du 23 juin 2020
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Devinez qui se lance dans le DNS « sécurisé » ? La NSA…

D’un côté, nous avons la National Security Agency, connue pour ses dérives sur la surveillance (de masse) – largement mises en avant par Edward Snowden – au niveau mondial. De l’autre, le DNS dont le rôle (du résolveur) est notamment de faire correspondre un nom de domaine à une adresse IP. Cet élément, presque aussi simple qu’incontournable, est au centre de nombreux enjeux sur la sécurité et le respect de la vie privée.

Et voilà que les deux se mélangent… on se demande donc bien ce qui pourrait mal se passer. La semaine dernière, la NSA a en effet présenté un programme pilote d’un DNS « sécurisé », dont les premiers retours seraient « très très positifs ». Il ne s’adresse pas à tout le monde, mais aux fournisseurs/sous-traitants de la défense américaine. But officiel de l’opération : améliorer la cybersécurité des partenaires, comme le rapporte Cyberscoop.

« Notre analyse a mis en évidence que l'utilisation d'un DNS sécurisé réduirait de 92 % la capacité des attaques des logiciels malveillants… passant par des serveurs de commande et contrôle, déployant ainsi des logiciels malveillants sur un réseau », explique  Anne Neuberge, directrice de la NSA.

Elle ajoute : « il s’agit d’un modèle qui peut aider à relancer la cybersécurité, en particulier pour les petites et moyennes entreprises qui n’ont peut-être pas la capacité d’investir des ressources ou n’ont pas le personnel qualifié ». Ces PME sont des cibles car elles développent des technologies d’armements pour la Défense. 

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