du 28 juin 2019
Date

Choisir une autre édition

Conseil de l’ordre des journalistes : Cédric O rétropédale

Cédric O a été contraint d’éteindre sur France Culture l’incendie qu’il avait lui-même allumé.

Dans une interview préalablement accordée à Reuters, le secrétaire d’État au numérique avait plaidé pour la création d’un Conseil de l’ordre des journalistes qui pourrait adresser des avertissements, voire initier un retrait d’agrément aux sites de presse peu scrupuleux. « C'est aux journalistes de le faire, ce n'est pas à l'État de le faire. S'ils ne le font pas, ce sera l'État qui le fera, au bout du bout ». 

Des paroles claires et limpides…mais il faut dire aux antipodes des positions d’Emmanuel Macron. Un tel projet, soutenu notamment par le FN, avait été fusillé par le candidat entre les deux tours de la présidentielle. « Je n'avais pas croisé cette idée depuis l'Italie des années 30 » expliquait le futur président sur BFM

Bug mémoriel de Cédric O ? « J'ai tenu des propos qui n'engageaient que moi et qui ne sont en aucun cas la position du gouvernement » a-t-il ramé sur France Culture. « Lorsque j'ai dit : 'Si les journalistes ne le font pas, l'État le fera', ça n'était pas une menace, ni même un souhait ».

Qu’était-ce, alors ? « C'était une appréciation de la dynamique (...) en cours avec une ingérence étrangère dans les processus démocratiques. J'ai la crainte que si les journalistes ne règlent pas le problème (...), les gouvernements soient tentés de s'en saisir, même dans les pays démocratiques ».

Et l’intéressé de conclure : « ce qui est un gros problème parce que je pense que l'État ne doit pas intervenir dans ce qui touche à la liberté de la presse ».

Message transmis à Nicole Belloubet qui veut justement toucher à la loi de 1881 sur la liberté de la presse, pour faire entrer dans le Code pénal plusieurs de ses infractions. 

chargement Chargement des commentaires...