du 29 novembre 2018
Date

Choisir une autre édition

DAS : 8 téléphones sur 51 dépassent les émissions d'ondes autorisées selon l'ANFR

L'Agence nationale des fréquences publie son observatoire des mesures du DAS pour le premier semestre de l'année.

51 smartphones ont été analysés par des laboratoires indépendants (payés par l'ANFR) afin de vérifier le respect de la législation en vigueur sur le DAS tronc et/ou tête. Il doit être inférieur à 2 W/kg pour rappel.

43 sont conformes. Le DAS tronc moyen varie entre 0,6 et 1,97 W/kg (moyenne de 1,16 W/kg), contre 0,18 à 0,47 W/kg (moyenne de 0,31 W/kg) pour le DAS tête. Pour les 8 autres, les mesures allaient de 2,04 W/kg à 2,52 W/kg selon les cas.

Le nom des huit smartphones en question a déjà été dévoilé au fils des mois : le Hapi 30 d'Orange en avril, les Alcatel Pixi 4-6", Echo Star Plus, Huawei Honor 8 et Neffos X1 TP902 en mai, les Hisense F23 et Wiko Tommy2 (vendu par Bouygues Telecom) en août et enfin le Wiko View en novembre.

Comme nous l'avions déjà expliqué, TP-Link (Neffos) et Orange avaient décidé de retirer leurs smartphones du marché et de lancer une procédure de rappel des terminaux vendus. Les six autres fabricants ont déployé des mises à jour pour baisser le niveau des DAS. L'ANFR a procédé à de nouvelles analyses pour en vérifier l'efficacité.

Dans le cas du Tommy2 vendu exclusivement par Bouygues Telecom, l'opérateur nous avait expliqué que sa surcouche n’était « pas à l’origine du non-respect de la conformité aux limites réglementaires ».

« Après investigation interne côté Wiko, il s’avère qu’il s’agit bien d’un problème de qualité chez eux sur un lot de Tommy2. Ce lot ne répondait de fait plus au cahier des charges technique initial. Le prélèvement qui a révélé ce problème a été fait sur des produits commercialisés dans nos canaux de vente, qui provenaient de ce lot », ajoutait l'opérateur.

Pour rappel, toutes les mesures de DAS de l'ANFR peuvent être consultées (et exportées) sur cette page.

chargement Chargement des commentaires...

À découvrir dans #LeBrief
Copié dans le presse-papier !

En mai 2018, le Wall Street Journal indiquait qu’Apple et Goldman Sachs travaillaient ensemble à la création d’une nouvelle carte bancaire pour la marque à la pomme.

Le journal persiste et signe : le projet a bien avancé et des employés d’Apple vont tester la nouvelle carte dans les semaines à venir. Basée sur une Mastercard, elle tablerait sur un cashback de 2 %, potentiellement davantage lors d’achats de produits Apple.

Les deux entreprises y verraient (évidemment) des bénéfices mutuels. Pour Apple, une commission plus importante qu’avec d’autres banques partenaires d’Apple Pay. Pour Goldman Sachs, un nouveau pont pour attirer les clients vers Marcus, sa banque en ligne.

Cette carte aurait également une intégration plus poussée dans le Wallet d’iOS. Les clients auraient ainsi plus de fonctionnalités, notamment la mise en place de limites dans les achats et l’obtention rapide d’une liste des dernières transactions.

La prochaine WWDC, dans trois mois, serait une bonne occasion d’annoncer le partenariat.

Copié dans le presse-papier !

La majorité vient de déposer à l’Assemblée nationale une proposition de loi destinée à « préserver les intérêts de la défense et de la sécurité nationale de la France dans le cadre de l’exploitation des réseaux radioélectriques mobiles ». Un air de déjà-vu. Et pour cause, la « PPL » reprend docilement un amendement gouvernemental au projet de loi PACTE, qui fut cependant rejeté au Sénat.

