du 08 février 2018
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Décès de John Perry Barlow, l'homme « venu du cyberespace »

Il y a très exactement 22 ans, il publiait sa déclaration d'indépendance du cyberespace. Il était également l'un des cofondateurs de l'Electronic Frontier Foundation. Nous en parlons au passé car il est « décédé tranquillement dans son sommeil » hier, selon l'EFF. Il avait 70 ans.

« Nous continuerons de travailler pour réaliser son rêve » annonce l'EFF en guise de conclusion. La fondation est encore aujourd'hui sur le front des combats juridiques et techniques pour la liberté du réseau. Elle avait bruyamment quitté le W3C en septembre, après la standardisation des EME par le consortium. Elle est aussi l'un des principaux avocats de la neutralité du Net, luttant contre son abandon outre-Atlantique.

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À découvrir dans #LeBrief
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Le 19 février 2017, Eugen Roschko publiait une réponse au manifeste de Mark Zuckerberg. De quoi donner un coup de projecteur au projet  sur lequel il travaillait depuis plus d'un an : Mastodon (voir notre dossier).

Le réseau social décentralisé avait alors fait grand bruit, un peu partout dans le monde. Même la DINSIC avait ouvert une instance. Depuis, la « folie » est très largement retombée et ceux qui ont lancé des instances pour la « hype » ont rapidement abandonné.

Mais une communauté, bien plus forte, s'est construite. Aujourd'hui, plus d'un million de comptes ont été créés sur près de 1500 instances, la croissance continue donc tranquillement. Car Mastodon évolue encore.

Il en est actuellement à la version 2.2.0, publiée fin janvier. Elle apportait notamment des améliorations sur les emails envoyés. Le service est globalement resté inchangé sur le fond, et compte toujours un maximum de 500 caractères par « pouet » mais avec de nouvelles options et paramètres.

Envie de vous y remettre ? Vous pouvez vous inscrire sur Mastodon.social, l'instance de la quadrature du net ou de Framasoft. L'association republie d'ailleurs pour l'occasion la version traduite de la lettre d'Eugen Roschko.

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Depuis plus d’un an maintenant que ces machines ont été annoncées, des questions restent en suspens. Les premiers modèles équipés de puces Snapdragon 835 de Qualcomm arriveront au printemps, et il était temps que des informations précises circulent.

On sait désormais par exemple que les utilisateurs ne pourront pas installer ou utiliser d’applications x86 64 bits. La couche de compatibilité qui s’en occupe habituellement est en effet celle déjà utilisée pour l’émulation x86 sur ARM. Vous pourrez ainsi installer la suite Office, mais uniquement dans sa version 32 bits (qui reste la mouture recommandée).

Autre précision importante, dont on se doutait fortement : tous les pilotes tiers devront être compilés pour ARM64. Si vous souhaitez installer une imprimante ou n’importe quel autre périphérique pour lequel Windows n’aurait pas déjà un pilote, l’opération peut se révéler impossible. Le matériel prévu pour PC ne dispose dans l’immense majorité des cas que de pilotes x86 et x86_64.

Une partie des applications UWP pourrait ne pas fonctionner correctement, la faute aux développeurs tiers en quelque sorte. La plateforme permet de compiler à la volée l’application pour x86, x64 et ARM, mais l’ergonomie prévue pour cette dernière est souvent de type mobile uniquement. Il pourrait donc y avoir des erreurs d’affichage.

Côté jeux, tout ne sera pas non plus supporté. Les titres exploitant les versions 9 à 12 de DirectX sont pris en charge, mais uniquement s’ils n’exploitent pas de technologies anti-triche, ces dernières s‘appuyant sur des pilotes. Ils ne devront pas non plus exiger de version d’OpenGL supérieure à la 1.1 ou accélérée par le matériel.

Autres exemples, l’absence d’Hyper-V et le mauvais fonctionnement des applications qui modifient des composants Windows. Le premier cas est prévisible, car l’hyperviseur n’aurait pas forcément grand sens sur de telles machines, pensées avant tout pour la bureautique. Le second posera problème aux applications IME, technologies d’assistance ou encore aux extensions Shell. Dropbox ne pourra ainsi pas afficher ses statuts de synchronisation dans l’explorateur. À moins bien sûr de recompiler le projet pour ARM64.

