du 11 septembre 2019
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Chrome 77 : nouveaux indicateurs de performances et programme de test

Comme souvent, la plupart des améliorations du navigateur se trouvent sous le capot et sont orientées vers les développeurs. Par exemple, deux nouveaux indicateurs de performances, Largest Contentful Paint et PerformanceEventTiming.

Le premier tente de fournir davantage d’informations au développeur en se servant du plus gros élément de contenu de la page pour indiquer quand le contenu principal devient visible aux utilisateurs. Le second renseigne sur la latence de la première interaction discrète de l’utilisateur (comme l’utilisation de la molette pour faire défiler la page).

Nouveaux éléments aussi pour les contrôles personnalisés de formulaires, dont formdata. Cet évènement autorise les sites à utiliser le JavaScript pour ajouter des données dans un formulaire, plutôt que via des éléments masqués.

Chrome 77 limite également certains comportements ou tailles de données. Par exemple, l’en-tête referer ne peut plus dépasser 4 ko, pour éviter des erreurs côté serveur. En outre, registerProtocolHandler() ne peut plus recevoir que http et https comme argument. Signalons aussi la préservation du niveau de priorité d’une requête lors du passage à un service worker.

La nouvelle renforce au passage l’isolation des sites. Elle concerne désormais les cookies, ressource HTTP et les données intersites. 

Pour les versions mobiles, deux lots de nouveautés. Sur Android, un raccourci direct « Envoyer cette page » permet de la faire passer à un autre appareil, le panneau des téléchargements filtre directement les contenus et se débarrasse du menu, et l’isolation renforcée fait son entrée, mais uniquement sur un petit nombre d’appareils pour l’instant.

Sur iOS, on trouve de nouveaux réglages pour la traduction automatique (permettant de se concentrer uniquement sur les langues que l’on ne comprend pas), l’effacement des données sur une certaine période (dernière heure par exemple), des résultats plus simples à lire dans l’Omnibox (miniatures et icônes) et la possibilité de fermer plus facilement un onglet en proie à des boites de dialogue malveillantes en JavaScript.

Signalons qu’à l’instar de Firefox et son programme Test Pilot, Google a désormais son Original Trials. Premier essai, disponible dans la version Android, l’API Contact Picker, simplifiant la sélection de contacts dans certains formulaires et autorisant l’utilisateur à ne partager que les informations qu’il souhaite.

Enfin, Chrome 77 corrige tout de même 52 failles de sécurité, dont une critique et huit « hautes ».

La nouvelle version se récupère depuis l’À propos du navigateur, la boutique de logiciels (selon la plateforme utilisée) ou – pour les ordinateurs – le site officiel.

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À découvrir dans #LeBrief
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Aux États-Unis, vous avez la possibilité de choisir parmi 11 voix pour Google Assistant (dont John Legend). Le reste du monde n'est pas (totalement) oublié : « aujourd’hui, nous lançons une nouvelle voix dans neuf autres langues : allemand, français, néerlandais, norvégien, italien, coréen, japonais, anglais au Royaume-Uni et anglais en Inde ». 

Elles seront déployées dans la semaine et ont été construites avec les algorithmes WaveNet de DeepMind afin de leur donner « un son naturel »… enfin dans la mesure du possible. Pour en profiter, il faudra se rendre dans l'application Assistant, puis dans Voix de l'Assistant.

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Facebook était le seul des GAFAM à ne pas avoir été inquiété jusqu’ici par des histoires d’écoutes humaines sur des enregistrements audios captés depuis les enceintes connectées. La boucle est maintenant bouclée.

Bloomberg avait déjà prévenu en août que des tiers travaillant pour Facebook avaient écouté et transcrit des conversations obtenues via la fonction d’appel de Messenger. Le réseau social a depuis confirmé qu’il faisait de même avec les enceintes connectées Portal.

L’information a été donnée par Andrew Bosworth, directeur de la branche matérielle chez Facebook : « Nous avons mis en pause les évaluations humaines des interactions vocales "Hey Portal" le mois dernier, pendant que nous travaillions sur un plan pour donner aux gens plus de transparence et de contrôle, dont un moyen de l’éteindre ».

Le responsable précise que les processus d’évaluation, d’analyse et de transcriptions n’étaient pas les mêmes que ceux de Messenger, eux aussi à l’arrêt.

Le problème pour Facebook est le même que pour Apple, Amazon, Google et Microsoft : les conditions d’utilisation ne mentionnent nulle part que des personnes tierces peuvent être amenées à écouter des morceaux de conversations privées.

Pas de chance pour le réseau social, qui lance justement… de nouveaux produits Portal, en plus d’une révision de la gamme existante. 

Aux côtés notamment d’une version modernisée de la Portal 10 pouces, on trouve désormais une variante Mini, avec un écran de 8 pouces. Facebook a également présenté sa Portal TV, une set-top box se servant de la télé comme écran.

