du 07 avril 2020
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Covid-19 : l’université Carnegie Mellon s’associe à Facebook pour recueillir des symptômes

La célèbre université désire recueillir des données sur les symptômes des personnes a priori infectées par le SARS-CoV-2.

Pour les obtenir, elle s’associe avec Facebook qui servira de relai. Dans les jours à venir, un nombre croissant d’utilisateurs aux États-Unis verront au sommet du fil d’actualités un panneau les invitant à décrire leurs symptômes, s’ils en ont. La participation se fait uniquement sur base volontaire.

Le processus est détaillé. Facebook servira de filtre, anonymisant les données. L’université n’est pas censée recevoir d’informations nominatives. En échange, Facebook n’aura aucune prise sur les données récoltées, l’étude étant menée par l’université, qui en contrôlera l’analyse et les résultats.

Carnegie Mellon précise que les résultats seront « utilisés pour générer de nouvelles perspectives sur la manière de répondre à la crise, dont des cartes de fréquentation des symptômes auto-évalués ». Grâce à quoi l’université compte mettre en évidence les foyers les plus denses d’infection.

Elle sait que les premiers symptômes – fièvre, courbatures, toux… – ne sont pas spécifiques au coronavirus. Mais même sans la gêne respiratoire, les données cumulées peuvent montrer comment la maladie se répand, puisque de nombreuses personnes développent une forme atténuée, bien qu’handicapante par la grande fatigue qu’elle génère.

L’étude devrait être circonscrite aux États-Unis, mais l’université ne s’interdit pas d’élargir plus tard son initiative.

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