratégie de l’entreprise repose sur la confiance des utilisateurs dans ses services et l’ubiquité de ses produits et services. Face à une confiance ébranlée et une compétition féroce sur ce créneau, la société n’est pas au bout de ses peines.

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La banque en ligne néerlandaise vient de lancer une nouvelle offre baptisée Essentielle « gratuite ». Elle vient donc marcher sur les plates-bandes des néobanques.

Elle permet d'avoir une Mastercard à débit immédiat avec un plafond de 2 000 euros d'achat (30 jours glissants) et 500 euros de retrait (7 jours glissants), dans la limite de 5 retraits par mois (1 euro chacun ensuite).

Les découverts ne sont pas autorisés, et vous n'avez pas accès à un chéquier. Aucune condition de ressource n'est demandée pour en profiter. Pour le reste, les conditions sont les mêmes que pour l'offre Intégrale.

Cette dernière ne semble pas changer d'un pouce (si ce n'est son nom Intégrale). Elle permet d'avoir une Mastercard Gold gratuite si vous versez 1 200 euros par mois sur votre compte courant, ou 5 euros par mois sans condition.

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Le nouveau service fait exactement ce que son nom suggère : il crée des endpoints privés pour des services partagés. Ces derniers deviennent alors accessibles via une adresse IP locale depuis Azure ou un réseau sur site, via un VPN ou Azure ExpressRoute.

Azure Private Link fonctionne sur la base d’Azure Virtual Network (VNet), mais en fournissant une adresse IP privée. Après quoi un endpoint peut être paramétré pour un service comme Storage ou SQL Database.

Une adresse IP lui est alors assignée et deviendra accessible depuis VNet ou les installations sur site. Les éditeurs tiers peuvent également proposer des services via des Private Links.

Microsoft rappelle qu’il est déjà possible de créer des endpoints pour VNet. Les Private Links reprennent l’avantage principale de ces derniers – les derniers ne sortent pas d’Azure ou du réseau de l’entreprise – mais permettent en plus de manipuler des IP privées (publiques dans le cas de VNet).

Pour l’instant, le service n’est disponible qu’en préversion et ne fonctionne qu’avec Storage et SQL Database. La version finale prendra en charge une liste nettement plus importante, dont Cosmos DB, MySQL, PostgreSQL, MariaDB, Azure Application Service, Key Vault et Snowflake.

Le tarif est de 0,005 dollar par heure, auquel s’additionne 0,005 dollar par Go transféré dans un sens ou dans l’autre. Attention, la préversion ne possède pas de SLA (service level agreement) et n’est donc pas recommandée en environnement de production.

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Tristan Nitot monte d’un cran. Il devient directeur général de Qwant, François Messager lui laissant sa place. Éric Leandri reste, lui, président du moteur de recherche. 

« J'ai bien vu Qwant se transformer sous l'impulsion de François Messager, je lui sais gré de cela, je n'aurais pas été capable de le faire. Aujourd'hui c'est une autre étape, il faut structurer la technologie, mieux communiquer, réorganiser les ressources humaines, et ça c'est plus mon profil »  explique-t-il sur France Inter.

« Éric reste aux commandes en tant que président, c'est lui qui m'a choisi. Il a énormément d'énergie, beaucoup d'audace, donc on le laisse partir devant et mon rôle va être de m’assurer que l'organisation suive derrière » ajoute-t-il dans un échange avec Usine Digitale 

Ce changement aurait-il un lien avec les problèmes rapportés dans la presse ? Une « coïncidence », assure Nitot cette fois auprès de Contexte.com.

Il y justifie toujours le choix Microsoft plutôt qu’OVH. Selon un communiqué de mai 2019, Qwant « reste maître de sa technologie, y compris son algorithme, son index et son infrastructure clients, sans collecte de données personnelles ».

Microsoft met à sa disposition la puissance de calcul additionnelle de son cloud Azure, « les services Microsoft Advertising ainsi que les recherches algorithmiques de Bing ».