du 18 décembre 2018
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Dans le cadre la nouvelle lecture du projet de loi de finances pour 2019, le député Pierre Person propose de mettre en place « un tarif réduit de la taxe intérieure de consommation d’électricité au bénéfice des centres de minage d’actifs numériques, ou crypto-actifs », installés sur le territoire national.

L’élu LREM, suivi notamment par Laure de La Raudière (UDI-Agir), s’est visiblement inspiré de l’amendement, adopté lors de la première lecture, qui permettra aux datacenters français de bénéficier d’un tarif réduit de 12 euros par mégawattheure (contre 22,5 euros/MWh pour le tarif plein) de TICFE à partir du 1er janvier 2019.

Objectif : participer au développement de la filière, mais aussi favoriser « l’indépendance nationale en matière d’hébergement de données ».

Des députés veulent accorder un coup de pouce fiscal aux « centres de minage » français
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À découvrir dans #LeBrief
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Le Centre national pour la recherche scientifique rappelle qu'elle vient récompenser des « recherches exceptionnelles [ayant] conduit à des innovations marquantes sur le plan technologique, économique, thérapeutique et social ».

Ane Aanesland pour son travail « vers la miniaturisation des satellites », Vance Bergeron pour son « échappée contre la paralysie », Orphée Cugat pour « la recherche hors-piste » et enfin Livio de Luca pour son « œil sur le patrimoine ».

Plus de détails sur leurs innovations et leurs parcours professionnels sont disponibles par ici. Une cérémonie est programmée pour le 12 décembre. 

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Le 1er août, la fondation Tor informait sa communauté : les sommes levées pendant le mois seraient intégralement reversés au fond Bug Smash, destiné à payer les développeurs responsables corrections des bugs trouvés.

Sont particulièrement recherchées les vulnérabilités débouchant sur des fuites d’informations, qu’il s’agisse d’une adresse IP dans le réseau Tor lui-même ou de n’importe quelle autre donnée dans Tor Browser. Ce qui implique de travailler rapidement avec Mozilla, le navigateur étant basé sur la branche ESR (support long) de Firefox.

Selon la fondation, plus de 86 000 dollars ont ainsi été réunis, de sources très diverses et dans de nombreuses devises, y compris des cryptomonnaies. 

Il ne s’agit donc pas d’une chasse aux bugs au sens strict du terme. Les failles de sécurité seront toujours signalées « gratuitement », mais l’argent récolté servira à accélérer le processus, si nécessaire avec des développeurs supplémentaires.

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« Les robots sont-ils ou seront-ils capables de nous remplacer ? Pour quelles tâches ? L’intelligence artificielle va-t-elle dépasser l’intelligence humaine ? » Jean-Paul Laumond, directeur de recherche au CNRS, apporte quelques éléments de réponses à ces vastes questions.

Le chercheur part d'abord d'un constat général : « Nous sommes conscients que ces logiciels ne sont pas parfaitement fiables et nous nous en accommodons car finalement ils ne marchent pas si mal et leurs erreurs ne prêtent pas à conséquence ». Néanmoins, les conséquences peuvent être bien différentes sur d'autres systèmes.

« Confondre une autruche et tante Adèle n’a pas le même niveau de gravité que confondre sur une radiographie du sein des microcalcifications et des tumeurs naissantes. C’est au médecin qu’il revient, in fine, d’établir le diagnostic et d’en endosser la responsabilité ».

Même problématique dans la robotique : « La moindre erreur de logiciel peut conduire un robot humanoïde à chuter [...] Les algorithmes, les logiciels qui en résultent et les informations qui découlent du calcul doivent être certifiés. C’est tout le défi de la robotique que de rendre compte du monde physique sous cet impératif ».

Au final, l'Homme « s’accommode bien dans la pratique des limitations de ces technologies logicielles. On ne cherche pas des logiciels fiables à coup sûr. Il suffit qu’ils soient corrects la plupart du temps »… mais ce n'est pas le cas dans bien d'autres domaines. 

Bref, « les progrès en robotique sont plus lents qu’il n’y paraît ». 

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Après le souci confirmé par Microsoft dans le menu Démarrer et Windows Search et les problèmes audio signalés par plusieurs joueurs, voilà que d’autres utilisateurs signalent d’autres désagréments.

Dans les forums de Microsoft, on peut lire que certains adaptateurs réseau ne semblent plus fonctionner correctement après l’installation de la version 18362.356 du système, distribuée automatiquement via Windows Update. Le problème semble touche aussi bien du matériel Ethernet que Wi-Fi.

Selon un utilisateur en particulier, les cartes Intel en charge des deux types de connexion sur son portable ne fonctionnaient plus, le gestionnaire de périphérique signalant une erreur. Désinstaller la dernière mise à jour du système a résolu le problème.

D’autres sur Reddit indiquent des mésaventures équivalentes, en quête d’une solution qui n’impliquerait pas la désinstallation de la version 18362.356. il semble malheureusement qu’il n’y ait pour l’instant pas d’autre choix, car mettre à jour le pilote ou provoquer la réinstallation du matériel n’ont pas fonctionné.

C’est la première fois qu’une mise à jour mensuelle semble provoquer des problèmes aussi variés. La causalité reste bien sûr à confirmer. L’éditeur devrait prendre garde à ne pas rappeler trop vite les très mauvais souvenirs de l’année 2018, avec deux mises à jour semestrielles que beaucoup ne sont pas prêts d’oublier.

C'est aussi, plus spécifiquement, un exemple concret du type de difficulté pouvant survenir dans l'approche des mises à jour mensuelles. Une forme compacte, rassemblant tous les correctifs pour accélérer le téléchargement et l'installation.

Problème : quand une défaillance survient, c'est tout le pack qui doit être désinstallé. Dans le cas présent, si un changement provoque bien les soucis rencontrés avec les adaptateurs réseau, supprimer la mise à jour revient à se passer des derniers correctifs de sécurité, impliquant un danger.

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Le président de l'Arcep était ce week-end l'invité de France Inter pour évoquer de nombreux sujets, à commencer par la procédure d'attribution des fréquences 5G.

C'était l'occasion de répondre aux accusations de Didier Casas et Xavier Niel de favoriser Orange et SFR : « Je crois que tout le monde est bien conscient de la réalité des choses. Par le passé on a été accusé de faire la courte échelle à Free ou d'autres ». 

Sébastien Soriano rappelle que l'Arcep est « un arbitre neutre, impartial et ce qui intéresse vraiment [l'Arcep] c'est l'intérêt des Français ». Il redit son attachement aux quatre grands opérateurs nationaux et aux MVNO qui gravitent autour.

Il est ensuite revenu sur l'hégémonie des géants du Net : « Nous sommes confrontés à un choix extrêmement binaire qui est de savoir : est-ce que nous acceptons les conditions des GAFA ou est-ce que nous nous passons de leurs services ? Et ça ce n'est pas normal ».

Il est en fait question « des conditions générales qui vous enchaînent à un service et qui vous imposent un certain nombre de règles que vous êtes incapables de comprendre ». Pour Sébastien Soriano, « vous n'avez pas le choix. C'est Google ou Google ». 

Il affirme que la question du démantèlement « doit se poser avec force », mais évoque aussi deux autres pistes : « annuler » des acquisitions, comme YouTube par Google, et mettre en place des conditions favorables à l'émergence de la concurrence. Il cite l'exemple du monopole de France Telecom, cassé il y a une vingtaine d'années. 

Le président de l'Arcep est également revenu sur d'autres sujets comme l'ouverture des terminaux et des infrastructures (en plus de celle sur les réseaux), la 5G et les objets connectés, etc.