du 12 mars 2018
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Citizen Lab dénonce des redirections invisibles des internautes en Turquie et Égypte

Ce sont des accusations fortes portées par le laboratoire canadien, basé à Toronto. La Turquie utiliserait des équipements DPI (deek packet inspection) de Procera Networks, impactant du même coup la Syrie. L’Égypte ferait de même, mais avec des produits Sandvine.

En Turquie, Citizen Lab aurait ainsi découvert la présence d’équipements sur le réseau de Turk Telekom. Des internautes turques et syriens étaient ainsi redirigés vers des pages contenant des malwares alors qu’ils souhaitaient initialement télécharger des applications Windows décrites comme légitimes, comme Avast, CCleaner, Opera ou 7-Zip.

Le cas turc n’est pas nouveau. En octobre 2016 déjà, Forbes se penchait sur la question, notamment la vente des équipements par Procera Networks. Selon le journal, l’opération aurait déclenché de vives contestations internes dans l’entreprise, plusieurs ingénieurs décidant de la quitter. L’un d’eux, Kriss Andsten, évoquait de lourds regrets d’avoir « fait partie de la folie d’Erdogan », ciblant ainsi le président de la Turquie.

En Égypte, les équipements PacketLogic de Sandvine seraient utilisés pour des injections de code dans des connexions non chiffrées pour distribuer des publicités affiliées et des mineurs de crypto-monnaies, des moyens simples de générer rapidement de l’argent.

Citizen Lab dénonce une véritable prise d’otage d’Internet à des fins malveillantes. Leurs constatations les mènent à de lourdes questions sur l’avenir des droits de l’homme quand des pays détournent les connexions à leur seul bénéfice.

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À découvrir dans #LeBrief
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La Commission d’enrichissement de la langue française a ajouté de nouvelles pierres à son édifice destiné à protéger la langue chère à Super Dupont des invasions barbares venues d’au-delà de nos frontières. 

Les amateurs du couple baguette-béret diront à l’avenir « bande dessinée en ligne » plutôt que l’affreux « webcomic ». Les marques en mal de modernité devront s'y faire : « Concept store » sera utilement délaissé au profit de « boutique-concept ». Les « advergames » n’existent plus. On les remplace dorénavant par l’expression « jeu vidéo publicitaire ». 

Vous étiez mordu de « data journalism » ? Vous voilà fan de « journalisme de données », à savoir un « journalisme qui exploite et analyse un très grand nombre de documents, le plus souvent numériques ».

Le « reflowable » n’est plus. Ce « mode d’affichage d’une publication numérique, généralement un livre, qui permet d’adapter la mise en page au terminal de lecture » se dit maintenant « mise en page adaptative ». 

INpactSuivant utilisait un « paywall » pour la plupart de ses actualités. Notre site a un modèle d’affaires reposant maintenant sur le « péage de lecture numérique ».

Adieu la « native advertising », cette « publicité en ligne, intégrée à un site dont elle adopte les codes formels, qui n’est pas toujours signalée comme telle ». Vive la « publicité caméléon » ! 

La liste de ces nouvelles traductions officielles, imposées à l’ensemble des administrations, est accessible sur l’Official Newpaper

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Au cours d’une interview portant sur de nombreux sujets, Bill Gates s’est attardé quelques minutes sur le marché du smartphone et sur l’échec complet de Microsoft dans ce domaine.

Il reconnait volontiers que perdre le marché au profit d’Android a été sa « plus grande erreur », décrivant une « mauvaise gestion » qui a engagé l’entreprise sur une impasse.

« Je veux dire, Android est la plateforme non-Apple standard. C’était une chose que Microsoft aurait dû naturellement remporter. Le vainqueur remporte vraiment tout. […] Il n’y a de place que pour un seul système d’exploitation non Apple, et combien vaut-il ? 400 milliards de dollars qui auraient été transférés de la société G à la société M ».

