du 09 novembre 2018
Date

Choisir une autre édition

chargement Chargement des commentaires...

À découvrir dans #LeBrief
Copié dans le presse-papier !

La semaine dernière, Donald Trump signait un décret pour exclure Huawei des télécoms et placer le fabricant sur liste noire. Une décision lourde de conséquences puisque l'équipementier doit demander une licence pour acheter des composants à des entreprises américaines.

Selon une source de Reuters, « Google, filiale d’Alphabet, ne fournira plus de logiciels, de matériel informatique et de service technique à Huawei à l’exception des services disponibles en open source ». De son côté, un porte-parole de Google indique simplement que l'entreprise « se conformait à l’ordre et examinait les conséquences », sans confirmer ou infirmer l'information de Reuters. 

Toujours selon nos confrères, les possesseurs d'un smartphone Huawei ne pourraient plus mettre à jour leur système Android. Cela ne concerne pas les applications Google, comme le confirme le géant du Net sur Twitter : « même si nous nous conformons à toutes les exigences du gouvernement américain, des services tels que Google Play et Play Protect continueront de fonctionner sur votre appareil Huawei », du moins sur les modèles existants.

En effet, les nouveaux n'y auraient pas droit : « Huawei ne pourra utiliser qu’une version publique d’Android et ne pourra pas accéder aux applications et services appartenant à Google », ajoute la source. Ces derniers nécessitent en effet un accord commercial.

Mais ce n'est pas tout. Selon Bloomberg, plusieurs fabricants de puces auraient également arrêté d'envoyer des composants au chinois : Intel, Qualcomm, Broadcom, Xilinx, etc. Nikkei ajoute plusieurs noms à cette liste : Infineon, Micron et Western Digital pour ne citer que ces trois-là. Infineon est une société allemande, ce qui indique que le décret de Donald Trump inquiète des partenaires au-delà de frontières américaines.

Dans le même temps, le département du commerce pourrait assouplir certaines restrictions. Selon un porte-parole, il pourrait délivrer une licence générale temporaire pour « empêcher l’interruption des opérations et des équipements du réseau existants ». Pour rappel, des équipements Huawei sont actuellement utilisés par certaines entreprises américaines.

La publication de cette licence générale temporaire (valable a priori 90 jours) est prévue pour mardi. Elle ne concernera par contre pas les nouveaux équipements. 

Copié dans le presse-papier !

L’autorité de la concurrence a décidé d’enquêter sur Alphabet Inc, Google LLC et Google Italie sur un éventuel abus de position dominante. En cause, le refus par elles d’intégrer l’application Enel X Recharge sur Andoid Auto, lequel permet « aux propriétaires de smartphones Android d'utiliser facilement et en toute sécurité certaines applications et fonctionnalités du téléphone lorsqu'ils conduisent un véhicule ».

Google est soupçonné d’avoir voulu prioriser Google Maps, où sont distillés plusieurs informations dont l’emplacement des bornes de rechange, soit la même information apportée par la solution éditée par Ente Nazionale per l'Energia Elettrica (Enel).

Copié dans le presse-papier !

Ce n'est pas une surprise, loin de là, puisque Valérie Pécresse (présidente de l'Île-de-France) l'avait déjà annoncé en 2016. En septembre de l'année dernière, les premières expérimentations étaient lancées. Désormais, juillet 2019 est la date visée pour l'ouverture à tous.

Finalement, il faudra attendre fin septembre, comme l'indique le groupe RATP sur Twitter : « L’achat et la validation du titre de transport seront possibles depuis tous les téléphones mobiles compatibles »

Les terminaux Android sont évoqués, mais pas un mot sur les iPhone. Le communiqué reste par contre très vague sur les smartphones compatibles, hormis quelques modèles Samsung. Pendant la phase de test, seules les cartes SIM Orange étaient prises en charge (l'opérateur détient une partie de la start-up Wizway derrière cette expérimentation).

La région Île-de-France affirme néanmoins que ce service sera « préinstallé sur les téléphones Samsung » et fonctionnera « quel que soit leur opérateur téléphonique ». Elle ne précise rien pour les autres fabricants.

Copié dans le presse-papier !

Selon le Journal du Dimanche, la proposition de loi contre la haine en ligne, portée par la députée LREM Laetitia Avia, intégrera une peine d’interdiction d’utilisation des réseaux sociaux pendant une durée déterminée.  

L’idée avait été annoncée par Emmanuel Macron en février 2019 à l’encontre des individus condamnés pour des propos haineux. Elle n’était toutefois pas intégrée à la proposition de loi déposée fin mars à l’Assemblée nationale jusqu’à présent. La députée nous avait confié que le sujet exigeait « davantage d’auditions et de travaux ». « Je n’oublie pas non plus la réalité, tempérait la parlementaire,  rien n’empêche quelqu’un de se récréer un compte. On sait tous comment on peut user d’Internet et toutes ses possibilités ».

L’interdiction des réseaux sociaux soulève des questions métaphysiques : d’un, il n’y a pas de définition juridique du réseau social. Comment délimiter son champ ? De deux, cette interdiction sera-t-elle généralisée à l’ensemble de ces réseaux ou ne concernera-t-elle que les solutions identifiées par un tribunal (Mme Michu interdite de Facebook, mais non Twitter) ?

La « PPL »  Avia va prôner par ailleurs l’instauration d’un parquet spécialisé sur le numérique. Il serait installé à Nanterre, non loin de Pharos, la plateforme publique de signalement. Une idée simplement à l’étude à la chancellerie.