du 27 juin 2019
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Collecte téléphonique : la NSA prise à nouveau la main dans le sac

En mai 2018, la NSA annonçait la suppression d’une base de données contenant 600 millions d’enregistrements téléphoniques américains.

À l’époque, l’agence avait expliqué qu’il s’agissait d’une erreur : les opérateurs de téléphonie avaient collecté ces données sans avoir l’autorisation. Selon la NSA, le problème avait été identifié et corrigé. Il ne devait donc pas se reproduire.

Selon toutefois un rapport de l’ACLU (American Civil Liberties Union), des collectes ont eu lieu en novembre 2017, février 2018 et… octobre 2018. La troisième se serait donc produite plusieurs mois après l’effacement des 600 millions d’enregistrement et le mea culpa de l’agence.

On ne connait pas encore l’origine de ce troisième lot. Soit le problème détecté n’a pas été correctement corrigé, soit de nouveaux problèmes sont apparus.

Le constat est d’autant plus surprenant que fin avril, la NSA recommandait officiellement au gouvernement américain d’arrêter ce programme de collecte. Selon le Wall Street Journal qui rapportait alors ces propos, des sources révélaient que les bénéfices étaient loin de compenser les difficultés techniques et juridiques de l’opération.

Pour Patrick Toomey en tout cas, avocat à l’ACLU, ces nouveaux documents « confirment que ce programme de surveillance est au-delà de toute rédemption et un désastre pour la vie privée et les libertés civiles ».

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