L’objectif général de la gamme Portal n’a pas changé : la vidéoconférence avec les contacts Facebook. Ces produits embarquent des caméras capables – dans une certaine mesure – de suivre votre visage si vous faites autre chose en même temps, avec des fonctions d’amplification vocale.

Les nouveaux produits ne font que compléter l’offre existante, afin que les intéressés aient différentes tailles d’écran, en plus des moutures de 10 et 15,6 pouces qui existaient déjà, et dont les prix passent respectivement à 179 et 279 dollars (baisses de 20 et 70 dollars). Les modèles Mini et TV sont, eux, vendus 129 et 149 dollars.

Notez que même si ces produits sont tous commercialisés en France, les fonctions liées à Hey Portal ne sont disponibles qu'en anglais.

Facebook jure sur ses grands dieux que les appareils sont désormais tournés entièrement vers la vie privée. Les caméras et micros sont désactivés par défaut, et les appareils n’analysent ni n’enregistrent les conversations. Les appels sont chiffrés et les opérations de machine learning effectués pour améliorer la qualité audio ou vidéo sont effectuées sur l’appareil, pas sur les serveurs de Facebook.

Ce sont du moins les promesses de Facebook, face à une déferlante de problèmes liés à la vie privée depuis le scandale initial de Cambridge/Analytica. La stratégie de l’entreprise repose sur la confiance des utilisateurs dans ses services et l’ubiquité de ses produits et services. Face à une confiance ébranlée et une compétition féroce sur ce créneau, la société n’est pas au bout de ses peines.

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Le nouveau service fait exactement ce que son nom suggère : il crée des endpoints privés pour des services partagés. Ces derniers deviennent alors accessibles via une adresse IP locale depuis Azure ou un réseau sur site, via un VPN ou Azure ExpressRoute.

Azure Private Link fonctionne sur la base d’Azure Virtual Network (VNet), mais en fournissant une adresse IP privée. Après quoi un endpoint peut être paramétré pour un service comme Storage ou SQL Database.

Une adresse IP lui est alors assignée et deviendra accessible depuis VNet ou les installations sur site. Les éditeurs tiers peuvent également proposer des services via des Private Links.

Microsoft rappelle qu’il est déjà possible de créer des endpoints pour VNet. Les Private Links reprennent l’avantage principale de ces derniers – les derniers ne sortent pas d’Azure ou du réseau de l’entreprise – mais permettent en plus de manipuler des IP privées (publiques dans le cas de VNet).

Pour l’instant, le service n’est disponible qu’en préversion et ne fonctionne qu’avec Storage et SQL Database. La version finale prendra en charge une liste nettement plus importante, dont Cosmos DB, MySQL, PostgreSQL, MariaDB, Azure Application Service, Key Vault et Snowflake.

Le tarif est de 0,005 dollar par heure, auquel s’additionne 0,005 dollar par Go transféré dans un sens ou dans l’autre. Attention, la préversion ne possède pas de SLA (service level agreement) et n’est donc pas recommandée en environnement de production.

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La banque en ligne néerlandaise vient de lancer une nouvelle offre baptisée Essentielle « gratuite ». Elle vient donc marcher sur les plates-bandes des néobanques.

Elle permet d'avoir une Mastercard à débit immédiat avec un plafond de 2 000 euros d'achat (30 jours glissants) et 500 euros de retrait (7 jours glissants), dans la limite de 5 retraits par mois (1 euro chacun ensuite).

Les découverts ne sont pas autorisés, et vous n'avez pas accès à un chéquier. Aucune condition de ressource n'est demandée pour en profiter. Pour le reste, les conditions sont les mêmes que pour l'offre Intégrale.

Cette dernière ne semble pas changer d'un pouce (si ce n'est son nom Intégrale). Elle permet d'avoir une Mastercard Gold gratuite si vous versez 1 200 euros par mois sur votre compte courant, ou 5 euros par mois sans condition.

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L'opérateur explique que « PEACE, pour "Pakistan and East Africa Connecting Europe", est un système de câble sous-marin ouvert et neutre financé par HENGTONG Optic-electric (HKT) ».

Il mesurera 12 000 km et reliera en 2021 « la France au Pakistan, à travers un unique point d’atterrissage dans la ville de Marseille, en passant par la route Europe-Asie, et la ville de Mombasa au Kenya, via un tracé court vers l’Océan Indien [...]. Il s’étendra par la suite jusqu’en Afrique du Sud, sur une longueur totale de 15 000 km ».

De son côté, Orange sera en charge de fournir et d'opérer la station d’atterrissage du câble dans le cité phocéenne. La société en profite pour acheter « 500 Gb/s de capacité sur le câble entre Marseille et le Kenya » afin de soutenir ses activités.