Le régime est identique : une autorisation préalable imposée dans le déploiement des équipements 5G. Ce texte dit « anti-Huawei » veut tenir compte des risques pesant sur ces futurs réseaux, s’agissant en particulier des obligations légales « qui pourraient contraindre leurs fournisseurs à coopérer avec des autorités étrangères dans la collecte de renseignement ».

Comme dans l’amendement, la proposition exigera le feu vert du Premier ministre – et derrière lui l’ANSSI – dès lors qu’existe « un risque pour l’intégrité, la sécurité et la continuité de l’exploitation ».

Le texte autorisera notamment Matignon à imposer ce véto si l’équipement ne garantit pas la possibilité de réaliser des interceptions de sécurité aux fins de défense nationale ou de sécurité publique. En somme, en s’attaquant d’une main aux portes dérobées chinoises, les députés LREM, comme l’exécutif, profitent de l’autre pour offrir au renseignement français un œilleton sur les flux.

Le véhicule choisi étant une proposition, non un projet de loi, il est démuni d’étude d’impact et d’avis du Conseil d’État.

Copié dans le presse-papier !

Microsoft va offrir sa protection AccountGuard à certaines institutions européennes pour qu’elles puissent parer à une hausse des tentatives d’intrusions, sur laquelle tout le monde semble tabler.

AccountGuard n’est pas un produit à installer mais un service supplémentaire, d’ordinaire payant et offert par l’entreprise aux pays traversant des élections. Une initiative de son Defending Democracy Program, au titre très américain.

AccountGuard couvre deux aspects. D’abord une protection supplémentaire pour les comptes Office 365, Microsoft entrainant depuis des années son machine learning à la détection de menace, avec notification à la clé. L’éditeur cible tout spécialement les acteurs malveillants de haute volée, soutenus par des États.

Ensuite, des conseils et entrainements autour de la sécurité, sous forme de guide des meilleures pratiques ou des recommandations plus personnalisées pour l’espace politique. Le service débloque également des séminaires et ateliers.

Ce programme va être étendu à douze marchés européens supplémentaires, dont l’Allemagne, l’Espagne et la France. L’éditeur en aurait décidé ainsi après avoir détecté des attaques via ses Threat Intelligence Center (MSTIC) et Digital Crimes Unit (DCU).

Plus en détail, 104 employés d’institutions démocratiques auraient été visés par des attaques spécifiques de septembre à décembre derniers. La plupart seraient attribuées au groupe Strontium, connu depuis des années. Microsoft dit avoir averti les autorités concernées et aborder désormais le sujet avec leur autorisation.

Offrir AccountGuard n’est pas nouveau et permet à Microsoft de se positionner en champion de la défense informatique pendant des évènements critiques. De quoi peut-être donner des envies d’abonnement à Office 365 aux instances faisant ses courses à d’autres crèmeries.

Copié dans le presse-papier !

Hier, la société américaine a envoyé dans l'espace une fusée Falcon 9 avec un premier étage recyclé (éprouvé dans le discours commercial de SpaceX) déjà deux fois.

Il a en effet déjà été utilisé pour la mission Iridium-7 en juillet 2017 et SAOCOM 1A en octobre 2018. Les charges utiles ont été larguées sans encombre et le premier étage est revenu se poser sur la barge Of Course I Still Love You. Bref un sans faute avec trois lancements et trois récupérations.

Parmi les engins envoyés dans l'espace se trouve l'atterrisseur lunaire Beresheet de la société israélienne SpaceIL. La NASA félicite la société dont l'engin est « en passe de devenir le premier modèle commercial à atteindre la surface de la Lune ».

Copié dans le presse-papier !

Il prendra place dans l'Engineering Center (créé en 2011) sur le campus du géant du Net à Issy-les-Moulineaux, dans la région parisienne.

La société explique que « ce centre a pour mission d’accompagner les entreprises du monde entier dans leur transformation digitale (sic) et dans leur quête d’efficacité et de productivité accrues grâce à l’IA ».

Microsoft ne donne pas plus de détails pour l'instant.