du 01 juin 2020
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Donald Trump veut dynamiter la responsabilité des intermédiaires comme Twitter

Suite du bras de fer entre Twitter et Donald Trump. Alors que celui-ci a fustigé une étiquette apposée par le réseau social sur l’un de ses tweets, accusé de comporter une fausse information, Twitter a été plus loin.

Le service en ligne a tout simplement occulté par défaut un autre de ses tweets cette fois pour « apologie de la violence ». Dans « l’intérêt du public », quiconque peut le réactiver d’un clic.

« Quand les pillages démarrent, les tirs commencent. Merci ! » a écrit le chef de l’État américain, en réponse à l’incendie du commissariat de Minneapolis, par des manifestants condamnant encore et toujours la mort de George Floyd, étouffé lors d’une interpellation par des policiers. « Ce tweet viole nos règles d’utilisation concernant l’apologie de la violence » s’est expliqué Twitter qui craint que le message n’inspire des actions similaires. 

« Nous avons pris des mesures pour empêcher d’autres personnes d'être inspirées à commettre des actes de violence, mais avons conservé le tweet, car il est important que le public puisse toujours voir le message initial étant donné sa pertinence pour les sujets en cours d'importance publique ».

Impossible cependant de retweeter le message, de le commenter ou le « liker ». La mesure a évidemment provoqué une nouvelle colère de Donald Trump, qui promet maintenant d’abroger tout simplement la section 230 du Communications Decency Act (CDA) de 1996. 

Texte qui veut qu’aucun « fournisseur ou utilisateur d'un service informatique interactif ne doit être traité comme l'éditeur ou l’auteur de toute information provenant d’un autre fournisseur de contenu d'information », comme expliqué dans notre actualité détaillée.

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