du 12 juillet 2018
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Deux ans plus tard, Molotov fait le point et annonce des dizaines de milliers d'abonnés

La société est dans une période compliquée. Certains lui prêtent des volontés de mise en vente, alors qu'elle fait face à un durcissement des règles côté copie privée et qu'un concurrent créé par France TV, M6 et TF1 arrive : Salto.

Il s'agit donc du bon moment pour communiquer. Cela tombe bien, c'est le deuxième anniversaire de Molotov, qui revendique six millions d'utilisateurs, et jusqu'à un million sur une même journée.

« Un résultat exceptionnel après seulement deux années, un service ouvert sur un seul territoire, une marque et un produit totalement inconnus il y a deux ans, quasiment sans publicité, sans effort marketing ou média pour le relayer » affirme l'équipe, oubliant un peu vite ses différents partenariats, massivement relayés, notamment celui avec Apple.

Côté abonnés, qui paient chaque mois pour des options complémentaires, Molotov n'avait jamais donné de chiffres. Aujourd'hui, on apprend qu'ils sont des dizaines de milliers. Si l'on en compte 50 000, cela fait 0,83 % de la base d'utilisateur.

Si le service a su convaincre et montrer son intérêt, notamment sur le plan technique, il lui faut désormais transformer l'essai. Face à l'application TV d'Apple, Salto et les vents contraires français, il reste difficile d'avancer seul. Les mois à venir vont donc être cruciaux pour l'avenir de Molotov.

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À découvrir dans #LeBrief
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Polémique autour d’une découverte faite dans Chrome 69 : le navigateur se connecte automatiquement au compte Google si l’utilisateur s’est connecté à n’importe quel service lié, comme Gmail.

Ce fonctionnement n’existait pas avant. On pouvait lancer Chrome, ouvrir Gmail et pourtant garder un navigateur déconnecté, avec ses données locales. Ce qui pose d’évidentes questions de vie privée.

En effet, Chrome active automatiquement Sync une fois la connexion au compte effectuée. Cela signifie-t-il qu’ouvrir Gmail déclenche la synchronisation dans le navigateur ?

Non, répond Adrienne Porte Felt, ingénieure et responsable chez Google. La connexion à Chrome est décrite comme un indicateur visuel, pour que l’utilisateur sache qu’il pourrait se rendre dans d’autres services sans avoir à retaper son mot de passe (ce qui est le cas depuis longtemps).

Elle se montre claire : bien que la connexion au compte soit automatique, elle ne déclenche aucune synchronisation. Bleeping Computer confirme après des tests dans Chrome 69 : la synchronisation est bien désactivée, attendant que l’utilisateur la déclenche manuellement une première fois.

Ce changement introduit une friction en matière d’expérience utilisateur. Les conditions d’utilisation de Chrome sont claires : si le navigateur est connecté, Sync prend le relai. En témoigne l’avatar de l’utilisateur en haut à droite.

Seulement voilà, Chrome 69 peut afficher cet avatar… qui ne veut plus tout à fait dire la même chose. Un même indicateur visuel peut signifier une connexion complète ou automatique, la première déclenchant Sync mais pas la seconde. Simple.

Google fait face désormais à l’idée qu’une simple connexion à Gmail déclenche l’envoi de données de navigation sur ses serveurs. La question fait débat, sur Twitter, sur des sites d’actualités ou encore chez des chercheurs en sécurité.

Matthew Green, par exemple, a publié un billet expliquant pourquoi il se débarrassait de Chrome. Pour lui, un tel changement change profondément le rôle de Chrome et n’aurait jamais dû avoir lieu, encore moins sans prévenir l’utilisateur. Il dénonce vivement l’absence totale de consentement et les risques pour l’utilisateur, particulièrement en cas de machine partagée.

Devant la levée de boucliers, Google sera probablement forcée de s’exprimer à nouveau. L’entreprise pourrait bien également faire machine arrière.

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Dans une interview aux Échos, Isabelle Falque-Pierrotin a dressé un nouveau bilan des plaintes, quatre mois après l’entrée en vigueur du règlement européen sur la protection des données (RGPD). « Les indicateurs explosent, prévient la présidente de la CNIL. Chez les particuliers, nous avons enregistré une augmentation de 64 % des plaintes et de la part les professionnels, nous avons reçu plus de 600 notifications de violations de données concernant environ 15 millions de personnes, soit environ 7 par jour depuis le 25 mai ».

