du 23 août 2018
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Dans une lettre ouverte, daté du 17 juillet, une trentaine d'organisations s'inquiètent de la volonté du gouvernement australien de s'attaquer au chiffrement. Parmi elles, des têtes connues comme AccessNow, l'Electronic Frontier Foundation (EFF) et Freedom of the Press.

L'exécutif prétend lutter contre les effets du chiffrement, en obligeant les services en ligne à mieux collaborer avec les autorités sur le sujet. C'est ce qu'inclut le brouillon du texte (PDF). Si un mandat a déjà été émis pour intercepter des données, une requête de collaboration peut être émise à l'adresse de la société concernée.

L'assistance est censée être raisonnable et techniquement possible. Elle va de la livraison de spécifications techniques à la suppression d'une protection sur le contenu demandé. La sanction pour le refus de livrer l'accès à des preuves contenues dans un appareil passerait de six mois à cinq ans de prison (ou dix ans dans les pires cas).

Le ministre de l'Intérieur Angus Taylor a déclaré que 90 % des données récupérées par les forces de l'ordre étaient chiffrées d'une manière ou d'une autre, et que le chiffrement a directement affecté 200 enquêtes sur des crimes sérieux ou le terrorisme.

Le texte est entré en débat au parlement à la mi-août.

Des organisations s'élèvent contre un plan australien sur l'accès aux données chiffrées
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