du 22 mars 2018
Date

Choisir une autre édition

Chrome 66 durcit les règles de l'autoplay, mais cette évolution est plus subtile qu'on ne le pense

En septembre, Google dévoilait ses plans pour revoir la gestion des vidéos en lecture automatique au sein de son navigateur. Comme nous l'expliquions à l'époque, derrière une évolution pouvant paraître louable se cachait un dispositif pas toujours à l'avantage de l'utilisateur, puisque pouvant entrainer une collecte de données de navigation et d'interactions avec des sites.

On aurait apprécié une option permettant de n'autoriser cette lecture que sur l'onglet actif, comme le propose Vivaldi. Mais ce ne sera pas le cas. La fonctionnalité est présente dans le canal bêta de Chrome, qui passe à la version 66

Google se garde d'ailleurs bien de revenir sur les détails de son dispositif et se contente d'évoquer cette évolution parmi une longue liste de nouveautés, pariant (sans doute à raison) que personne n'ira creuser derrière ce qui est présenté comme un bienfait.

Notez que Chrome 66 apporte au passage la gestion des API asynchronous clipboard et Decoding Info, de CSSOM ou de l'objet AudioWorklet entre autres petites améliorations. Tous les détails se trouvent par ici.

chargement Chargement des commentaires...

À découvrir dans #LeBrief
Copié dans le presse-papier !

« C'est une fin turbulente pour ce qui fut une grande année ». C'est ainsi que Jensen Huang, fondateur et PDG de NVIDIA, résume le quatrième trimestre de son exercice 2019. Pour rappel, NVIDIA numérote ses exercices en fonction de l'année où il se termine, en l'occurrence ici, au 31 janvier 2019.

La marque au caméléon a enregistré un chiffre d'affaires de 2,205 milliards de dollars, en baisse de 24 % par rapport à l'an dernier. La marge brute a elle aussi fondu de 7,2 points pour atteindre 54,7 %. En y ajoutant des dépenses opérationnelles en hausse de 25 % sur un an, on obtient un coquet bénéfice net de 567 millions de dollars, mais en recul de 49 % sur 12 mois.

NVIDIA justifie cette contre performance par « la combinaison de stocks excédentaires dans les canaux de distribution post ruée sur les cryptomonnaies, et de la récente détérioration des conditions de marché ».   

Sur l'ensemble de l'exercice, le bilan est nettement plus favorable, avec un chiffre d'affaires de 11,7 milliards de dollars, en hausse de 21 %, tandis que la marge brute progresse de 1,5 point pour se nicher à 61,7 %. De quoi dégager un bénéfice net de 4,14 milliards de dollars, en croissance de 34 %.

En bourse, ces quelques nouvelles ont fait rebondir le cours de l'action NVIDIA de 5,3 % dans l'après-séance. À 162 dollars, elle retrouve le niveau qui était le sien avant le communiqué annonçant que les résultats seraient sans doute moins bons que prévu, publié il y a quelques semaines.

Copié dans le presse-papier !

Ubisoft a dévoilé hier soir ses résultats pour le troisième trimestre de son exercice 2018-2019. « Ubisoft a délivré une solide performance au cours d’un trimestre, comme attendu, particulièrement concurrentiel », résume Yves Guillemot, fondateur et PDG d'Ubisoft.

Dans la pratique, avec un chiffre d'affaires de 605,8 millions d'euros au troisième trimestre, l'éditeur est tombé pile dans ses prévisions. Ceci grâce à Assassin's Creed Odyssey qui s'est classé parmi les dix meilleures ventes de 2018, tout comme Far Cry 5.

Sur les neuf premiers mois de l'exercice, les revenus atteignent 1,36 milliard d'euros, en hausse de 13,5 % sur un an. Un score permis par la hausse des ventes dématérialisées (898 millions d'euros, en hausse de 34 %) et de la vente de contenus additionnels et de publicité (444 millions d'euros, en hausse de 39 %).

On notera enfin que contrairement à Activision Blizzard, l'éditeur ne profite pas de l'annonce de ce trimestre record pour s'engager dans des licenciements à grande échelle. Comme quoi, tout n'est peut être finalement pas si pourri dans l'industrie vidéoludique.   

Copié dans le presse-papier !

La bibliothèque Bootstrap, open source et dédiée à tout ce qui touche au design de sites et applications, vient de paraître en version 4.3. On y trouve plusieurs nouveautés importantes, l’équipe en profitant pour annoncer des décisions radicales sur la future mouture 5.0.

On trouve plusieurs nouveaux utilitaires internes, notamment .stretched-link qui permet d’affecter automatiquement à une ancre la taille de son plus proche parent position: relative. On note aussi plusieurs améliorations, comme l’utilisation de null pendant la compilation CSS pour les variables héritant leur valeur d’autres éléments.

Le plus gros apport de Bootstrap 4.3 reste cependant l’arrivée des tailles de polices « responsive ». Dans ce mode, la taille est automatiquement calculée en fonction des dimensions de la surface d’affichage. Par exemple, un smartphone ou une fenêtre de navigateur que l’on redimensionne.

Toutes les propriétés font-size ont donc été basculées vers le mixin @include font-size(), la configuration Stylelint bloquant l’utilisation de l’ancienne propriété. Le mode responsive est cependant désactivé par défaut, et il faudra basculer la variable booléenne $enable-responsive-font-sizes pour l’obtenir.

En marge de cette annonce, l’équipe en a fait plusieurs autres sur Bootstrap 5.0, en préparation et a priori déjà bien avancé. Elle confirme par exemple le passage de Jekyll à Hugo pour tout ce qui touche à la documentation.

Bootstrap 5.0 abandonnera également jQuery au profit du classique JavaScript. La pull request est d’ailleurs presque prête. Il s’agit surtout selon l’équipe de se débarrasser de sa dernière grosse dépendance côté client. Elle promet des détails supplémentaires prochainement.

Copié dans le presse-papier !

L’environnement de développement aura donc sa version finale dans un mois et demi. Microsoft vient de confirmer l’information, en même temps que la tenue d’un évènement spécial pour fêter l’occasion.

La nouvelle est tombée juste après la publication de la Preview 3, qui corrige un nouveau lot de bugs, améliore les performances de certains composants (notamment F#), affine la nouvelle interface et fournit d’autres améliorations générales, comme un SDK unifié via le paquet NuGet Microsoft.VisualStudio.SDK.

Cette troisième préversion abandonne également le support du déploiement vers Windows 10 Mobile des applications Universal Windows Platform (UWP). Les développeurs qui en auraient encore besoin doivent donc rester sur Visual Studio 2017.

Copié dans le presse-papier !

Mi-novembre, le géant du Net annonçait son intention de couper son futur quartier général (HQ2) en deux – New York et Crystal City – avec 25 000 employés sur chaque site.

Cette semaine, des rumeurs faisaient état d'un possible retournement de veste à New York, à cause de « l'opposition locale de groupes militants et de politiciens ». C'est désormais officiel :

« Alors que les sondages montrent que 70 % des New-Yorkais soutiennent nos projets et notre investissement, un certain nombre de responsables politiques locaux et de l’État ont clairement indiqué qu’ils s’opposent à notre présence et qu’ils ne travailleront pas avec nous pour construire le type de relation nécessaire pour aller de l’avant ».

Le géant de la vente en ligne ajoute que, « à ce stade », un site de remplacement n'est pas recherché, ni même envisagé. Le projet d'implantation à Crystal City suit son cours.