Une erreur colossale donc qui a placé Google sur le marché mobile dans la place qu’occupe actuellement Microsoft sur celui des ordinateurs.

L’aveu reste cependant surprenant, car Bill Gates n’était plus PDG depuis presque sept ans quand l’iPhone est sorti, provoquant un vaste séisme dans le monde des smartphones.

Steve Ballmer était aux commandes, et on se souvient de ses moqueries pour un produit qu’il jugeait beaucoup trop cher alors qu’il n’était même pas équipé d’un clavier physique. Quelle entreprise aurait pu vouloir d’un tel produit ?

Le vrai problème de Microsoft est d’avoir raté le virage du tout tactile. Les smartphones Windows Mobile étaient surtout conçus pour le stylet.

Le « reboot » complet ayant accouché de Windows Phone 7 était intéressant, mais l’éditeur est arrivé tout simplement trop tard : les développeurs créaient déjà des applications pour Android et iOS. C’était une simple question de ressources, d’autant que la plateforme de Microsoft manquait initialement d’API et réclamait un travail particulier d’ergonomie.

La société a transformé petit à petit son échec en une autre forme de succès sous la houlette de Satya Nadella. Tous ses principaux produits et services sont en effet disponibles sous Android et iOS. À vrai dire, plus rien n’empêche depuis longtemps la firme de lancer son propre smartphone Android.

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Le ministère de l’Intérieur annonce que les échanges transfrontaliers de données relatives aux infractions routières concernent désormais la République d’Irlande et la Suède.

« Ces échanges, qui s’inscrivent dans le cadre fixé par la directive européenne 2015/413 , vont permettre de poursuivre les ressortissants irlandais et suédois qui commettent des infractions routières relevées par radar sur le territoire français » indique le communiqué

Réciproquement, les conducteurs français flashés dans ces pays pourront être poursuivis par les autorités de ces pays. 

Au total, ces échanges de données concernent la Suisse et 19 pays européens : la Belgique, l’Espagne, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Pologne, le Royaume-Uni, la Roumanie, l’Italie, le Grand-Duché du Luxembourg, l’Autriche, la Hongrie, la Slovaquie, la République tchèque, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie et le Portugal, outre l’Irlande et la Suède.

Selon les données de la Sécurité routière, « depuis le déploiement des radars vitesse en France, environ 21 % des infractions relevées (50 % en période estivale) concernent des véhicules immatriculés à l’étranger, alors qu’ils ne représentent que 5 % à 6 % du trafic ».

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Alors que les soldes débuteront demain à 8h, le géant du Net prépare son événement Prime Day. Durant deux jours, des promotions seront régulièrement mises en place sur des milliers d'articles.

« Le très attendu rendez-vous shopping annuel d’Amazon, débutera à minuit le 15 juillet et – pour la toute première fois – durera 48 heures », explique le revendeur. Comme toujours, les promotions seront réservées aux membres Prime : 49 euros par an, ou 5,99 euros par mois, avec un essai gratuit de 30 jours. 

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Spotify est en guerre ouverte contre Apple depuis plusieurs mois. La plateforme de streaming a porté plainte devant la Commission européenne pour concurrence déloyale. S'en est ensuite suivi un échange d'arguments par communiqués de presse interposés. 

L'histoire s'était plus ou moins tassée, jusqu'à une nouvelle déclaration d'Apple à l'AFP affirmant ne « percevoir en tout et pour tout que 15 % de frais sur 680 000 usagers qui se sont abonnés en 2014 et 2016 via l'App Store et son système de paiement direct ».

Depuis 2016 en effet, Spotify ne propose plus d'abonnement via l'App Store. Pour rappel, la marque à la Pomme ponctionne 30 % sur la première année, puis 15 % les années suivantes.  

Nos confrères rappellent que Spotify revendique 200 millions d'usagers actifs, dont la moitié sont des clients Premium.