du 02 décembre 2019
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Deux polices européennes ont été autorisées à utiliser la reconnaissance faciale

La revue du Centre de recherche de l'école des officiers de la gendarmerie nationale (CREOGN) a repéré deux décisions « passées quelque peu inaperçues dans le flot des bannissements et attaques contre la reconnaissance faciale abondamment commentés dans la presse nationale ».

En Suède, l’autorité de protection des données a en effet autorisé la police à confronter les images de vidéoprotection à la base contenant les photos anthropométriques des criminels, à mesure que les logiciels seraient plus efficaces que les officiers.

La Haute Cour de justice de Cardiff (Pays de Galles) a jugé légale l'utilisation, par la police, de la reconnaissance faciale en temps réel dans l'espace public. Elle estime que si les technologies de reconnaissance faciale peuvent être biaisées (vis-à-vis des personnes de couleur ou des femmes par exemple), ces biais peuvent être contre-carrés par les vérifications des policiers.

Dans une note de la rédaction, le CREOGN souligne que « la presse française, prompte à relayer les décisions de rejet de la reconnaissance faciale, semble ne pas avoir perçu ces évolutions « jurisprudentielles » européennes. Une étude approfondie des dossiers suédois et britanniques, pays qui ne sont pas réputés pour transiger avec les libertés publiques, ne pourrait-elle pas inspirer l’approche du ministère de l’Intérieur français ? »

En septembre dernier, un chercheur du CREOGN avait à ce titre rédigé une note sur l'« acceptabilité » de la reconnaissance faciale et des contrôles afférents préventifs sur la voie publique, expliquant ce pourquoi, et comment, « la Coupe du monde de rugby en 2023 et les JO de Paris en 2024 représentent des opportunités remarquables de convaincre la population de l'intérêt de déployer la reconnaissance faciale. » (voir Quand la France se lance dans la reconnaissance faciale).

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