du 09 juillet 2019
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Cyber-haine : la proposition de loi Avia passe au vote à l’Assemblée nationale

Aujourd’hui à 15 heures, les députés procéderont au vote sur la proposition de loi contre la haine sur Internet. Aucune surprise, le texte sera adopté en première lecture. Il prendra ensuite la route du Sénat pour être examiné à la rentrée.

Le texte a subi de nombreuses modifications depuis son dépôt à l'Assemblée. Il faut dire qu’entretemps, le Conseil d’État, saisi par la rapporteure Laetitia Avia, a rendu un avis sur lequel la députée LREM a voulu plaquer sa proposition par sécurité juridique. 

De fait, un tel choix ne garantira en rien sa conformité constitutionnelle, que les neuf Sages seront amenés tôt ou tard à éprouver. 

Pour mémoire, la proposition de loi oblige les plateformes dépassant une série de seuils à une obligation de retrait en 24 heures de contenus « manifestement illicites » se rattachant à une longue liste d’infractions.

Diffamation et injures raciales, apologie du terrorisme, contenus pédopornographiques y côtoient notamment les violences dès lorsqu’elles sont simplement accessibles aux mineurs… 

Un défaut ou un retard dans ce retrait leur fera encourir une amende pénale de 1,25 million d’euros maximum, infligée par la justice. 

Par ailleurs, les mêmes intermédiaires devront déployer les moyens nécessaires pour empêcher la réapparition d’un contenu une première fois retiré, par l’usage donc de technologies de filtrage.

Le CSA est désigné autorité de contrôle de ces déploiements. 

Il pourra en outre imposer des recommandations pour imposer le strict respect de la future loi Avia. L’ignorance ou la mauvaise application de ces recommandations sera sanctionnée cette fois par le conseil. À la clef, une amende administrative pouvant atteindre 4 % du chiffre d’affaires mondial.

Fournisseurs de noms de domaines et FAI, mais non les hébergeurs, pourront se voir enjoindre par les policiers et gendarmes de l’OCLCTIC à bloquer les miroirs d’un site bloqué judiciairement.

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À découvrir dans #LeBrief
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Le géant du Net revoit son offre, avec une baisse de 10 dollars à la clé. Cela fait maintenant plus de quatre ans que Projet Fi (qui est ensuite devenu Google Fi) a été lancé. 

Début 2018, un forfait « illimité » à 80 dollars par mois est arrivé. Il s'agissait surtout d'une limite de facturation, via un « fair use » (débit réduit au-delà d'une certaine limite).

Le nouveau « Unlimited » est désormais à 70 dollars par mois (hors taxes, comme toujours chez Google), avec 22 Go de data (débit réduit ensuite) y compris en roaming. Les appels et SMS sont toujours illimités vers de nombreux pays.

Ce n'est pas tout : 100 go de stockage sur Google One sont compris dans le prix (normalement facturés 1,99 euro par mois). 

L'offre de base à 20 dollars par mois est toujours disponible, avec 10 dollars par Go consommé, dans la limite de 80 dollars par mois. 

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La banque en ligne néerlandaise vient de lancer une nouvelle offre baptisée Essentielle « gratuite ». Elle vient donc marcher sur les plates-bandes des néobanques.

Elle permet d'avoir une Mastercard à débit immédiat avec un plafond de 2 000 euros d'achat (30 jours glissants) et 500 euros de retrait (7 jours glissants), dans la limite de 5 retraits par mois (1 euro chacun ensuite).

Les découverts ne sont pas autorisés, et vous n'avez pas accès à un chéquier. Aucune condition de ressource n'est demandée pour en profiter. Pour le reste, les conditions sont les mêmes que pour l'offre Intégrale.

Cette dernière ne semble pas changer d'un pouce (si ce n'est son nom Intégrale). Elle permet d'avoir une Mastercard Gold gratuite si vous versez 1 200 euros par mois sur votre compte courant, ou 5 euros par mois sans condition.

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L'opérateur explique que « PEACE, pour "Pakistan and East Africa Connecting Europe", est un système de câble sous-marin ouvert et neutre financé par HENGTONG Optic-electric (HKT) ».

Il mesurera 12 000 km et reliera en 2021 « la France au Pakistan, à travers un unique point d’atterrissage dans la ville de Marseille, en passant par la route Europe-Asie, et la ville de Mombasa au Kenya, via un tracé court vers l’Océan Indien [...]. Il s’étendra par la suite jusqu’en Afrique du Sud, sur une longueur totale de 15 000 km ».

De son côté, Orange sera en charge de fournir et d'opérer la station d’atterrissage du câble dans le cité phocéenne. La société en profite pour acheter « 500 Gb/s de capacité sur le câble entre Marseille et le Kenya » afin de soutenir ses activités.

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Depuis le 16 septembre, tout nouvel appareil enregistré dans une organisation cliente de la G Suite reçoit un nouveau composant baptisé Android Device Policy, remplaçant l’ancien Google Apps Device Policy. Ce client est relié à l’Android Management API, neuve elle aussi.

L’éditeur précise que les fonctionnalités sont globalement les mêmes, mais que le processus gagne en souplesse, avec moins d’étapes de configuration côté utilisateur et moins d’applications à gérer pour les administrateurs. Google évoque pour sa part des mises à jour plus simples à déployer.

Les entreprises concernées seront prévenues environ trois semaines avant que le changement ne touche leurs domaines.

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Greenbone, société allemande spécialisée dans la cybersécurité, tire la sonnette d'alarme : des données médicales seraient librement et facilement « accessibles en raison de négligence au niveau de la configuration de ces systèmes. Beaucoup n'ont aucune protection, comme un mot de passe ou du chiffrement ».

Les serveurs censés être sécurisés laisseraient en fait fuiter des informations hautement confidentielles : « noms, les dates de naissance, dates et détails des examens, médecins traitants, cliniques et analyses médicales consultables et, dans certains cas, téléchargeables ». Aux États-Unis, des numéros de sécurité sociale sont également de la partie.

Au total, « plus de 24 millions d'enregistrements, combinés avec plus de 700 millions d'images » seraient accessible selon Greenbone. Tout le monde est concerné (ou presque) puisque les serveurs se trouvent dans 52 pays à travers le monde. 

Un rapport détaillé a été mis en ligne. On y découvre que la France ne serait pas épargnée avec des dossiers de 47 500 patients, pour 2,67 millions d'images accessibles.