Ces informations se trouvent pour l’instant dans une section du site officiel, un peu cachées dans la résolution des problèmes spécifiques à Windows 10 sur ARM. On imagine que dans les mois à venir, Microsoft les rendra plus claires, peut-être à l’occasion du MWC, qui ouvrira ses portes dans quelques jours.

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Dans un communiqué commun avec Coinbase et Worldpay, Visa déclare que la plateforme d'échange de crypto-monnaies n'est pas en cause dans les facturations abusives constatées depuis fin janvier, lors de l'achat via une carte bancaire.

C'est ce qu'avait déjà annoncé Coinbase sur Twitter, pour qui il s'agit d'un couac lors du changement du code identifiant l'activité (MCC) des plateformes de crypto-monnaies. La société avait promis de rembourser l'ensemble des utilisateurs surfacturés.

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Le français s'était développé ces dernières années dans le domaine des smartphones, mais également des trottinettes et autres scooters (voir ce communiqué). Quelques jours avant l'ouverture du MWC 2018, la marque a décidé de changer son fusil d'épaule avec un… PC tout-en-un, qui sera disponible en mai : le Vision 215.

Selon la marque, il s'agit d'une machine « polyvalente à partager en famille ». Elle est construite autour d'un écran de 21,5 pouces (1080p) « presque sans bords », et est livrée avec Windows 10 dans son édition Famille ainsi qu'un duo clavier/souris. Elle vise l'entrée de gamme avec son tarif de 299,99 euros.

Elle embarque une configuration presque identique à celle des Compute Stick :  un processeur Intel Atom x5-Z8350 (Cherry Trail, 14 nm, 4 cœurs, 1,44/1,92 GHz) accompagné de 4 Go de LPDDR3 et 32 Go de stockage (eMMC). Un disque dur de 2,5" peut être ajouté, un lecteur de cartes MicroSD est également présent.

Côté connectique, on retrouve cinq ports USB, une sortie HDMI et un port réseau, sans aucun détail concernant les normes utilisées. Deux enceintes de trois watts sont intégrées à l'écran, en complément d'une prise jack. Du Bluetooth 4.0 et du Wi-Fi 802.11n sont aussi de la partie. L'ensemble affiche des dimensions de 541 x 320 x 36,5 mm avec un écran de 6,85 mm d'épaisseur et un poids total de 2,25 kg. La machine est livrée avec un adaptateur secteur de 36 watts.

Bref, il s'agit surtout d'un PC de bureau assez basique, dont on regrettera presque qu'il ne soit pas livré sans OS afin de grapiller quelques dizaines d'euros supplémentaires. Il pourrait s'agir d'un partenaire idéal pour l'équipe de Blade et son PC « dans le Cloud », Shadow (voir notre dossier).

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Le 16 février, le tribunal de première instance de Bruxelles a donné raison à la Commission de protection de la vie privée (CPVP) belge, l'équivalent de la CNIL. Elle avait attaqué le réseau social, qui ne respecte pas la législation belge sur la vie privée.

Il lui est spécifiquement reproché son utilisation large des cookies, boutons de partage ou de pixels de suivi sur 10 000 autres sites que le sien, sans avertir l'internaute que son activité est enregistrée. Son accord n'est pas non plus demandé pour cette collecte d'informations.

Comme l'indique le CPVP, le tribunal ordonne à Facebook l'arrêt du suivi des Belges, tant qu'il n'est pas conforme au droit local. Toute information obtenue illégalement doit être détruite et le jugement publié sur son site. Facebook doit se conformer au jugement, sous astreinte de 250 000 euros par jour, pour un montant maximal de 100 millions d'euros.

Dans un communiqué, Richard Allan, le vice-président aux affaires publiques EMEA de Facebook, se dit déçu du jugement et assure que le groupe fera appel. Il déclare que l'utilisation des cookies est standard dans l'industrie et qu'il prépare l'application du Règlement général sur la protection des données (RGPD) le 25 mai pour s'y conformer.