Selon les premiers chiffres fournis par la même autorité, 100 jours après l’entrée en application du règlement, la Cnil nous avait indiqué avoir été saisie en tout de « 2 770 plaintes contre 1 780 sur la même période en 2017, qui était déjà une année record ». Soit hausse globale de près de 56 %.

Les plaintes, qui « portent essentiellement sur les obligations de transparence et le consentement », concernent pour certaines les géants du Net. Ces plaintes collectives seront traitées en priorité, assure IFP chez nos confrères. Elle sait que les autorités de contrôle jouent ici leur crédibilité. Quant à Mark Zuckerberg, qui voit dans le RGPD un texte « très positif », elle répond que cette posture est surtout « un enjeu d'image et de marketing » de la part du réseau social. 

Sur son site, la CNIL dévoile d’autres chiffres, notamment ces 24 500 organismes qui ont désigné un délégué à la protection des données. La commission fait d’autres annonces, comme la mise en ligne prochaine d’un Mooc pour se familiariser avec les fondamentaux du règlement, ou encore de fiches pratiques pour les collectivités. 

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La députée Véronique Louwagie a déposé avec ses collègues LR une proposition de loi visant à faire de l’année 2020, « une année dédiée au numérique et au digital ». Sa PPL est courte. Deux petits articles : le premier consacre ce symbole. Le second invite les pouvoirs publics à s’engager « à promouvoir par tous les moyens cette disposition ».

Si elle est votée, 2020 sera « une année consacrée à la diffusion de la culture numérique et digitale, à son apprentissage, à sa sensibilisation par le biais de diverses actions telles que des campagnes, des ateliers, des mobilisations ».

L’élue met en avant différentes problématiques telles la fracture numérique, les difficultés nées de l’usage de ces outils en particulier dans le cadre des démarches administratives, l’essor du télétravail…

« En 2014, l’Organisation des Nations unies reconnaissait le droit d’accès à l’internet comme droit fondamental de l’Homme. Quatre ans plus tard, la France a, à son tour, reconnu le droit au maintien de la connexion internet (...) » se souvient la parlementaire. Or, « à quoi bon disposer d’une connexion internet si celle-ci est peu efficace ? À quoi bon disposer d’une connexion internet si nous ne savons pas utiliser l’outil numérique et informatique ? ».

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Sauf report de dernière minute, le décollage aura lieu cette nuit. La fenêtre de tir est ouverte entre 23h53 et 00h38.

Deux satellites sont à bord de la mission VA243 : Horizon 3e et Azerspace-2/Intelsat 38 comme second passager.

Ce sera le 100e lancement pour la fusée Ariane 5 en 22 ans de services, mais aussi le 300e lancement réalisé par Arianespace avec le lanceur lourd Ariane 5, le moyen Soyouz et le léger Vega.

Pour rappel, Ariane 6 est déjà en route et le premier lancement est prévu pour 2020.

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Les revendeurs français commencent à montrer des signes de fébrilité lorsque l'on évoque avec eux la question de leurs stocks de puces Coffee Lake. Ils se vident sérieusement et l'approvisionnement s'avère compliqué, ce qui pourrait aboutir à une hausse des prix. Au risque d'envoyer les clients chez la concurrence.

Intel fait en effet face à une très forte demande sur l'ensemble de sa gamme, qui n'a pas migré en 10 nm comme cela était initialement prévu. Résultat : ça coince. Ce, alors que les Core de 9ème génération doivent arriver sur le marché et qu'AMD revient en force sur l'ensemble des segments avec ses processeurs Ryzen. Bref, il faut agir.

Sur les chipsets, la solution un temps évoquée de passer une partie de la production chez TSMC aurait été repoussée, au profit d'un retour à du 22 nm pour le H310 qui devient le H310C.

Côté processeurs, dans une Product Change Notification (PCN) récente repérée par Wccftech, Intel évoque l'utilisation d'un site au Vietnam, précisant que cela sera sans impact sur la finition ou la qualité des produits.

Cette note fait suite à d'autres du même genre envoyées depuis début avril (voir ici ou ), concernant différents chipsets et puces d'entrée de gamme. Cette fois, le site vietnamien sera en charge de plusieurs puces Core de 7ème génération, et entrera en service le 8 octobre.

Une date importante pour Intel puisque qu'il lancera son « nouveau » chipset haut de gamme : le Z390.